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Est-ce Jésus qui me parle ?

Portrait de Cat-modératrice
Article du blog: 

Petite mise au point concernant les signes de Dieu et les révélations

Temps de lecture estimé : 5 min.

Jésus est notre Dieu. Il est infiniment libre, mais il ne sait utiliser sa liberté que pour notre bien, notre bonheur. Et il n'y a pas d'arbitraire en lui, il ne renie jamais sa propre parole.

Le but de la vie humaine est la communion d'amour avec Dieu et avec les autres êtres humains.

Pour nous conduire vers la réalisation de ce but, Dieu nous parle.

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ;
mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes.
(Hébreux 1, 1-2)

Le Fils, par lequel le Père nous parle désormais, nous communique sa Parole (c'est-à-dire son être) de bien des façons. Il nous parle par sa vie, par les auteurs bibliques, par l'Église qui est son propre Corps, par sa manifestation dans nos vies, par les personnes qu'il met sur notre route, par nos supérieurs hiérarchiques, par nos prêtres, par nos papes, par des inspirations, des motions, pourquoi pas des visions...

Seulement, Jésus n'est pas le seul à nous parler. Comme l'a si bien théorisé saint Ignace de Loyola, notre propre esprit humain (nos humeurs et notre imagination) nous parle, et l'ennemi, le diable, nous parle aussi, si possible en se faisant passer pour un ange de lumière et un esprit de vérité.

Il y a bien des façons de croire que Jésus nous parle, alors que nous nous parlons à nous-mêmes, ou bien que le démon essaie de nous influencer. Par exemple, la Bible elle-même, qui est incontestablement la Parole de Dieu, peut être interprétée en totale opposition avec ce que Dieu a voulu nous dire.

Alors comment s'y retrouver ? Comment y voir clair si Jésus me parle par plusieurs de ces canaux mais de manière contradictoire ?

L'Église catholique nous enseigne que nous devons distinguer la Révélation publique et les révélations privées.

La Révélation publique est complète et définitive. C'est la Parole de Dieu, le Verbe fait chair : Jésus Christ, qui se fait connaître à travers l'Écriture sainte, reçue dans la Tradition, à travers l'interprétation du magistère de l'Église (le magistère de l'Église est l'enseignement officiel des évêques et du pape).

Cette Révélation est complète, mais nous n'avons pas fini de progresser dans sa compréhension. Nous pourrons toujours trouver de meilleures manières, ou des manières plus adaptée à telle époque et telle société, d'en formuler les mystères.

Les révélations privées sont des communications surnaturelles, sous différents modes possibles, de Dieu à certains de ses fidèles, pour les aider et aider leurs frères à vivre plus pleinement leur foi, ou à l'exprimer d'une manière particulière, adaptée à telle ou telle circonstance.

Voici ce que dit le Catéchisme de l'Église Catholique au sujet des révélations privées (n°67) :

Au fil des siècles il y a eu des révélations dites « privées », dont certaines ont été reconnues par l’autorité de l’Église. Elles n’appartiennent cependant pas au dépôt de la foi. Leur rôle n’est pas d’ « améliorer » ou de « compléter » la Révélation définitive du Christ, mais d’aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l’histoire. Guidé par le Magistère de l’Église, le sens des fidèles sait discerner et accueillir ce qui dans ces révélations constitue un appel authentique du Christ ou de ses saints à l’Église.

La foi chrétienne ne peut pas accepter des « révélations » qui prétendent dépasser ou corriger la Révélation dont le Christ est l’achèvement.

Les nombreux mystiques canonisés qui, dans l'histoire de l'Église, ont été « favorisés » par ce genre de révélations, nous ont donné des critères de discernement sûrs pour savoir quand accueillir une révélation privée.

La Congrégation pour la Doctrine de la foi, instance du magistère de l'Église ayant une très haute autorité, nous confirme ces critères dans les trois documents suivants :
Normes procédurales pour le discernement des apparitions ou révélations présumées 
Normes procédurales pour le discernement des apparitions ou révélations présumées : note préliminaire 
Le message de Fatima
 

Critère de l’obéissance

L’un des critères principaux, pour le discernement de la véracité des révélations privées, est celui de l’obéissance : l’obéissance de la personne qui apparaît dans la vision ou qui parle dans la révélation (Dieu, un saint…), comme l’obéissance de celui qui reçoit cette révélation.
 

