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Péchés solitaires

Bonjour,
Je rencontre de grandes difficultés dans la pureté. J’ai pourtant 35 ans et bien que mariée, il m’arrive régulièrement de commettre le péché solitaire. C’était pourtant mon axe d’efforts durant ce Carême et on ne peut pas dire que ça a été une grande réussite jusque là. Je me suis confessée et le voilà déjà assaillie par les tentations. Je veux absolument tenir jusqu’à Pâques mais je me sens si faible que j’ai peur de ne pas tenir jusque là.
Je vous remercie par avance pour vos conseils.

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15 commentaires

  1. Sophie D.

    Et surtout j’oubliais le plus important : un prêtre m’a dit que ce n’était pas vraiment grave. Donc je ne cherche plus à me réfréner, je le fais dès que j’en ai envie.

    • Cat-modératrice

      Bonjour Sophie, j’espère que vous allez bien, mis à part cette question.

      Le prêtre qui vous a dit que la masturbation n’était pas vraiment grave est en désaccord avec l’enseignement de l’Église catholique.
      Voici ce que dit le Catéchisme de l’Église Catholique § 2352 :
      « Par la masturbation, il faut entendre l’excitation volontaire des organes génitaux, afin d’en retirer un plaisir vénérien. “Dans la ligne d’une tradition constante, tant le magistère de l’Eglise que le sens moral des fidèles ont affirmé sans hésitation que la masturbation est un acte intrinsèquement et gravement désordonné”. “Quel qu’en soit le motif, l’usage délibéré de la faculté sexuelle en dehors des rapports conjugaux normaux en contredit la finalité”. La jouissance sexuelle y est recherchée en dehors de “la relation sexuelle requise par l’ordre moral, celle qui réalise, dans le contexte d’un amour vrai, le sens intégral de la donation mutuelle et de la procréation humaine” (décl. “Persona humana” 9).

      Pour former un jugement équitable sur la responsabilité morale des sujets et pour orienter l’action pastorale, on tiendra compte de l’immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l’état d’angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui amoindrissent voire exténuent la culpabilité morale. »

      Il est évident que la masturbation est un péché bien moins grave que l’adultère. Mais le Catéchisme de l’Église Catholique, qui est l’enseignement officiel de l’Église, affirme que c’est un acte « gravement désordonné ».
      Ils précisent aussi que l’addiction peut beaucoup diminuer la gravité de ce péché, parce que la personne qui souffre d’addiction n’arrive pas à faire autrement. Mais si vous ne cherchez même plus à vous réfréner, cela ne correspond pas à ce qu’invite à vivre l’Église.

  2. Sophie D.

    Au fait, je ne vois pas où est le mal.

    • Cat-modératrice

      L’Église catholique enseigne que la faculté sexuelle a deux finalités : l’union des époux et la procréation. Elle enseigne donc que rechercher une jouissance sexuelle en dehors de ces deux finalités est un acte désordonné. Cela détourne la sexualité de son but réel.

  3. Sophie D.

    Très honnêtement, je suis très dubitative là dessus : car qui précisément a dit ça et à quelle époque? Le Christ s’est-il prononcé sur le sujet?
    Nous en parlions justement l’autre jour avec des amies cathos et nous nous sommes rendu-compte d’une chose : nous avons toutes une pratique plus ou moins régulière de la masturbation. Que fait-on quand on a faim? On mange. Que fait-on quand on a soif? On boit. Et bien là c’est pareil : c’est juste un besoin physique. Si le corps réclame, c’est qu’il en a besoin. Le tout, c’est comme tout, c’est de ne pas tomber dans l’excès. Et le plaisir est si intense, si puissant que je trouve dommage de s’en priver. Chacune devrait essayer au moins une fois dans sa vie, c’est une expérience à côté de laquelle il est très dommage de passer.

    • Cat-modératrice

      Bonjour Sophie,

      Toute addiction provoque un besoin, et pourtant il  n’est pas toujours bon de céder aux besoins des addictions. Beaucoup de personnes ont une addiction au sexe et éprouvent le besoin d’avoir des relations sexuelles fréquentes avec des personnes variées. Ceci est clairement condamné par Jésus. La masturbation est moins grave que cela bien sûr, mais c’est pour dire que l’on ne peut pas s’appuyer sur le fait que c’est un besoin, ou que c’est source de plaisir, pour dire que c’est légitime. Autre exemple, des personnes ont une addiction au sucre et mangent de grandes quantités d’aliments sucrés. C’est devenu un besoin pour elles, et une source de grand plaisir, et pourtant c’est très mauvais pour leur santé.

      Il est vrai que Jésus n’a pas parlé de masturbation. Dans l’Église catholique, on considère que la révélation a deux sources, la Parole de Dieu, et la tradition qui interprète cette parole de Dieu. Par exemple, la Bible ne parle ni de l’Assomption de Marie, ni de l’Immaculée conception de Marie. Mais la tradition considère que ce sont des conséquences logiques de ce que nous lisons dans la Bible. Pour la masturbation, la tradition considère qu’elle fait partie de ce qui est désigné comme « impureté » ou « impudicité » dans le Nouveau Testament.

