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Quel est le but de la vie ? Travailler à être heureux et en bonne santé ou bien accepter toute souffrance ou difficultés parce que c’est le seul moyen de suivre Jésus au Ciel ?

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  1. Filippo-modérateur

    But ? Dieu. Moyens : tous !

    Vous demandez quel est le but de la vie, et vous énoncez ensuite seulement deux possibilités. Il me semble que vous demandez s’il faut construire un bonheur terrestre par ses propres forces, en particulier par le soin de son corps, ou bien s’il faut se résigner à subir les épreuves de la vie, afin d’obtenir le Salut.

    On pourrait donc y voir une opposition entre action et résignation. Je remarque que dans les deux cas, vous n’envisagez pas que Dieu puisse être de votre côté dans les souffrances et les difficultés. J’y reviendrai.

    Le but de la vie de tout homme venant en ce monde, c’est Dieu. Le chrétien a la chance de le savoir. Tout son être est tendu vers le face-à-face, il veut Dieu, il veut être divinisé, il veut que Dieu investisse tout son être avec une plénitude inimaginable. Dieu veut nous rendre “participants de la nature divine” (2 Pierre 1, 4). Le but de la vie n’est pas une chose. Ce but, c’est Dieu même. Tout autre bonheur que Dieu même est forcément passager. Dieu est le bonheur éternel de l’homme. Celui qui est “passé” entièrement en Dieu, que peut-il vouloir d’autre ou de plus ?

    Maintenant, ce désir se déploie dans le temps, dans l’aujourd’hui de notre vie, car Dieu nous a créé dans un monde qui est à la fois visible et invisible, temporel et éternel. Dieu veut que nous atteignions notre but, qui est lui-même. Il veut que nous soyons “comme lui”, il nous veut parfaits dans l’amour.

    Comme il nous aime, il veut que nous participions activement à ce passage vers lui. Il veut que nous collaborions à notre propre passage, au passage de nos frères humains, et aussi à celui de toute la création.

    C’est donc en suivant Jésus que nous travaillons à être heureux, pas autrement. Tout ce que Dieu a créé est bon. Il a donc créé notre corps, qui est forcément très bon. Il veut donc que nous en prenions soin, de manière raisonnable.

    Comment savoir si je m’occupe de mon corps de manière “raisonnable” ? C’est là qu’intervient la formation de ma conscience. Nous passons notre vie à faire des choix entre toutes sortes de priorités, et Dieu nous accompagne dans ces discernements. Il est de notre côté ! Et il nous donne sa force pour éviter le mal et faire toujours plus de bien, tant à nous-même qu’aux autres.

    Pour plonger en Dieu, il faut suivre Jésus. Lui n’a pas fait l’économie de la souffrance et de la mort, et c’est donc en le regardant que nous pouvons entrer en tremblant dans ce mystère de la souffrance. Aucun être vivant ne peut l’éviter complètement, nous sommes tous frappés par les conséquences du péché originel.

    Plusieurs catégories de souffrances :

    Il y a les souffrances qu’on ne peut en aucune manière éviter : maladie incurable, accident, trahison d’un ami ou parent, mort d’un proche… C’est en devenant familier du Dieu de la Bible, et spécialement de Jésus crucifié, que cette souffrance pourra être “habitée”. Remarquez bien que je n’ai pas dit diminuée, allégée ou qu’elle allait prendre un sens. Le “pourquoi” demeure. Jésus lui-même n’a pas donné un sens évident à ce type de souffrance. Nous savons qu’il a voulu nous sauver et que c’est passé par des souffrances, mais cela ne résoud pas le “pourquoi” de la souffrance.

    Il y a les souffrances qu’on doit s’efforcer d’éviter : ne pas se mettre en danger inutilement, ne pas commettre un mal qui va se retourner contre nous… ça, c’est facile à voir.

    Il y a les souffrances qui pourraient être évitées en cédant au mal. Si nous cédons, nous ouvrons les portes à celui qui veut nous éloigner définitivement de Dieu. Il est pratiquement impossible pour un homme de vivre sans avoir jamais à choisir entre le bien-être et le bien tout court. Cela peut être infime ou spectaculaire. Au quotidien ou une fois pour toutes.

    Saint Thomas More a accepté de mourir plutôt que de renoncer à la vérité. A chaque examen, un élève mauvais ou simplement moyen doit résister à la tentation de tricher. Cette résistance peut le conduire à devoir supporter l’humiliation d’une mauvaise note, ou pire s’il a des parents impitoyables. Rechercher et faire le bien n’est pas toujours difficile, mais il y a des moments où ça peut être dur, voire très dur.

    La souffrance n’est JAMAIS à rechercher. Mais quand elle ne peut être évitée, elle est l’occasion d’inviter plus que jamais Dieu à entrer dans ma vie. Aucun amour humain ne peut remplacer cette présence et cette tendresse, quand j’ai l’impression que rien ne va plus. Aucune force ne peut surpasser la force de Dieu quand il s’agit de résister à la tentation ou d’agir positivement pour un bien qui va me causer une souffrance.

    Beaucoup d’hommes ont objectivement une vie plus facile en ce monde, en se livrant au mal jusqu’à leur dernier souffle. Soumettre la fin (plaisir et absence de souffrance) aux moyens (Voler, tricher, mentir, trahir, tromper, faire souffrir, faire mourir, refuser l’idée même d’un bien pour les autres…) peut rendre la vie agréable. Et avec l’argent, on peut vivre sa vieillesse entouré d’attentions et de tous les moyens matériels et humains pour être dorloté jusqu’à la fin.

    Mais ceux qui connaissent vraiment Dieu, et également ceux qui ont un sens de la dignité et de l’honneur, ne veulent en aucun cas vivre ce type de vie, elle leur fait, à juste titre, horreur. Ils savent qu’ils ne connaîtront jamais le bonheur s’ils n’obéissent pas à leur conscience.

    Voici ce qui me vient maintenant. Pour moi, la réponse la plus directe à la première question, le but de la vie, tient en 4 lettres : Dieu. “Votre joie, nul ne vous l’enlèvera.” (Jean 16, 22)

  2. Cyn

    Personnellement, mon but dans
    Personnellement, mon but dans la vie et d’être en harmonie avec le Seigneur, d’aider mon prochain… bref de faire dans ma vie ce qu’il attend de moi en toute chose, car je sais que sa volonté est en réalité ce qu’il y a de meilleur pour moi (même si parfois on ne s’en rend pas bien compte sur le coup).

    Et dans cela que je trouve mon bonheur.

    Alors oui, j’aimerais être en bonne santé, réussir ma vie sociale et professionnelle etc. Et j’y travaille. Mais si le Seigneur permet que je sois malade, que je rencontre des difficultés, et bien j’accepte de porter ma croix, je le fais par amour en sachant que ça me fait du bien, ça fait du bien aux autre à travers la communion des saints. Et dans ça je suis heureuse!

    Si on fait confiance à Dieu, qu’on se remet à lui, qu’on avance avec lui, alors on peut être heureux même dans les difficultés de la vie.

    Alors en gros, le but de ma vie c’est d’être heureuse dans le Seigneur, que les circonstances soit “agréables” ou difficiles.

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