À la découverte de la foi catholique

Chapelle St Michel du Cousson

Auteur/autrice : Filippo-modérateur Page 5 of 16

Le christianisme est-il une religion du livre ?

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Pour un grand nombre de personnes, y compris chrétiens, la réponse est « oui », parce que, tout comme les juifs et les musulmans, nous nous référons à un livre sacré que nous disons être Parole de Dieu.

Ces personnes peuvent d’ailleurs trouver que, même s’il s’agit d’une expression qui vient du Coran1, elle n’est finalement pas si mal trouvée.

Mais cette vision ne peut être acceptée ni par les chrétiens, ni par les juifs, car le Coran n’a pas du tout le même statut dans l’islam que la Bible dans le christianisme.

Saint Luc écrivant son Évangile - Livre d'heures du roi Louis XII

C’est ce que dit le Cathéchisme de l’Église Catholique à l’article 108 :

« Cependant, la foi chrétienne n’est pas une “religion du Livre”. Le christianisme est la religion de la “Parole” de Dieu, “non d’un verbe écrit et muet, mais du Verbe incarné et vivant” (Saint Bernard, homélie miss. 4, 11 : Opera, ed. J. Leclercq-H. Rochais, v. 4 [Romae 1966] p. 57). Pour qu’elles ne restent pas lettre morte, il faut que le Christ, Parole éternelle du Dieu vivant, par l’Esprit Saint nous “ouvre l’esprit à l’intelligence des Écritures”  (Lc 24, 45). »

Pour les chrétiens, la révélation ultime, absolue, qui ne pourra jamais être dépassée, ce n’est pas la Bible, c’est la personne de Jésus, et rien d’autre.
Pour les musulmans, cette révélation ultime, c’est le Coran.

Le premier jour de la semaine : lundi ou dimanche ?

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Devenu une composante parfaitement intégrée de la culture courante de l’Occident, le fameux week-end anglais (breton chez Astérix), la « fin de semaine » en français du Québec, est constitué, comme chacun sait, du samedi et du dimanche.

Pour les chrétiens, cette vision n’est pas juste, car il y a une mention qui passe souvent inaperçue dans la prière eucharistique qui est dite par le prêtre chaque dimanche à la messe :
« Dans la communion de toute l’Église, en ce premier jour de la semaine, nous célébrons le jour où le Christ est ressuscité d´entre les morts. »

Mais pourquoi la mention « en ce premier jour de la semaine » ?

Et en quoi est-elle importante pour nous ?

Existe-t-il des rencontres virtuelles ?

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Depuis 20-25 ans qu’existe le continent Internet (plus spécifiquement les sites Internet), on constate qu’une des difficultés qu’il pose est la désignation des réalités qu’il recouvre.

En particulier, on emploie volontiers le terme « monde virtuel » pour désigner tout ce qui concerne les activités sur Internet, ou même Internet lui-même, par opposition au « monde réel », ce terme désignant alors tout ce qui échappe au numérique.

Ces deux appellations posent un réel problème, car si Internet n’est qu’un monde virtuel, cela laisse sous-entendre que les activités qui s’y déroulent n’ont pas d’impact sur le réel de la vie des personnes, sur ce qui constitue l’existence concrète des personnes.

Or, il est important de prendre conscience que cette distinction est erronée et masque la vraie distinction.

Un Dieu de surabondance : les noces de Cana

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Dieu travaille dans la surabondance. Dans l’Évangile selon saint Jean chapitre 10, verset 10, Jésus dit qu’il est venu pour donner la vie en surabondance. Cette surabondance porte tant sur la quantité que sur la qualité.

Dans les noces de Cana (Jean 2, 11), il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Ce qu’on voit, c’est Jésus transformant 600 litres d’eau en vin.

Jarre de pierre antique

Mais réalisons un peu ce qu’il vient de faire, ce qu’on ne voit pas forcément : 600 litres ! S’il y avait 100 invités, ce qui est déjà beaucoup, et si on leur donnait un litre de vin chacun, il resterait encore 500 litres. 500 litres de vin de première qualité, quelle générosité ! Quelle surabondance !

« En toi je trouve mes délices »

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La fête liturgique du baptême de Jésus est célébrée le deuxième dimanche après Noël, et clot le temps liturgique de Noël. Lors de cette fête, on lit l’Évangile rapportant l’événement, et on lit la parole du Père à son fils, qui dans les trois Évangiles comporte la mention : « en toi je trouve ma joie », selon la nouvelle traduction liturgique.

Il est intéressant de voir que dans le texte grec, la mention est : « je trouve toute mon ευδοκηω ». « Eudokéau », en grec, est un verbe qui a plusieurs acceptions, dont les principales sont : « se complaire » ou bien « agréer » ou encore « prendre son plaisir ».

Dans l’Ancien Testament, Dieu dit : « Mes délices sont d’être avec les en­fants des hommes. » (Prov. 8, 31). Saint Alphonse de Ligori écrit : « Le paradis de Dieu, pouvons-nous dire, c’est le cœur de l’homme. Dieu vous aime ? Aimez-le. Ses délices sont d’être avec vous ? Mettez vos délices à rester avec lui, à passer votre vie entière en sa tout aimable compagnie, qui sera, vous l’espérez bien, le charme de votre éternité. »

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