À la découverte de la foi catholique

Chapelle St Michel du Cousson

Auteur/autrice : Filippo-modérateur Page 7 of 16

Vie monastique, une inspiration pour nous laïcs ?

Temps de lecture estimé : 3 min 30

La communauté bénédictine Sainte Marie-Madeleine, installée au monastère de Ganagobie (Alpes de Haute Provence), fête ses 150 ans. Il y a environ quinze moines bénédictins présents dans ce monastère aujourd’hui.

J’ai eu la grâce d’y faire une retraite personnelle d’une semaine cet été, je partage quelques saveurs et inspirations reçues là-bas, et quelques réflexions générales sur la vie monastique.

Le site de Ganagobie est situé sur un plateau difficile d’accès, avec une superbe vue sur la vallée de la Durance et les sommets des Alpes. Le silence et la sérénité y sont impressionnants. Dès que l’on arrive là-haut, l’agitation du monde disparaît. On entre dans le dialogue avec Dieu seul. Enfin, je peux l’écouter, et il peut me parler sans interférence extérieure. Même si j’arrive plein de bruit intérieur, cela ne fait rien, Dieu me prend tel que je suis. Comme le dit saint Claude la Colombière, il ne se lasse jamais de m’écouter.

Jésus Pain de vie, vraie nourriture pour notre faim immense de vie éternelle

Temps de lecture estimé : 2 min 30

Dans l’Évangile d’aujourd’hui (voir extraits en bas), chaque verset mériterait un commentaire développé, de multiples liaisons avec des textes de l’Ancien Testament. La manne est la préfiguration de l’Eucharistie de plusieurs manières. Elle est donnée à tous, elle vient du Ciel, et elle ne peut être gardée pour plusieurs jours.

Messe en rite oriental

La manne était la nourriture du corps. De manière merveilleuse, Jésus nous donne son propre Corps pour notre âme, pour nous unir à lui d’une manière ineffable, impossible à imaginer avec notre propre esprit. Rien de comparable dans aucune autre religion : Dieu se fait nourriture pour son peuple.

La manne était un grand miracle, il préparait nos esprits à recevoir un miracle sans commune mesure. Cette étreinte qu’est la consommation de son Corps dans l’Eucharistie, c’est Jésus qui la veut, c’est lui qui a l’initiative, comme toujours. C’est par la volonté du Père et par la sienne propre qu’il veut se donner à nous de manière si intime. Rien de ce qui est humain ne lui est étranger, et il vient dans notre chair nous nourrir de sa chair. Comment imaginer le Corps du fils de Dieu subir le sort habituel de la nourriture humaine : être mâché, descendre dans l’estomac, puis être assimilé corporellement ?

Jésus nous invite à accueillir la vie éternelle, c’est-à-dire la vie même de Dieu dès cette terre. L’Évangile selon saint Jean regorge de cette volonté de Jésus. C’est par l’Eucharistie tout spécialement qu’il veut nous donner cette vie éternelle. C’est en méditant un texte comme celui-ci que notre soif de l’Eucharistie peut grandir. Cette soif est celle de la vie éternelle, de la vie de Dieu, de cette vie qui est déjà commencée depuis notre baptême et qui va « passer » en nous jusqu’à notre ultime passage, où Dieu, brisant les liens qui nous retiennent encore, pourra enfin, selon sa volonté brûlante, nous étreindre de toutes ses forces et réaliser son « rêve », nous unir pleinement à lui.

Égalité homme – femme dans la Bible : une vision renouvelée

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La description de la création de l’être humain homme et femme, telle que nous la voyons dans les deux premiers chapitres de la Genèse, conditionne largement la vision occidentale sur l’être humain, sur l’identité masculine, l’identité féminine et les rapports entre homme et femme depuis que le christianisme est devenu la religion majoritaire en Occident.

Encore aujourd’hui, il est facile de constater à quel point la vision occidentale diffère radicalement des visions d’autres aires de civilisation comme l’Afrique ou l’Inde.

Il est donc d’une extrême importance d’étudier ces textes de près, pour obtenir une interprétation la plus juste possible de ces textes bibliques, et ainsi renouveler notre regard sur le seul être créé à l’image de Dieu.

Pour des églises ouvertes !

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Porte d'église ouverte

Cet article est le fruit de deux chocs personnels récents.

D’abord, dans notre village, il a été décidé, pour raisons de sécurité, de fermer l’église en-dehors de la messe. Cette décision semble légitime au vu des récentes profanations dans le secteur, mais elle m’empêche d’aller prier régulièrement comme j’en avais l’habitude.

Ensuite, lors d’une visite à Digne-les-Bains (Alpes de Haute Provence), j’ai eu la douleur de constater qu’aucune église de cette ville n’était ouverte en-dehors de la messe, y compris la cathédrale. Seule une chapelle peu entretenue est ouverte certains jours à certaines heures. Je ne pouvais pas imaginer qu’en France, on puisse trouver un siège épiscopal où aucune église ne soit ouverte en semaine.

La surdité vaincue, un miracle de la science et un don de Dieu

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Tout comme la lèpre en son temps, on a longtemps pensé que seul un miracle pouvait guérir les personnes atteintes de surdité.

Grâce aux travaux patients de médecins et d’autres scientifiques, depuis les années 1970 des progrès fulgurants ont été accomplis pour aboutir à un résultat inimaginable il y a encore 50 ans : éradiquer la surdité.

Enfant porteur d'un implant cochléaire

Je parle ici de la surdité dite profonde, celle qui est présente à la naissance par une altération des cellulles ciliées, c’est-à-dire les cellules qui permettent l’audition.

L’organe de l’oreille interne qui permet l’audition s’appelle la cochlée. Dans cet organe se trouvent des milliers de cellules qui captent les sons et les transmettent au nerf auditif relié au cerveau.

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