- Obéissance à la révélation publique

Jamais Dieu ne donnera en privé une révélation qui ira à l’encontre de ce qu’il nous a dit dans la Révélation publique. Une révélation privée authentique ne peut donc jamais être en contradiction avec les Écritures ni avec leur interprétation par le Magistère de l’Église catholique. Une révélation n’ira jamais à l’encontre d’un dogme.
 

- Obéissance à l’autorité de l’Église

Une révélation authentique ne demandera jamais à celui à qui elle s’adresse de commettre un acte de désobéissance envers ce que l’Église catholique demande à ses membres.
 

- Obéissance au supérieur direct

De nombreux saints mystiques nous ont donné l’exemple de l’obéissance envers leurs responsables directs, supérieurs religieux, évêques. Il est souvent arrivé que des révélations transmettent des demandes de Dieu à des saints, que leurs supérieurs n’ont pas voulu suivre. Dans ces cas-là, Dieu qui leur parlait leur a toujours dit d’obéir à leur supérieur, et de patienter jusqu’à ce que leur supérieur devienne réceptif, par la grâce de Dieu. 
 

- Obéissance au directeur spirituel

Saint Ignace de Loyola nous explique combien la frontière est fine entre une vraie inspiration, une inspiration du diable ou de notre propre imagination. Le mystique qui se fierait à son seul discernement, pour être sûr que c’est Dieu qui lui parle, serait bien présomptueux. Celui-ci se croirait donc meilleur spécialiste de l’Esprit Saint que sainte Thérèse d’Avila ou sainte Gertrude d’Helfta !

Il est bon pour tout chrétien d’avoir un accompagnateur spirituel, mais pour celui qui reçoit des messages divins, c’est indispensable. Tous les grands mystiques ont montré l’exemple de l’obéissance à leur directeur spirituel en toutes les démarches que celui-ci faisait pour éprouver la véracité de leurs révélations.

Si quelqu’un est trop attaché à une révélation pour accepter qu’un directeur spirituel la mette à l’épreuve, par exemple en lui demandant de faire, pendant un temps, autre chose que ce que préconise la voix ou la vision, en lui demandant de ne pas répondre quand elle lui parle, etc., celui qui n’est pas prêt à accepter cette mise à l’épreuve, est bien loin d’avoir le détachement que Dieu demande habituellement à ceux qu’il favorise de telles révélations.

Toutes les fois où des mystiques, ayant reçu des révélations, ont obéi à leur directeur spirituel, qui leur demandait de ne pas adresser la parole à Jésus lors d'une apparition ou révélation, ceux-ci ont toujours reçu des félicitations de la part de Celui-ci, pour leur obéissance.
 

Le critère de la liberté

On ne peut pas soupçonne saint Jean de la Croix de scepticisme, étant donnés tous les phénomènes spirituels qu'il avait lui-même expérimentés, et ceux que lui avait confiés sainte Thérèse d'Avila. Pourtant, il attire l'attention sur les dangers de l'attachement aux visions ou autres révélations surnaturelles privé

Il nous enseigne que si ces révélations, qu'elles soient vraies ou fausses, nous détournent de l'attachement au seul Seigneur Jésus Christ, et de la foi en la seule Révélation publique, alors ces révélations, mêmes authentiques, sont néfastes pour notre vie spirituelle, et nous éloignent de Jésus plus qu'elle ne nous en rapprochent.

