Site pour mieux connaître Dieu et l'Église catholique

Auteur/autrice : Filippo-modérateur Page 2 sur 8

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Pourquoi Dieu laisse le chrétien échouer parfois ?

Temps de lecture estimé : 3 min

Rudyard Kipling disait dans son célèbre poème, « Tu seras un homme mon fils » :
« Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite et recevoir ces deux menteurs d’un même front. »

Les catégories « succès » et « échec » n’ont, comme souvent, pas le même sens pour Dieu et pour nous.

Quand les foules et les apôtres ont contemplé Jésus sur la croix, tous ont interprété cela comme un échec total, la preuve que celui qui était pendu au gibet était un imposteur, un raté.

Mais quand ses apôtres l’ont vu ressuscité et ont vu ses paroles s’accomplir à la Pentecôte, ils ont compris que la victoire était acquise définitivement. Même quand ils ont, plus tard, subi le martyr pour le nom de Jésus, ils ont compris qu’ils étaient les grands vainqueurs.

Le sacrement de réconciliation

Comment pardonner selon la Bible ?

Temps de lecture estimé : 4 min 30

Dans la Bible, plus précisément dans l’Évangile, on voit Jésus pardonner à ceux qui sont en train de le crucifier.
Il dit précisément : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font. » (Luc 23, 34)
Comment peut-il pardonner à ce moment-là ?
Remontons un peu dans la Bible.

La loi de la jungle

Dans les premiers temps bibliques, c’est la violence brute qui prévaut, la loi de la jungle, à la manière animale. Il n’y a pas de mesure entre la faute commise et la sanction, comme on le voit dans le livre de la Genèse, au chapitre 34.

Le Père Mario Borzaga, martyr à 27 ans

Aimer au prix de sa vie : dix Français, six Laotiens et un Italien martyrs au Laos béatifiés

Temps de lecture estimé : 7 min 30

15 martyrs du Laos
Les 15 martyrs du Laos

L’Agence d’information des Missions Étrangères de Paris (MEP) informe que dix martyrs Français, tous tués par la guérilla communiste au cours de leur mission au Laos entre 1954 et 1969, ont été déclarés bienheureux le 11 décembre 2016, en même temps que six Laotiens et un Italien.

« Dimanche 11 décembre, 3e dimanche de l’Avent, il n’y a eu qu’une seule et unique messe célébrée dans tout le Laos. Les quatre évêques et les 21 prêtres que compte cette petite Église catholique étaient tous regroupés à Vientiane, où, dans l’église du Sacré-Cœur, l’unique lieu de culte catholique de la capitale, ils ont célébré, en présence de près de 6 000 fidèles et d’une dizaine de prélats étrangers, la béatification de 17 martyrs. »

Pourquoi risquer sa vie pour l’amour de Dieu aujourd’hui ?

Ces béatifications sont une occasion de méditation et de contemplation : pourquoi ces hommes ont-ils choisis d’aller annoncer Jésus au bout du monde, dans un petit pays inconnu, reculé et très pauvre, sachant sans le moindre doute qu’ils risquaient leur vie ? Quel genre d’amour pouvaient-ils avoir dans le cœur pour choisir une vie aussi aventureuse et périlleuse ?

Saint Luc écrivant son Évangile - Livre d'heures du roi Louis XII

Le christianisme est-il une religion du livre ?

Christ enseignant - monastère Sainte Catherine - désert du SinaïTemps de lecture estimé : 2 min

Pour un grand nombre de personnes, y compris chrétiens, la réponse est « oui », parce que, tout comme les juifs et les musulmans, nous nous référons à un livre sacré que nous disons être Parole de Dieu.

Ces personnes peuvent d’ailleurs trouver que, même s’il s’agit d’une expression qui vient du Coran1, elle n’est finalement pas si mal trouvée.

Mais cette vision ne peut être acceptée ni par les chrétiens, ni par les juifs, car le Coran n’a pas du tout le même statut dans l’islam que la Bible dans le christianisme.

C’est ce que dit le Cathéchisme de l’Église Catholique à l’article 108 :

« Cependant, la foi chrétienne n’est pas une “religion du Livre”. Le christianisme est la religion de la “Parole” de Dieu, “non d’un verbe écrit et muet, mais du Verbe incarné et vivant” (Saint Bernard, homélie miss. 4, 11 : Opera, ed. J. Leclercq-H. Rochais, v. 4 [Romae 1966] p. 57). Pour qu’elles ne restent pas lettre morte, il faut que le Christ, Parole éternelle du Dieu vivant, par l’Esprit Saint nous “ouvre l’esprit à l’intelligence des Écritures”  (Lc 24, 45). »

Pour les chrétiens, la révélation ultime, absolue, qui ne pourra jamais être dépassée, ce n’est pas la Bible, c’est la personne de Jésus, et rien d’autre.
Pour les musulmans, cette révélation ultime, c’est le Coran.

Le premier jour de la semaine : lundi ou dimanche ?

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Astérix : le week-end des bretonsDevenu une composante parfaitement intégrée de la culture courante de l’Occident, le fameux week-end anglais (breton chez Astérix), la « fin de semaine » en français du Québec, est constitué, comme chacun sait, du samedi et du dimanche.

Pour les chrétiens, cette vision n’est pas juste, car il y a une mention qui passe souvent inaperçue dans la prière eucharistique qui est dite par le prêtre chaque dimanche à la messe :
« Dans la communion de toute l’Église, en ce premier jour de la semaine, nous célébrons le jour où le Christ est ressuscité d´entre les morts. »

Mais pourquoi la mention « en ce premier jour de la semaine » ?

