À la découverte de la foi catholique

Chapelle St Michel du Cousson

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Quand tout coule de source

En ce 14 février, jour de la Saint Valentin, je viens de lui un article qui conseille pour les célibataires de prendre du temps pour soi.

Mais je prends ce temps pour vous partager un aspect de ma vie vu que je n’ai personne à qui le partager alors autant le faire à tout le monde.

A l’instar de Charlie dont vous pouvez lire l’article en suivant ce lien, j’ai la joie depuis l’automne dernier, d’être fluide dans mon élocution. Pourquoi fluide ? Parce qu’avant les mots s’accumulaient dans ma bouche mais sortaient difficilement, ce trouble de l’élocution s’appelle le bégaiement.

Lettre au soldat reconnu

Cher papa,

Ton fils que tu n’as jamais aimé t’écrit cette lettre que tu ne liras jamais. Vingt longues années ont enseveli sous mes pieds azéris mes jeunesses sans toi. À présent, ils sont enracinés jusqu’au tronc à une terre dont les sources m’abreuvent, dont je parle la langue et, à mon plus grand étonnement, je l’enseigne même. Pourquoi t’écrire maintenant dans une langue dont le sens te dépasse ? Pourquoi l’exposer ainsi, en piètre pâture à des inconnus qui n’en ont cure ? Sans doute pour avoir l’assurance qu’elle sera au moins lue une fois dans une vie. C’est si peu, une fois. C’est si peu, une vie. C’est comme le mur blanc que j’observe où se dessinent quelques rares mots d’une simplicité enfantine, le même mur de mes quatre ans que je barbouillais d’envie et de rêves, dans cet appartement immense, tu sais, au centre-ville de Bakou. Si peu de souvenirs, pour quelqu’un qui a vécu deux cents ans… Ton cabriolet rouge sang, notre pays où la pluie est bannie par les fronts brûlants de mille commerçants vociférant sous le balcon, nos tapis, nos encens, notre édition limitée des Mille et Une Nuits, mon jouet de super-héros inconnu made in russia aux allures propagandistes, aux membres disloqués, ton uniforme de gradé, maman qui sourit autant qu’elle pleure quand tu le revêts à nouveau.

Nouvelles de Manille : Ana, spéciale, si spéciale

Temps de lecture estimé : 2 min

Une fois encore, j’ai la joie de pouvoir vous partager le témoignage de Séverine Dubois, membre du mouvement Points-Cœur.
Manille, Philippines, le 14 octobre 2014

Depuis juillet aussi, nos journées ont changé. Elles se sont embellies de la présence quasi quotidienne d’Ana.
Les premières rencontres n’étaient pourtant pas vraiment annonciatrices de cette beauté.
La première fois que j’ai vu Ana, alors que les autres l’avaient déjà accueillie une fois, elle était assise, complètement dénudée, des voisins autour d’elle, certains criant, des enfants se moquant, personne en tout cas pour s’approcher délicatement et lui remettre ses vêtements qu’elle avait caché dans son dos.

Séverine avec Ana

Dans les prisons philippines : vivre l’amitié avec un grand criminel

Temps de lecture estimé : 3 min

Comme promis, voici la suite du dernier compte-rendu de mission de Séverine Dubois. Séverine nous avait déjà parlé des visites de son équipe dans les prisons de Manille (Cf. Dans les prisons philippines, à la découverte de l’espérance). Voici le récit d’une autre amitié vécue dans l’une de ces prisons.

Une fois par mois, nous nous rendons à Muntinlupa, la prison de Haute Sécurité. Les prisonniers y sont condamnés à des peines majeures, voire pour un grand nombre, à la prison à vie.

Prisonniers à Manille

À Manille, la vie jaillit là où nous ne voyons que la destruction

Temps de lecture estimé : 3 min

Témoignage de Séverine Dubois, membre du mouvement Points-Cœur.

Manille, Philippines, le 10 septembre 2013

Chers parrains, chers amis, chère famille,

Juillet, août, septembre… La saison des pluies, la saison des typhons. Une époque peut-être pour se laisser davantage encore surprendre par l’extraordinaire vie de ce peuple philippin… Alors qu’il y a trois semaines, un important typhon frappait la région de Luzon, laissant de très nombreux quartiers inondés, les journaux internationaux ne faisaient état que des dégâts.

Enfant philippin jouant sous la pluie pendant la saison des typhons

Cependant, pour nous qui habitons dans ces zones fréquemment inondées, une chose frappe… L’année dernière, il y eut une importante tornade en France. Je me souviens d’une femme en pleurs… Sa maison avait été en partie détruite par les vents. « En trente secondes, confiait-elle entre deux sanglots, c’est ma vie qui s’est écroulée… »

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