      La doctrine de l’Église catholique dit aussi que l’enseignement de l’Église a autorité dans les domaines de la foi et des mœurs. La masturbation fait partie des mœurs.

      Voilà pour ce qui est la doctrine de l’Église. Pour ma part, je ne maîtrise pas assez le sujet pour expliquer pourquoi l’Église en est venue à enseigner cela, et pourquoi elle pense toujours aujourd’hui que la masturbation est mauvaise. Je sais seulement que l’Église dit qu’il ne faut pas séparer sexualité et union avec son conjoint.

  4. Sophie D.

    Vous savez, ce n’est que très tardivement que j’ai découvert la masturbation : pendant très longtemps je n’en ai jamais ressenti le besoin. Et puis un beau matin, sans que je sache pourquoi ni qu’il y ait la moindre raison à celà, j’ai ressenti un besoin si violent que je n’ai même pas cherché à résister ou si peu. On ne peut pas alors dire qu’il s’agissait d’une addiction à ce moment-là. Mais ce jour-là, j’ai eu l’impression de découvrir la plus belle chose qui ne me soit jamais arrivée. Et même si par la suite j’ai beaucoup culpabilisé par rapport à ce que l’on nous enseigne là dessus, je n’ai jamais vraiment regretté (et pourtant j’ai essayé) cette découverte. Pour moi l’addiction est une question de mesure. Et même si je sais ne pas pouvoir m’en passer totalement, je ne le fait pas tous les jours non plus. Donc je ne considère pas vraiment celà comme une addiction mais vraiment comme un besoin.

    • Cat-modératrice

      Bonjour Sophie,
      Même si ce n’est pas une addiction, cela ne change rien au fait qu’il n’est pas toujours bon de céder à nos besoins. Si quelqu’un est marié, et qu’il tombe amoureux de quelqu’un d’autre, ce sera vraiment un besoin pour lui de voir l’autre personne, de se rapprocher d’elle, de vivre une relation amoureuse avec elle, d’avoir des rapports sexuels avec elle. De même, quand Jésus dit : « Quiconque regarde une femme pour la désirer a déjà commis, dans son cœur, l’adultère avec elle. » (Mt 5, 28). L’homme qui voit une femme et qui commence à ressentir du désir pour elle, ressent aussi comme un besoin de continuer à regarder cette femme pour la désirer. Et pourtant Jésus dit que c’est mauvais.

      Je suis étonnée et un peu triste de lire qu’avec la masturbation, vous avez eu l’impression de découvrir la plus belle chose qui vous soit jamais arrivée. Ce n’est pas le fait que la masturbation ait été agréable qui me rend triste, mais le fait que vous n’ayez pas trouvé quelque chose de plus beau dans votre vie. Mais peut-être écrivez-vous cela comme une manière de dire que c’était une expérience très belle et très forte ? Ce n’est peut-être pas à comprendre au sens littéral ? Mais si c’est littéral, si vous n’avez trouvé ni en l’amour de votre mari, ni en l’amitié, ni en Dieu, quelque chose de plus beau que la masturbation, il me semble que cela veut dire que vous n’avez pas vécu de relations profondes et que vous n’avez pas vraiment rencontré Dieu. Dans ce cas, si votre vie est si vide, je comprends que vous n’ayez pas du tout envie d’arrêter la masturbation.

      • Sophie D.

        Oui, je me suis mal exprimée. C’est ce que j’ai ressenti sur le moment, au moment de ma première jouissance. Bien évidemment qu’entre temps, j’ai rencontré mon futur mari, je l’ai épousé puis j’ai eu des enfants, événements qui passent très loin devant. De même les bons moments partagés en famille ou entre amies.

  5. Sophie D.

    Aujourd’hui je suis allé rendre visite à une de mes meilleures amies, qui est religieuse, et je lui ai confié mes doutes. Elle m’a dit que même à elle, malgré ses voeux, ça pouvait lui arriver mais que cependant il fallait éviter, me relever et que je devais garder confiance dans l’aide du Seigneur.

    • Cat-modératrice

      Je ne suis pas surprise qu’une religieuses puisse avoir des combats par rapport à la masturbation. C’est un être humain avec des faiblesses humaines. Je suis d’accord avec elle, on peut tomber et il faut se relever. Mais si elle vous a reconvaincue que la masturbation était un péché, je souhaite vraiment que vous ne retombiez pas dans les tourments que vous viviez avant. Dieu nous aime, il connaît notre faiblesse, il nous accompagne, il ne nous maudit pas.

      • Sophie D.

        Le truc c’est que j’ai justement des doutes là-dessus. Je ne sais plus trop où j’en suis, je me sens un peu perdue.

        • Cat-modératrice

          Est-ce que vous priez pour être éclairée ? Pour être éclairée sur la question de la masturbation et sur la relation que vous devez avoir avec l’Église.

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