Dans La montée du Carmel, il cite saint Pierre lui-même, qui refuse d'attacher de l'importance à la vision reçue au Mont Thabor (Transfiguration) :

Encore que saint Pierre fût si certain de la vision de gloire qu'il vit en la transfiguration du Christ - après l'avoir racontée aux fidèles en sa deuxième Épître canonique - il ne voulut pas qu'ils la prissent comme principal et ferme témoignage, mais les acheminant à la foi, il dit : Nous avons un témoignage plus sûr (que cette vision du Thabor) dans les dires et paroles des prophètes qui témoignent du Christ, auxquels vous faites bien de vous arrêter comme à la lampe qui éclaire en un lieu obscur (2P 1,19). Si nous considérons cette comparaison, nous y trouverons la doctrine que nous enseignons. Car, dire que nous regardions la foi annoncée par les prophètes comme la chandelle qui luit en ténèbres, c'est nous avertir de demeurer en obscurité, les yeux clos à toutes ces autres lumières, et qu'en cette ténèbre, seule la foi - laquelle aussi est obscure - soit la lumière où nous nous appuyions. 
 

Normalement, une révélation, une apparition, une inspiration, un signe de Dieu, ne devrait jamais être l'élément sur lequel nous nous appuyons pour prendre une décision.

Ces signes de Dieu peuvent être le déclencheur d'une prise de conscience et ils peuvent être des encouragements à persévérer dans une certaine direction, mais il faut que d'autres éléments majeurs nous poussent à aller dans cette direction.

Jamais Dieu ne nous inspirera d'agir en dépit du bon sens (agir avec audace n'est pas agir en dépit du bon sens). Jamais Dieu ne nous révélera notre vocation à travers une vision : quelque chose d'aussi fondamental doit être reçu de l'intérieur.

Sainte Teresa de Calcutta avait été informée, par la voix de Jésus, de son désir qu'elle fonde les Missionnaires de la Charité. Mais ce n'est pas à cause de ces révélations que l'évêque a fini par lui donner l'autorisation. C'est du fait du sérieux et de la profondeur de la vie spirituelle de Mère Teresa, de sa capacité naturelle à diriger, à faire face aux difficultés avec courage et sagesse. C'est parce qu'elle a proposé un projet qui tenait la route, répondant à un besoin réel, auquel ne répondaient pas les communautés déjà existantes. C'est aussi parce que plusieurs jeunes femmes étaient déjà candidates pour cette aventure.

Mère Teresa elle-même disait que peu lui importaient ces voix : elle garderait le même désir de fonder cette communauté, pour consoler le cœur de Jésus de la détresse des pauvres abandonnés, si les voix s'avéraient fausses. Et si l'évêque refusait définitivement, elle en concluerait que Dieu ne voulait pas cette fondation.

Par ailleurs, alors que Jésus lui avait indiqué le lieu qu'il souhaitait pour le noviciat, Mère Teresa avait transmis cette demande à l'évêque, tout en lui disant que s'il n'était pas possible d'avoir le Saint-Sacrement à cet endroit, elle aimerait qu'il lui en donne un autre.
 

Attention aux mélanges !

Souvent, Dieu nous parle vraiment, d'une manière ou d'une autre, et nous nous empressons de compléter ce qu'il nous dit : d'en tirer des conclusions bien humaines.

Si Dieu dit à une jeune femme : « Va à Paris dans la Chapelle de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac », cela veut dire qu'il lui demande de faire un pèlerinage. Quant à savoir s'il veut qu'elle devienne Fille de la Charité, c'est dans son cœur à elle, dans ses désirs profonds, qu'elle trouvera la réponse, pas dans cette parole.

Combien de chrétiens prennent des décisions précipitées en s'appuyant sur ce qu'ils interprètent comme un signe, ou en tirant des conclusions injustifiées d'un vrai signe !

Le jour où sainte Jeanne de Chantal fonda la Visitation avec saint François de Sales, elle lui demanda ce qu'ils fairaient s'ils n'arrivaient pas à surmonter tel obstacle. Il lui répondit : « Ce ne serait pas grave, cela voudrait juste dire que Dieu voulait que nous fondions la Visitation pour un seul jour. » Mais nous refusons souvent d'accepter que Dieu ne nous montre la direction que pour aujourd'hui.

Les apôtres l'ont expérimenté, eux qui avaient bien reconnu que Dieu leur parlait. Mais quand Celui qui leur parlait est mort sur la Croix, la plupart d'entre eux en ont déduit qu'ils avaient fait une erreur de discernement en écoutant sa Voix. Pour eux, avoir le Messie parmi eux impliquait forcément, logiquement, que Dieu veuille enfin leur donner la victoire contre leurs ennemis terrestre, comme Il le faisait dans l'Ancien Testament.

