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Et le bien des enfants ?

Exprimer une révolte: 

Je ne comprends pas comment l'église catholique peut affirmer lutter pour protéger les enfants en militant contre l'adoption par des couples homos. Ça fait bien longtemps que l'homoparentalité existe, un homo seul peut adopter un enfant et ensuite l'élever avec son conjoint. En général ça se passe très bien. La différence entre la loi actuelle et la loi pour l'adoption homo, c'est qu'aujourd'hui, s'il arrive quelque chose au parent qui a adopté officiellement, l'enfant sera arraché à son autre parent qui n'a aucun lien légal avec lui.

 

 

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour, et merci de nous partager cette réflexion.

Connaissez-vous personnellement des enfants dans cette situation ? Parlez-vous de ces situations parce que vous êtes concerné ou est-ce une révolte plutôt intellectuelle ?

Un enfant a besoin d'un papa et d'une maman, c'est un besoin humain fondamental. Certainement, des couples homosexuels donnent beaucoup de joie à l'enfant qu'ils élèvent, mais cet enfant souffrira toujours d'un manque fondamental.

L'Église se trahirait elle-même si elle acceptait cette loi pour l'adoption par des homosexuels dans le but de réparer le dégâts de pratiques qu'elle considère déjà comme nuisibles pour les enfants. Ce serait une fuite en avant. On ne peut pas sacrifier certains enfants pour en protéger d'autres.

Vous dites
"Certainement, des couples homosexuels donnent beaucoup de joie à l'enfant qu'ils élèvent, mais cet enfant souffrira toujours d'un manque fondamental."

La question du "manque fondamental" n'est pas si évidente, car au delà des croyances de chacun, aucune étude psychologique sur un corpus et une période de temps significative ne fait encore unanimement autorité... Nous n'en sommes donc qu'aux hypothèses, et observations empiriques de chacun.

En outre ne peut-on pas considérer que cette souffrance de l'enfant de famille homoparentale, pourrait aussi émerger du rejet de ses parents par la société et par l'Eglise?

Notre rôle de chrétien n'est-il pas au contraire de faire preuve tolérance, de compassion et d'amour pour ces familles ?

Portrait de Filippo-modérateur

Vous dites :

"La question du "manque fondamental" n'est pas si évidente, car au delà des croyances de chacun, aucune étude psychologique sur un corpus et une période de temps significative ne fait encore unanimement autorité... Nous n'en sommes donc qu'aux hypothèses, et observations empiriques de chacun."

Je vous retourne l'argument : si rien ne fait autorité, alors il ne faut surtout rien changer jusqu'à ce qu'on ait plus de certitudes. Pour une question aussi grave, il serait totalement irresponsable d'utiliser des enfants comme cobayes de laboratoires, et déterminer ensuite s'ils sont "heureux" ou pas, en moyenne, lorsqu'ils n'ont que des "parents" du même sexe.

Donc l'argument est bon, mais il conduit pour moi à la conclusion exactement inverse de la vôtre.

Pour ce qui est de la compassion et de l'amour envers ce que vous appelez ces "familles", nous sommes bien d'accord, l'Eglise encourage à les entourer plus que jamais de sollicitude, sans jamais rien céder sur la vérité de leur état. Il est tout-à-fait normal normal d'aimer les personnes tout en condamnant fermement lorsqu'ils sont mauvais leurs actes ou attitudes. C'est ce que Benoît XVI appelle la charité dans la vérité.

Pour ce qui est de la tolérance, je ne tolérerai jamais qu'on fasse du mal à des enfants, tout comme je ne tolérerai pas le mensonge sur le mariage et la famille. Tout dépend ce que vous mettez sous le mot tolérance.

Bonsoir Filippo,

Nous sommes donc d'accord sur le fait qu'aucune étude ne fait encore autorité dans un sens, comme dans l'autre.
Dans ce cas pourquoi l'Eglise parle t-elle de pratiques nuisibles (comme énoncé dans la réponse de la modératrice ci-dessus)?
La position à avoir dans ce cas ne serait-elle pas plutôt une position de neutralité, et de résistance face aux préjugés de chacun vis-à-vis de la différence ?
C'est ce que je mettrais sous le mot tolérance, et ce que j'aimerais entendre de l'Eglise, à défaut d'acceptation ou de compréhension.

Pourquoi choisir la condamnation ? Cette condamnation, ce rejet, ces guillemets que vous utilisez ne peuvent être que source de souffrance pour des familles qui ne sont pas des cobayes effectivement, mais qui existent déjà et continueront d'exister quoiqu'il en soit.

Je ne reconnais pas là les valeurs chrétiennes enseignées dans la bible.

Portrait de Cat-modératrice

Bonsoir à vous,

Je suis étonnée du poids que vous semblez accorder aux "études". De quelles études attendez-vous la Vérité ? Des études de sociologie ? De psychologie ? Ce genre d'études peuvent être intéressantes, mais leurs résultats sont souvent contradictoires, et les résultats sont parfois influencés par ce que le chercheur veut trouver, dans les deux sens.

À défaut de telles études, nous avons des millénaires d'expérience montrant la souffrance des enfants à qui il a manqué soit un père soit une mère. L'homme et la femme sont très différents et apportent chacun quelque chose de différent, dont l'enfant a vraiment besoin. Et ils apportent aussi à l'enfant ses origines. Des accidents de la vie ou des abandons rendent des enfants orphelins, la plupart d'entre eux, même avec de très bons parents adoptifs, ne restent-ils pas obsédés par la question de leurs origines, de leurs papa et maman biologiques ?

Dans les Évangiles, Jésus est lui-même très exigeant. La Bible condamne explicitement l'homosexualité comme une pratique contre-nature, et pas seulement dans l'Ancien Testament. Si vous préférez invoquer la Bible plutôt que la nature, le dessein de Dieu sur la famille est encore plus évident.

L'Église condamne des pratiques mais jamais les personnes. Si des chrétiens ont une attitude de rejet envers des personnes, ils n'agissent pas au nom de l'Église, mais il s'agit de leur propre péché. Comme l'a dit Filippo, en tant que chrétiens nous n'avons pas à rejetter les "familles homoparentales" qui existent déjà, mais à les aimer. Cela ne veut pas dire approuver.

Portrait de Zélie

C'est sûr que cette situation des enfants adoptés par un seul parent et élevés par deux personnes est très difficile. Mais est-ce que ce n'est pas dans l'autre sens qu'il faudrait changer la loi pour protéger les enfants ?

La loi permettant à un célibataire d'adopter date d'une époque où il y avait plus d'enfants à adopter que de couples en demande.

Maintenant que les enfants à adopter sont moins nombreux, et que les couples attendent des années avant de pouvoir accueillir un enfant, pourquoi priver délibérément un enfant soit d'un père, soit d'une mère, en le confiant à un célibataire, qu'il soit homo ou hétéro ? 

pourrait-on créer un statut juridique de conjoint de parent, pour résoudre ce vide?

Portrait de Cat-modératrice

En réponse à votre question, je vous suggère de lire cet article, qui explique ce qui existe déjà en terme de loi, et quels seraient les dangers liés à la création d'un tel statut :

http://www.libertepolitique.com/L-information/Decryptage/Le-projet-de-statut-du-beau-parent-ruine-les-droits-de-l-enfant

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Portrait de Cat-modératrice

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