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Chapelle St Michel du Cousson

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Pourquoi la liturgie ne retient-elle d’Esther qu’un seul texte, apocryphe ?

Première lecture des textes du jour : Esther (4,17) ->

En ces jours-là, la reine Esther, dans l’angoisse mortelle qui l’étreignait, chercha refuge auprès du Seigneur. Se prosternant à terre avec ses servantes du matin jusqu’au soir, elle disait : « Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob, tu es béni. Viens à mon secours car je suis seule, et je n’ai pas d’autre défenseur que toi, Seigneur. Car je vais jouer avec le danger. Dans les livres de mes ancêtres, Seigneur, j’ai appris que ceux qui te plaisent, tu les libères pour toujours, Seigneur. Et maintenant, aide-moi, car je suis solitaire et je n’ai que toi, Seigneur mon Dieu. Maintenant, viens me secourir car je suis orpheline, et mets sur mes lèvres un langage harmonieux quand je serai en présence de ce lion ; fais que je trouve grâce devant lui, et change son cœur : qu’il se mette à détester celui qui nous combat, qu’il le détruise avec tous ses partisans. Et nous, libère-nous de la main de nos ennemis ; rends-nous la joie après la détresse et le bien-être après la souffrance. »

Qui a tué l’enfant maître d’œuvre ?

Bonjour,

aujourd’hui, je suis profondément désemparé.

En ce dimanche de la Trinité, la première lecture est celle du livre des Proverbes ; au versets 29 et 30, je lis « quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre. Et moi, je grandissais à ses côtés. »

Il y a un temps qui me semble infini, j’avais lu quelque part qu’en hébreu, les voyelles ne s’écrivent pas ; c’est au lecteur de reconstituer le mot en replaçant les voyelles entre les consonnes.

Et que, selon la voyelle qu’on place, l’apposition juste après « quand il établissait les fondements de la terre » pouvait se lire « petit enfant » ou « maître d’œuvre ». J’ai toujours considéré cette incertitude comme un sommet de poésie.

Pouvez-vous m’indiquer pourquoi la traduction a changé ? Comment est-on passé d’une apposition (« petit enfant / maître d’œuvre ») à un verbe (« je grandissais ») ? Pourquoi l’Église normalise, arase, assassine la poésie ? Comment nous pouvons faire confiance à une parole soi-disant divine et éternelle alors qu’elle est totalement dénaturée en une génération ? Comment pouvons-nous vivre la joie de l’Évangile quand on saccage notre jeunesse ?

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Pourquoi l’Église trahit-elle Isaïe 38 ?

Je suis en colère. J’avais déjà remarqué cela, il y a quelques années, dans la liturgie de semaine de l’été.

Le chapitre 38 d’Isaïe rapporte la maladie du roi Ezekias alors que Jérusalem est assiégée par les Assyriens. Isaïe est envoyé auprès du roi pour lui confirmer sa mort prochaine, mais celui-ci supplie le Seigneur dans une ardente prière, suite à laquelle Isaïe annoncer au roi qu’il vivra 15 ans de plus ; pour matérialiser cela, le cadran solaire remonte de 10 degrés.

Le roi chante alors un cantique de louange, puis Isaïe ordonne qu’on applique un gâteau de figues sur l’ulcère dont il souffre ; enfin, Ezékias demande à la toute fin du chapitre : «  À quel signe reconnaîtrai-je que je pourrai monter à la Maison du Seigneur ? »

À quoi ça sert d’être catholique pratiquant si ça ne change rien à ma vie ?

À quoi ça sert d’aller à la messe le dimanche et les jours de fête, à quoi ça sert de lire la Bible, à quoi ça sert de me confesser si ça ne change rien à ma vie ?

Ce sont de belles idées mais je ne deviens pas meilleur et ma vie n’en est pas plus intéressante pour autant. Et tous les gens qui souffrent dans le monde n’arrête pas de souffrir non plus parce que je vais à la messe.

Catherine, Hypathie et les sœurs Mariposas.

Bonne fête Cat !

J’ai été frappé d’entendre à la radio que le 25 novembre est la journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, le même jour que la Sainte-Catherine.

Je lis que cette date a été choisie en référence à l’assassinat des trois sœurs Mirabal, surnommées sœurs « Mariposas » (« Papillons ») en République Dominicaine, le 25 novembre 1960. Le parallèle n’en reste pas moins troublant : la très probablement légendaire Catherine d’Alexandrie est révérée comme vierge, philosophe très convaincante et martyre ; une sainte patronne qui colle bien à cette journée internationale.

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