Ainsi, les Normes procédurales pour le discernement des apparitions et révélations présumées envisagent la possibilité qu'une erreur doctrinale dans une apparition, ou autre révélation, puisse être due à un ajout inconscient de l'imagination, et non à une révélation entièrement fausse. Dans la liste des critères négatifs indiquant la fausseté d'une révélation, ils précisent :

b. Erreurs doctrinales attribuées à Dieu lui-même, à la Bienheureuse Vierge Marie ou à un saint dans leurs manifestations, compte tenu toutefois de la possibilité que le sujet ait ajouté – même inconsciemment – des éléments purement humains, voire quelque erreur d’ordre naturel, à une révélation vraiment surnaturelle (cf. saint Ignace, Exercices, n°336).

 

Pour conclure, citons saint Paul :

N'éteignez pas l'Esprit,  ne dépréciez pas les dons de prophétie, mais vérifiez tout : ce qui est bon, retenez-le. (1Th 5, 19-21)

 

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Commentaires

Catherine,

Tu dis que nous en sommes toujours au même point de cette discussion. Tu te trompes. Considère que la ‘'discussion’’ n’a été qu’un moyen de nous unir toujours, de nous approcher l’un de l’autre.
Personne ne juge ni ne condamne personne.
Nous ne sommes pas au même ‘'niveau’’, sur la même ‘'sphère’’, et quoi que nous ‘'disions’’, nous ne nous comprendrons jamais, selon ce monde et son intelligence. Mais il n’y a pas que ce monde, grâce à Dieu. Je suis beaucoup dans l’Autre et mes mots, mes paroles, sont peut-être comme un parler en langues à certains égards.

Tu penses que je me trompe concernant certaines de mes révélations.
Sont-elles révélations ?
Pour y répondre, pour te répondre à toi, car, il serait bon selon moi que tu saches, je désirerais te transmettre, en dehors de ce site, un précieux document. Cela est-il possible ?
Tu as toi mon adresse émail. C’est donc toi qui décides.

Dans ce passage que tu as écrit, de très nombreuses fois, tu utilises l’expression ‘’se tromper’’.
Tu dis que je pense que tu te trompes. C’est faux.
Tu ne te trompes pas. Tu manques d’information. Tu ne sais pas tout.
Pour que tu te trompes, il faudrait que tu vois deux chemins et que tu en choisisses un qui ne serait pas le bon. Or, tu ne vois pas les deux chemins.
C’est en ce sens que j’aimerais te transmettre ce précieux document. Car je crois qu’après l’avoir lu et relu, tu comprendras et sauras que tu n’as pas tout vu, et que tu peux voir plus, plus loin, plus haut, plus beau, et plus sacré.

Je ne t’attribue aucun péché.
Ne suis-je pas un grand pécheur invétéré ?
Il y a plusieurs niveaux de lecture. Peut-être n’en utilises-tu qu’un ?
Dans tous les cas, tu ne peux que savoir que je t’aime.

Qui peut aimer ? Qui a cette aptitude ?

Si tu relis la parabole des talents, tu comprendras comment et par Qui je t’aime. Et tu sauras que Ce que je possède n’a pas été enterré et ne me sera pas enlevé.

Tu as raison, nous ne sommes pas loin l’un de l’autre. Tu pries pour moi comme je prie pour toi. Et le Maître est là. Il nous unit en Lui. Nous sommes Un.

La foi en mes révélations et la foi des premiers disciples est bien la même foi, le même don sacré de Dieu. Et bien sûr, c’est avec la même foi que je crois en la Résurrection du Christ, et en ce que je reçois. Dis-moi comment il pourrait en être autrement ?
Je ne connais pas deux ‘’fois’’, et il n’y a qu’un temps qui soit hors de tous temps, Éternité. La foi qui m’anime est exactement la même qui anima Pierre, qui anima Jean. Il n’en existe pas d’autre. Et cette foi qui est en toi, elle est la même foi. Tu n’es pas à plus de vingt siècles des Colonnes de l’Église. Les Apôtres sont là, si près de nous, et maintenant, en ce présent. Et je suis avec eux au pied de cette croix, et proche de Sa Mère. Bien que je sois larron. Élargis ton esprit loin de toutes limites.

