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« Tous les hommes cherchent le bonheur, même ceux qui vont se pendre. » Blaise Pascal, Pensées.
Aujourd’hui, l’idée de bonheur est extrêmement confuse.
Faute d’admettre qu’il y a une nature humaine et que cette nature implique nécessairement un bonheur humain qui comporte des éléments incontournables, l’être humain moderne croit qu’il peut inventer ce qu’est son bonheur, puis trouver les moyens de l’atteindre.
Inventer son bonheur ?
Dans le grand bazar du bonheur qu’on lui présente en permanence par la publicité et les idéologies, il note ce qui lui semble le mieux convenir à ce qu’il croit connaître de lui-même, et ensuite, avec son carnet rempli de ses « choses nécessaires pour mon bonheur », il se lance à leur recherche, plutôt solitaire puisque ces choses, dans une logique individualiste, lui sont propres.
Cette façon de faire est évidemment désastreuse à de nombreux points de vue.
D’abord, tout comme dans la recherche spirituelle ou philosophique, c’est la logique du choix personnel qui domine sur la recherche de la vérité.
Au lieu de laisser une vérité émerger, de la chercher, de la chérir, c’est moi que je recherche, et comme souvent ce sont les tendances égoïstes et individualistes qui risquent de prendre le dessus.
C’est la seule jouissance qui risque d’être la norme suprême, avec tous les risques de frustration, de possession, de tristesse de ne pas posséder ou l’ennui de trop procéder.
D’autre part, cette logique individualiste du bonheur est mortifère par elle-même, car justement de nombreuses sagesses humaines et la révélation judéo-chrétienne nous révèlent que le bonheur est d’abord et avant tout dans le don de soi, et non dans la possession des choses et des êtres.
L’homme moderne se condamne au malheur quand il ignore ou refuse la communion, communion des hommes entre eux et avec Dieu.
La communion produit la fécondité.
Dans le couple par exemple, cette fécondité commence par la sanctification mutuelle des époux, se poursuit par la fécondité charnelle, les enfants que Dieu donne, quand c’est possible, et s’ouvre sur la charité en actes vers l’entourage proche et moins proche.

Alors le bonheur se trouve-t-il dans la jouissance ou la fécondité ?
Contre une morale janséniste (voir note), il faut tenir que la jouissance n’est pas incompatible avec l’authentique bonheur.
Ce n’est pas pour rien que Dieu a attaché toutes sortes de plaisirs aux actions humaines les plus simples : les actes de manger, de boire, l’acte conjugal.
Le lieu commun du chrétien ennemi de tous les plaisirs doit céder la place à la reconnaissance de leur juste place.
Jésus participait à des banquets, les saints se sont livrés à toutes sortes de réjouissances, plusieurs jeunes saints modernes s’adonnaient à toutes sortes de sports et aux loisirs numériques.
Cependant, s’arrêter à la jouissance, même honnête, ne peut pas nous faire atteindre le plein bonheur car Dieu veut pour nous une authentique fécondité.
Précisons que cette fécondité est pour tous les être humains de tous les temps, quel que soit leur état de vie : enfant, adolescent, célibataire, marié, consacré, veuf…
Une fécondité voulue par Dieu
Mais comment savons-nous que Dieu veut cette fécondité ?
Dans la Bible, la première parole de Dieu au premier couple est celle-ci : « Soyez féconds ».
Nous voyons la bonté de Dieu qui révèle tout de suite à l’homme le secret de son bonheur.
Dieu ne veut pas que nous cherchions le secret du bonheur à tâtons toute notre vie : il nous le donne tout de suite.
Cette fécondité traverse tout l’Ancien Testament : Abraham se voit promettre une descendance extraordinaire, et Israël doit être une lumière pour toutes les nations.
Jésus est celui qui est cette Lumière venue dans le monde pour l’éclairer et lui donner le vrai bonheur. Dieu veut la communion avec l’homme, et le bonheur c’est de recevoir la fécondité que Dieu veut produire en nous et autour de nous, bien au-delà de la fécondité charnelle.

La fécondité clé du bonheur
La fécondité est l’ingrédient fondamental du bonheur, voilà le secret.
Au cours des siècles, les hommes ont construit des bonheurs simples, cherchant à obtenir la fécondité dans leur famille et la fécondité de la terre pour se nourrir.
C’étaient donc, pour l’immense majorité de la famille humaine, le travail et la famille qui étaient les deux sources de fécondité.
Les parents ne se contentaient pas de mettre au monde et de donner une éducation humaine aux enfants, ils étaient la plupart du temps les évangélisateurs de leurs enfants.
Pour les consacrés, la fécondité se manifestait par la fécondité spirituelle. La fécondité des prêtres et missionnaires était rendue visible par les conversions et la sanctification des chrétiens.
La fécondité des moines, bien que largement invisible, se manifestait par leur vie donnée dans le travail, l’étude et la prière liturgique, tout cela étant rendu visible dans le défrichage de l’Europe, la sauvegarde de la grande culture au Moyen-Âge et le grand manteau de monastères et d’églises qui nous portent à la prière encore aujourd’hui.
Aujourd’hui, le bouleversement quasi total des modes de vie nous empêche souvent de voir que les réalités mentionnées ci-dessus sont maintenant redevenues presque prophétiques.
Une famille de plusieurs enfants qui prie et travaille, un prêtre de paroisse qui jour après jour administre les sacrements et évangélise, un moine qui mène sa vie austère avec patience, ce sont des lieux de fécondité qui peuvent parler à nos contemporains non chrétiens pour peu qu’ils les voient tels qu’ils sont et pas tels que les fictions leur montre.
« Voici que je fais toutes choses nouvelles. » (Apocalypse 21, 5)
Toutes sortes de nouvelles fécondités apparaissent aujourd’hui, et elles ne sont certes pas incompatibles avec les fécondités plus traditionnelles dont nous avons parlé.

