À la découverte de la foi catholique

Chapelle St Michel du Cousson

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« En toi je trouve mes délices »

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La fête liturgique du baptême de Jésus est célébrée le deuxième dimanche après Noël, et clot le temps liturgique de Noël. Lors de cette fête, on lit l’Évangile rapportant l’événement, et on lit la parole du Père à son fils, qui dans les trois Évangiles comporte la mention : « en toi je trouve ma joie », selon la nouvelle traduction liturgique.

Il est intéressant de voir que dans le texte grec, la mention est : « je trouve toute mon ευδοκηω ». « Eudokéau », en grec, est un verbe qui a plusieurs acceptions, dont les principales sont : « se complaire » ou bien « agréer » ou encore « prendre son plaisir ».

Dans l’Ancien Testament, Dieu dit : « Mes délices sont d’être avec les en­fants des hommes. » (Prov. 8, 31). Saint Alphonse de Ligori écrit : « Le paradis de Dieu, pouvons-nous dire, c’est le cœur de l’homme. Dieu vous aime ? Aimez-le. Ses délices sont d’être avec vous ? Mettez vos délices à rester avec lui, à passer votre vie entière en sa tout aimable compagnie, qui sera, vous l’espérez bien, le charme de votre éternité. »

« Et le Verbe s’est fait chair, et il a campé parmi nous » Jean 1, 14

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Cette parole peut être traduite de diverses manières.

Le mot « Verbe » est une traduction très réductrice du mot grec « λογος », logos en français, qui a donné tous les mots de la famille qui se terminent par « logue ».

Le logos, dans la langue grecque de l’époque, désigne le principe premier du cosmos. Dans la philosophie grecque, le cosmos désigne l’univers organisé par le logos.

Saint Jean est bien conscient de cela, et applique à Jésus ce terme incroyablement puissant. C’est d’une audace folle, que nous avons de la peine à mesurer aujourd’hui.

Un homme, né d’une femme, un être humain avec toutes les limitations que cela implique, serait ainsi le principe de tout l’univers !

Quel émerveillement pour nous de contempler ainsi Jésus, vrai homme et en même temps vrai Dieu, Lumière du monde !

La Bible a-t-elle seulement été écrite en hébreu et en grec ?

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L'Écriture sainte en grec
L’Écriture sainte en grec : È aguia graphè

Certains spécialistes, peu nombreux, estiment qu’il aurait pu exister des fragments du Nouveau Testament écrits en araméen.

Cependant, il n’existe aucune preuve formelle de cette affirmation, personne n’ayant jamais pu produire un manuscrit biblique authentique dans d’autres langues que l’hébreu et le grec.

Nous, les Occidentaux de langues romanes, sommes une fois de plus privilégiés : nos langues plongent profondément leurs racines dans le grec, spécialement le français.

Nous pouvons donc beaucoup plus facilement « coller » aux modes de pensée des auteurs du Nouveau Testament qu’un habitant de l’Extrême-Orient ou de l’Inde par exemple.

Pourquoi les catholiques lisent-ils si peu la Bible chez eux ?

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Un Évangéliaire moderneVoici une constatation que tout un chacun peut faire : peu de catholiques ont une vraie connaissance de la Bible. En cela nous avons vraiment une culture différente de celle de nos frères protestants, qui la lisent et en parlent en toute occasion.

Certes chez les catholiques, nous écoutons la Parole de Dieu chaque semaine, mais ce ne sont pas quatre fragments par semaines, même bien commentés, qui peuvent nous donner une véritable culture, une vision organique de la Parole.

Parfois, chez nous les catholiques, les encouragements à lire la Parole hors de la liturgie font défaut. Les catholiques sont surtout incités à participer à la messe, à prier et à pratiquer les œuvres de charité.

Pourtant, il y a 50 ans le Concile Vatican II encourageait avec force les fidèles à s’approcher de la Parole de Dieu : « Le saint Concile exhorte de façon insistante et spéciale tous les chrétiens à apprendre, par la lecture fréquente des divines Écritures, “la science éminente de Jésus-Christ”. (Épître à Philémon 3,8) ». Cette citation est extraite de la constitution dogmatique sur la révélation divine Dei Verbum, §24.

« Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu’ils font », ou pas ?

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J’ai participé aujourd’hui à des échanges sur Facebook, où une internaute avait écrit : « Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu’ils font », et un internaute avait répondu : « Ne leur pardonne pas, parce qu’ils savent ce qu’ils font ».

« Père, pardonne-leur : ils ne savent ce qu’ils font » est l’une des dernières paroles de Jésus sur la Croix (Luc, 23, 33). Cet internaute catholique refusait d’appliquer cette prière de Jésus aux islamistes ayant commis les attentats de Paris, car pour lui, affirmer qu’ils ne savaient pas ce qu’ils faisaient revenait à dire que tout leur était permis du fait de leur ignorance. Loin de moi cette idée !

Bougies tout autour de l'écriteau « Pray for Paris », suite aux attentats

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