Si la foi est en toi, c’est Dieu qui est en toi. Sois !

Concernant les révélations – publiques – privées – n’oublies pas que Nous sommes toujours en guerre, jusqu’à la fin des temps, que le Seigneur S’exprime, en privé, certes, mais pas forcément pour que se soit caché, mais révélé au plus grand nombre.

Je ne condamne personne Catherine.
Je me ferais damner pour le salut des âmes.
Cela n’est-il pas clair, limpide en mon propos ?

C’est toi qui associes mes paroles à des paroles d’Évangile.
Ce n’est pas à moi de déterminer si certains de mes propos sont inspirés par Dieu ou sont divagations d’un homme.
C’est à la Vérité d’en juger.

Je suis sincère dans ma démarche. Je crois en Dieu, en Jésus Christ, Son Fils ressuscité.
Ne sois pas triste.

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Claude,
tout ce que je souhaiterais, c'est que vous me donniez le droit de ne pas croire en vos révélations privées sans pour autant que vous m'accusiez de vous juger. Tant que vous ne m'accorderez pas ce droit, aucune discussion ne sera possible, et je ne peux pas non plus répondre à ce que vous dites dans ce dernier commentaire.

Que ton souhait soit satisfait.
Il l’a toujours été.
Je t’accorde le droit de ne pas croire à tout ce que j’avance.
Ce droit, ce n’est pas moi qui te l’accorde, c’est le Seigneur. Et je te l’accorde de fait. Je suis chrétien.

Ce que je sais, tu n’es pas obligé de le croire. Le libre arbitre. C’est à toi de savoir, choisir ce à quoi tu accordes ta confiance et ta foi.

Par contre, tu ne peux pas, moi, m’empêcher de m’exprimer et museler ainsi la vérité, ma vérité, comme le dit si bien Michaël, car en mon cœur, il n’y a pas de mensonge.

Je dis, j’écris, que tu me juges et me condamnes. Pire, tu me cloues sur une croix.
Quelle folie de m’adresser ainsi à Catherine.
Mais si tu prêtes suffisamment l’oreille, et que Dieu t’accorde de comprendre, alors tu saisiras le sens profond de mes paroles que tu n’écoutes pas encore avec ton cœur ; que tu perçois par ton intelligence.

Pour cela, tu répondras à cette question simple : « Est-ce qu’Adam a jugé et condamné le Seigneur en ne Le croyant pas et en suivant le Menteur ? ».
Car c’est ce jour-là que Jésus Christ est cloué sur la croix, pour que l’homme ne soit pas exterminé suite à si extrême folie à l’égard du TRES HAUT.

Le Seigneur est patience. Il sait que nous ne savons pas. Il est Miséricorde.

Christ, sur la croix, rachète nos péchés, notre manque de foi qui fait de Notre Dieu quelqu’un qui n’est pas VERITE. En ne Le croyant pas, en ce Jardin d’Eden, nous sommes assez fou pour Le juger et faire de Lui ce qu’Il n’est pas : le Menteur.
Ce n’est pas Lui que nous allons croire ce jour-là, mais bien Son Adversaire, le Démon.

Satan a réussi ce si sale prodige faisant entrer en nos esprits ce qui fait notre mort spirituelle.
Nous offrant le fruit de l’Arbre de la Connaissance, il nous offre l’ignorance et la cécité, nous sommes sourds et aveugles, accompagnés de la honte et de la culpabilité. Il fait de nous le péché. Nous devenons ce qu’il est. Il est péché, ignominie, mensonge.

Jésus est la Vérité, le Chemin et la Vie.
Celui qui marche à la suite de la Vérité voit ; il entend.

Si tu ne crois pas en ce que j’avance, c’est ton problème, ce n’est pas le mien.
Suis-je un menteur ?
Suis-je un fou ou un rêveur ?
Suis-je à l’écoute de celui qui n’est pas Dieu et se fait passer pour Dieu ?
Suis-je un chrétien qui croit, qui reçoit et qui sait ?

