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Auteur/autrice : Nénuphar

Hommage à mon amie Gi, femme thaïlandaise prostituée

Temps de lecture estimé : 4 min

Gi, mon amie thaïe, et son fils, chez les parents de Gi

Ayant eu l’occasion de retourner quelques semaines en Thaïlande cet été, j’ai aussi appris la mort de ma grande amie Gi, à qui je veux rendre hommage à travers cet article.

Je n’ai pas pu savoir comment Gi a trouvé la mort, la personne qui me l’a appris n’en savait pas plus. C’est au cours de l’année et demie passée à Pattaya (ville de Thaïlande organisée pour la prostitution pour les touristes) que je me suis liée avec cette jeune femme dont j’avais fêté le 29 ans le 1er août 2008.

J’ai commencé à connaître Gi en janvier 2008, alors que j’avais rencontré tout un groupe de femmes se prostituant sur la plage, à qui j’allais rendre visite très régulièrement.
Gi était souvent avec les femmes de ce groupe. Je la connaissais de vue, mais je n’avais jamais parlé avec elle, ni vraiment fait attention à elle.

Témoignage d’une Thaïlandaise bouddhiste qui découvrit Jésus

Temps de lecture estimé : 6 min 30

Mon amie thaïlandaise Monthita m’a donné l’autorisation de publier le témoignage de sa conversion.

Monthita, Thaïlandaise devenue catholique

Monthita était une bouddhiste fervente (ce qui est rare chez les jeunes Thaïs, les Thaïs ne s’intéressent généralement à la religion que lorsqu’ils sont plus âgés). Dès son enfance, dans un village de l’est de la Thaïlande, Monthita avait été frappée par la présentation de la religion chrétienne qu’on lui avait donnée succinctement à l’école, et elle s’était dit que c’était la meilleure religion. Par la suite, elle n’y a plus pensé, étant dans une famille bouddhiste.

Em, l’enfant sidéen mal aimé

Temps de lecture estimé : 1 min 30
En 2000-2001, a eu lieu mon second séjour à Bangkok, avec l’association Points-Cœur, et nous allions régulièrement visiter des enfants malades dans un grand centre.

Un orphelinat pour enfants malades du sida au Cambodge, photo Cambodia4kids.org Beth Kanter. Cliquer sur la photo pour lire le témoignage les concernant (en anglais).J’y ai rencontré un jour un enfant du nom de Em, atteint du sida.

Dès la première rencontre, Em m’a insultée et m’a demandé de partir, mais je sentais que sa violence cachait une grande souffrance, et qu’il ne voulait pas vraiment que je le laisse. Au bout d’un moment il a accepté de jouer un peu avec moi. Lors de mes visites, parfois il acceptait de jouer un peu avec moi, mais la plupart du temps il m’insultait.

Petit à petit, son état de santé s’aggravait, et il ne voulait plus se nourrir. Il souffrait beaucoup aussi de ce que sa mère était morte, et de ce que son père venait très peu le voir, et qu’il le regardait seulement de loin quand il venait.

La violence de Duan : un cri de soif d’amour

Temps de lecture estimé : 4 min 30

Points-Cœur est une association fondée en 1990 par le Père Thierry de Roucy, qui envoie de jeunes bénévoles vivre pour un ou deux ans dans des bidonvilles et des quartiers pauvres du monde entier. C’est une association catholique, et la prière prend une grande place dans la vie des équipes. Il y a aussi des jeunes qui décident de se consacrer à vie dans cette œuvre, au service de Dieu et des plus souffrants.

Dans le bidonville de Khlong Toey à Bangkok

Comment j’ai appris à aimer les touristes sexuels

Septembre 2007 : j’arrivai dans la ville de Pattaya, où j’avais décidé de m’installer pour une durée indéterminée, afin de me rapprocher des femmes thaïlandaises vivant de la prostitution auprès des touristes asiatiques et occidentaux.

Je vous rassure tout de suite : je ne parlerai pas ici de la prostitution des enfants, et les « touristes sexuels » dont je parle sont ceux qui se tournent vers des femmes majeures et consentantes. Pendant mon séjour de 15 mois à Pattaya, je n’ai pas cherché à rencontrer des enfants prostitués, ni à en savoir plus sur leur situation. La situation des femmes thaïes adultes consentante était déjà bien lourde et douloureuse, je ne me sentais pas la force intérieure d’accueillir dans mon cœur toute la souffrance des femmes victimes de réseaux, ni celle des enfants.

Pattaya en Thaïlande : un paradis pour qui ?

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Thaïlandaise de 60 ans avec un client régulier

La situation de Pattaya est unique historiquement. Cette ville touristique s’est développée à la suite de la guerre du Vietnam pendant laquelle elle répondait aux « besoins » de « détente » des soldats américains. Aujourd’hui, cette ville a pour raison d’être la « détente » des touristes américains, européens, japonais et coréen.

La ville est donc entièrement organisée pour le fonctionnement de la prostitution, sous différentes formes. Pour ma part, je n’ai eu l’occasion de connaître que les formes tolérées de prostitution d’adultes « consentant(e)s », mais je sais qu’il existe aussi des réseaux de prostitution forcée d’adultes et d’enfants. Cette prostitution forcée existe malheureusement dans toute la Thaïlande. Ce qui fait la particularité de Pattaya, c’est au contraire l’ambiguïté des relations des touristes et expatriés avec les prostitué(e)s « consentant(e)s », qui comprend, contrairement à ce qui existe dans la prostitution occidentale, la possibilité d’évoluer ou de se déguiser en histoire d’amour…

Pour un sourire d’enfant

Temps de lecture estimé 4 min
À l’époque où je vivais en Thaïlande pour aider les femmes prostituées de la ville de Pattaya, j’ai eu la chance de pouvoir faire connaissance avec Christian et Marie-France des Pallières (surnommés Papy et Mamie). Papy et Mamie sont les fondateurs de l’association Pour un sourire d’enfant, au Cambodge, et j’ai profité d’être obligée de sortir du territoire Thaïlandais pour le renouvèlement de mon visa, pour retrouver une grande amie à Phnom Penh (ne pas prononcer « fenom pen » !), et découvrir l’association PSE, fondée en 1996, dont j’avais entendu parler depuis longtemps.

Une génération libérée ?

Temps de lecture estimé 3 min

Il y a quelques jours, alors que je me promenais en famille au parc de Sceaux, j’ai fait la connaissance d’une dame qui jouait avec son arrière-petit-fils d’un an et demi.

Le petit garçon était très beau, très gai et plein de vie, nous nous sommes retrouvés spontanément en train de jouer avec lui.

Au fil de la conversation avec son arrière-grand-mère, j’ai fini par apprendre que le petit  n’avait « pas de père », que sa maman l’avait conçu sans le vouloir à l’âge de 19 ans, et que l’arrière-grand-mère trouvait assez immature de la part de sa petite fille de n’avoir pas voulu avorter.

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