L’évangélisation par les laïcs est une fécondité encore jamais vue, en Occident tout du moins.
Dans le domaine numérique, on voit des choses étonnantes. Des chrétiens laïcs, religieux et prêtres évangélisent avec beaucoup de talents par tous les canaux existants.
Dans le domaine artistique, les chrétiens sont de moins en moins gênés pour se produire devant des publics de toutes sortes.
Dans l’humanitaire, des chrétiens font preuve d’une grande inventivité pour travailler avec les populations locales sans tomber dans la posture de surplomb de celui qui sait face à celui qui ne sait pas.
Les chrétiens sont par nature des bâtisseurs, parce que Dieu est créateur.
Créer, bâtir, imaginer, concevoir, planter, cultiver, tout cela est connaturel aux chrétiens parce qu’ils sont appelés à être à l’image et à la ressemblance du Dieu créateur de l’univers.
Dans le deuxième récit de la création, nous lisons ceci :
« Dieu prit Adam et l’établit dans le jardin d’Eden pour le cultiver et le garder. » (Genèse 2, 15)
Le jardin est une image de la Terre. L’homme en est le gardien et celui qui la cultive.
Cultiver la terre, c’est aussi l’image de toutes sortes d’activités qui sont orientées vers la croissance et la fécondité.
C’est en revenant à la source qui est Dieu que l’être humain moderne pourra connaître ce qui est son bonheur et pourra ainsi devenir un jaillissement bienfaisant pour le monde.
« J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu ! Je n’ai pas d’autre bonheur que toi. » Psaume 15

« C’est par la famille que se déploie l’histoire de l’homme, l’histoire du salut de l’humanité. La famille se trouve au centre du grand affrontement entre le bien et le mal, entre la vie et la mort, entre l’amour et tout ce qui s’oppose à l’amour. C’est à la famille qu’est confiée la tâche de lutter d’abord pour libérer les forces du bien, dont la source se trouve dans le Christ Rédempteur de l’homme. Il faut faire en sorte que chaque foyer s’approprie ces forces, afin que, selon l’expression utilisée lors du millénaire du christianisme en Pologne, la famille soit “forte de Dieu”» (Jean-Paul II, 1994, Lettre aux familles, n. 23).
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Sur le chapitre VIII de l’encyclique Redemptoris Missio.
Se laisser conduire par l’Esprit.

La spiritualité missionnaire s’exprime avant tout par une docilité à l’Esprit, qui engage à se laisser former intérieurement par lui, afin de devenir toujours plus conforme au Christ.
Cette docilité engage aussi à accueillir les dons de courage et de discernement, essentiels pour vivre la mission, comme nous le montrent les apôtres après la Pentecôte.
Table des matières
Les différentes formes d’euthanasie
– L’euthanasie active
– Le suicide assisté
– L’euthanasie indirecte
– L’euthanasie passive
Terminologie
Enjeux économiques de l’euthanasie
Les demandes d’euthanasie
– Les motifs des demandes d’euthanasie
Conclusion

Les différentes formes d’euthanasie
L’euthanasie est le fait de provoquer la mort d’une personne (en la tuant ou en la laissant mourir, selon le type d’euthanasie) atteinte d’une maladie incurable, afin de faire cesser ses souffrances. Par extension, on parle aussi d’euthanasie dans certains pays où il est possible de demander la mort pour des souffrance psychiques pas forcément incurables, comme par exemple pour le fait d’être en prison (en Belgique notamment).

Temps de lecture estimé : 9 mn
Il est bon dans notre vie, autant que possible de manière régulière, de rejoindre Dieu au désert.
Ceux qui, à la lecture de l’article, se sentent frustrés de ne pas pouvoir faire une retraite ou même prendre un ou deux jours à l’écart peuvent lire des réflexions à ce sujet après l’article.
Cet article évoque une retraite en silence, non prêchée et en solitude.
C’est très différent d’une retraite en silence, prêchée et en groupe.
Rien n’empêche de tester l’une et l’autre, c’est pourquoi je donne ici un aperçu de la forme que je pratique.
Au bas de l’article, vous trouverez des adresses de lieux où faire une retraite en solitude, monastères masculins et féminins.
En 2022, j’ai fait une retraite non pas au monastère de la grande Chartreuse, mais dans le massif de la Chartreuse, à côté de Grenoble.