Si je crois, que je reçois l’Esprit et que j’avance ce qui est vérité, alors, ce n’est même plus moi que tu juges, condamnes et cloues sur une croix, mais Celui qui m’envoies et m’appelle à témoigner. Il est VERITE.
Il a dit qu’Il serait avec nous jusqu’à la fin des temps.

Suis-je établi sur le Roc, sur le Rocher, en Christ ?

C’est vraiment la question que tu devrais te poser. Et si tu n’y parviens pas, alors, fais-toi aider. Car nous ne parlons plus de masturbation ou de je ne sais quoi, mais de la Vérité.
Je t’accorde tous les droits.
Applique-toi cependant à comprendre le véritable sens de mes paroles.
Si toutefois ces paroles auront un sens pour toi. Car je ne peux et ne veux rien imposer.

Tu es libre.
Et je suis créé libre, comme toi.
Sois, ou ne sois pas.

Tu m’as demandé un jour si j’ai prié Dieu afin d’obtenir une aide spirituelle ici-bas.

Prie à ton tour pour recevoir toute l’aide dont tu as besoin pour comprendre mon propos.

Je t’ai averti qu’il y a plusieurs sens de lecture.
Tu n’en as absolument pas tenu compte. Tu te contentes de ton raisonnement, de ton esprit. Grandis ! Grandis et sois ! Deviens ! IL EST !!!

Claude n’invente rien. DIEU EST.
Et s’Il choisit un misérable pécheur pour S’adresser à toi, alors, fais tous les efforts car Il ne demande rien sans d’abord avoir donné.
Si je m’adresse à toi ainsi, c’est que tu as en toi l’aptitude à comprendre. C’est obligé. Mais tu es libre. Donc, libre à toi.

Claude

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Claude,

Vous parlez tout le temps de liberté, mais vous me refusez une liberté que l'Église pourtant m'accorde. L'Église catholique nous dit que seule la Révélation publique est indispensable à notre salut, et elle nous dit que nous pouvons ne pas croire dans les révélations privées, même reconnues par l'Église, sans être coupable de péché. Et vous m'attribuez la culpabilité de crucifier mon frère parce que je pense qu'il se trompe.

C'est vous qui me jugez en m'attribuant une attitude spirituelle éloignée de la volonté de Dieu.

Est-ce qu'Adam a jugé et condamné le Seigneur?
L'a-t-Il soupçonné de mensonge :

Genèse 2.16 :
L'Eternel Dieu donna cet ordre à l'homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; 17 mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 3.4 : Alors le serpent dit à la femme : Vous ne mourrez point; 5 mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.

Tu vois petite sœur, toi-même, tu ne réponds pas aux questions qui te sont posées.

J’ai été suffisamment clair, et je me suis donné du mal pour t’expliquer, mais tu réponds si vite.
Je t’ai dit que tu es libre de croire et de penser ce qu’il te plait.

Tu écris :
‘’Et vous m'attribuez la culpabilité de crucifier mon frère parce que je pense qu'il se trompe.’’

Et pourtant, si tu avais lu avec attention, et je t’ai mis en garde sur ta rapidité à lire et donc interpréter et ton manque d’approfondissement, tu aurais compris que je ne parle plus de l’âne qui transporte l’Arche, mais, du contenu de l’Arche.

C’est bien pour cela que je te montre et t’explique cette image avec Adam, te posant une question simple et capitale que tu survoles sans y répondre.
Pourtant, elle est si essentielle et pleine de sens.

Ce n’est plus seulement de ton frère dont il s’agit mais bien du contenu de l’Arche.
Cet homme est-il oui ou non porteur de Vérité ?
Le Christ parle-t-Il ou non en lui ?

Et tu réponds si vite.

Alors que je te suggère de te faire aider.
Ton intelligence et ta raison te suffisent. Peut-être es-tu même en colère. Mais que te dit ton cœur ?
As-tu prié Dieu avant de répondre aussi vite ?

Je mets parfois des jours avant de te répondre.
Tu réponds quelques minutes après.