Et en quoi est-elle importante pour nous ?

Existe-t-il des rencontres virtuelles ?

Temps de lecture estimé : 5 min 30

Depuis 20-25 ans qu’existe le continent Internet (plus spécifiquement les sites Internet), on constate qu’une des difficultés qu’il pose est la désignation des réalités qu’il recouvre.

En particulier, on emploie volontiers le terme « monde virtuel » pour désigner tout ce qui concerne les activités sur Internet, ou même Internet lui-même, par opposition au « monde réel », ce terme désignant alors tout ce qui échappe au numérique.

Ces deux appellations posent un réel problème, car si Internet n’est qu’un monde virtuel, cela laisse sous-entendre que les activités qui s’y déroulent n’ont pas d’impact sur le réel de la vie des personnes, sur ce qui constitue l’existence concrète des personnes.

Or, il est important de prendre conscience que cette distinction est erronée et masque la vraie distinction.

Jarre de pierre antique

Un Dieu de surabondance : les noces de Cana

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Dieu travaille dans la surabondance. Dans l’Évangile selon saint Jean chapitre 10, verset 10, Jésus dit qu’il est venu pour donner la vie en surabondance. Cette surabondance porte tant sur la quantité que sur la qualité.

Dans les noces de Cana (Jean 2, 11), il y a ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas. Ce qu’on voit, c’est Jésus transformant 600 litres d’eau en vin.

Mais réalisons un peu ce qu’il vient de faire, ce qu’on ne voit pas forcément : 600 litres ! S’il y avait 100 invités, ce qui est déjà beaucoup, et si on leur donnait un litre de vin chacun, il resterait encore 500 litres. 500 litres de vin de première qualité, quelle générosité ! Quelle surabondance !

Le baptême de Jésus par Joachim Patenier

« En toi je trouve mes délices »

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La fête liturgique du baptême de Jésus est célébrée le deuxième dimanche après Noël, et clot le temps liturgique de Noël. Lors de cette fête, on lit l’Évangile rapportant l’événement, et on lit la parole du Père à son fils, qui dans les trois Évangiles comporte la mention : « en toi je trouve ma joie », selon la nouvelle traduction liturgique.

Il est intéressant de voir que dans le texte grec, la mention est : « je trouve toute mon ευδοκηω ». « Eudokéau », en grec, est un verbe qui a plusieurs acceptions, dont les principales sont : « se complaire » ou bien « agréer » ou encore « prendre son plaisir ».

Dans l’Ancien Testament, Dieu dit : « Mes délices sont d’être avec les en­fants des hommes. » (Prov. 8, 31). Saint Alphonse de Ligori écrit : « Le paradis de Dieu, pouvons-nous dire, c’est le cœur de l’homme. Dieu vous aime ? Aimez-le. Ses délices sont d’être avec vous ? Mettez vos délices à rester avec lui, à passer votre vie entière en sa tout aimable compagnie, qui sera, vous l’espérez bien, le charme de votre éternité. »

« Et le Verbe s’est fait chair, et il a campé parmi nous » Jean 1, 14

Notre galaxie la Voie lactéeTemps de lecture estimé : 2 min

Cette parole peut être traduite de diverses manières.

Le mot « Verbe » est une traduction très réductrice du mot grec « λογος », logos en français, qui a donné tous les mots de la famille qui se terminent par « logue ».

Le logos, dans la langue grecque de l’époque, désigne le principe premier du cosmos. Dans la philosophie grecque, le cosmos désigne l’univers organisé par le logos.

Saint Jean est bien conscient de cela, et applique à Jésus ce terme incroyablement puissant. C’est d’une audace folle, que nous avons de la peine à mesurer aujourd’hui.

Un homme, né d’une femme, un être humain avec toutes les limitations que cela implique, serait ainsi le principe de tout l’univers !

Quel émerveillement pour nous de contempler ainsi Jésus, vrai homme et en même temps vrai Dieu, Lumière du monde !

La Bible a-t-elle seulement été écrite en hébreu et en grec ?

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L'Écriture sainte en grec
L’Écriture sainte en grec : È aguia graphè

Certains spécialistes, peu nombreux, estiment qu’il aurait pu exister des fragments du Nouveau Testament écrits en araméen.

Cependant, il n’existe aucune preuve formelle de cette affirmation, personne n’ayant jamais pu produire un manuscrit biblique authentique dans d’autres langues que l’hébreu et le grec.

Nous, les Occidentaux de langues romanes, sommes une fois de plus privilégiés : nos langues plongent profondément leurs racines dans le grec, spécialement le français.

Nous pouvons donc beaucoup plus facilement « coller » aux modes de pensée des auteurs du Nouveau Testament qu’un habitant de l’Extrême-Orient ou de l’Inde par exemple.

Si je lis le titre visible sur la couverture cette Bible, je vois « αγια », qui se lit « aguia », d’où vient le mot « hagiographie », qui signifie « vie de saint » (littéralement « écrit sur un saint »).

« Γραφη » se lit « graphè », d’où viennent justement les mots de la famille « graphie », donc écriture. D’où une traduction toute simple de ce titre : « L’Écriture sainte ».

La plus grande partie des livres de l’Ancien Testament ont été écrits en hébreu. Une plus petite partie a été écrite en grec, et une partie plus faible encore en araméen. L’ensemble du Nouveau Testament a été écrit en grec.

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