Bonjour,
aujourd’hui, je suis profondément désemparé.
En ce dimanche de la Trinité, la première lecture est celle du livre des Proverbes ; au versets 29 et 30, je lis « quand il imposait à la mer ses limites, si bien que les eaux ne peuvent enfreindre son ordre, quand il établissait les fondements de la terre. Et moi, je grandissais à ses côtés. »
Il y a un temps qui me semble infini, j’avais lu quelque part qu’en hébreu, les voyelles ne s’écrivent pas ; c’est au lecteur de reconstituer le mot en replaçant les voyelles entre les consonnes.
Et que, selon la voyelle qu’on place, l’apposition juste après « quand il établissait les fondements de la terre » pouvait se lire « petit enfant » ou « maître d’œuvre ». J’ai toujours considéré cette incertitude comme un sommet de poésie.
Pouvez-vous m’indiquer pourquoi la traduction a changé ? Comment est-on passé d’une apposition (« petit enfant / maître d’œuvre ») à un verbe (« je grandissais ») ? Pourquoi l’Église normalise, arase, assassine la poésie ? Comment nous pouvons faire confiance à une parole soi-disant divine et éternelle alors qu’elle est totalement dénaturée en une génération ? Comment pouvons-nous vivre la joie de l’Évangile quand on saccage notre jeunesse ?
Les réponses sont dans les commentaires