Je ne vais même pas te demander de relire des précédents courriers. Tu ne le ferais pas, et pour cause, puisque tu sais.

Cela me rappelle un prêtre à qui j’avais écrit une lettre, il y a des années.
Tous les deux, nous nous aimions ‘’bien’’. Un jour, je lui ai écrit une lettre.
Il a d’abord été choqué, surpris, et il n’a pas compris pourquoi je l’ ‘’attaquais’’ à travers ce courrier.
Lorsqu’il me rencontra, il me dit à peu près ces mots, avec sur son visage une belle lumière et de l’amour : « Lorsque j’ai lu ta lettre, elle m’a d’abord fait mal. Mais je l’ai relue. Puis, je l’ai relue encore. Je l’ai lue plusieurs fois avant de comprendre et réaliser qu’elle était remplie d’amour ».

Ce prêtre est décédé depuis. C’est mon ami.
Il a su écouter, et il a entendu.
Il n’a pas entendu Claude, mais ce que Claude transportait et dont Claude lui-même est dépassé.

Prends soin de toi petite sœur, mais ne t’emballe pas.
J’ai répondu de suite.
J’ai failli écrire : ‘’A quoi cela sert que Ducros se décarcasse ?’’, mais c’était trop stupide.
Je t’ai lue. Je t’ai comprise.
Tu dis toujours la même chose.
Tu parles beaucoup de toi.
Je te parle de Lui.
Parle-moi donc de Lui, et surtout, aime-moi !

Claude

Portrait de Cat-modératrice

Vous me jugez et vous m'attribuez des attitudes spirituelles dont vous ne savez rien.
Vous dites que vous me laissez libre de croire ou non mais vous me condamnez quand je ne crois pas.
Vous pensez que je n'ai pas pris le temps de bien lire ni de prier et ce sont des suppositions gratuites.
Il y a des questions auxquelles je n'ai pas répondu volontairement parce que c'est ce que Jésus m'a inspiré, je pense, dans la prière, parce que nous tournons en rond.

Une question que je me pose à travers cette conversation : comment expliquez-vous le fait que tous les mystiques que l'Église nous donne en exemple aient cherché le plus possible à cacher les faveurs qu'ils ont reçu de Dieu, en n'en parlant qu'à leurs directeurs spirituels, confesseurs et supérieurs religieux ?

Ah voilà, on y arrive.
Cela se précise.
Donc, ce Claude est vaniteux.
Il ne recherche que sa propre gloire.
Pourquoi pas?
Amitié fraternelle
Claude

Portrait de Cat-modératrice

Et si je ne vous aimais pas, j'aurais cessé de discuter avec vous depuis longtemps.

Puisque nous nous aimons, nous ne cesserons peut-être jamais ces échanges enrichissants.
Ai-je écrit que vous ne m'aimiez pas?
Qui interprète?
Qui juge?
A ce petit jeu...
J'ai questionné mon épouse ce matin, et nous sommes convenus que, constamment et plus ou moins consciemment, nous jugeons nos frères. Nous sommes tous différents. Et nous voyons chez d'autres des pailles, des défauts qui ne nous plaisent pas toujours; que ce soit à la télévision, à l'égard de nos politiques, de certains artistes ou de notre voisin; d'un footballeur qui gagne trop d'argent ou d'un violeur d'enfants. Je crois que nous sommes ainsi faits et pécheurs.
Si vous vous ne jugez jamais et personne, chapeau! bravo!

Si vous ne m'aimiez pas, est-ce que pour autant, il serait bon de mettre un terme à ces échanges?

Portrait de Cat-modératrice

Claude, je n'ai pas dit que vous aviez dit que je ne vous aimais pas... J'ai juste dit que si je ne vous aimais pas, j'aurais arrêté la discussion depuis longtemps.

Je n'ai pas dit non plus que vous étiez vaniteux ou que vous cherchiez votre propre gloire. Je vous ai posé une question que j'estime importante, et pour moi cela n'implique pas forcément du tout que vous soyez vaniteux.

Je ne sais pas s'il est utile que je vous écrive encore car vous utilisez tout pour dire que je vous juge.

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