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« La pitié dangereuse (ou l’impatience du cœur) » est le titre du seul roman de Stefan Zweig, roman édité en 1939.

Stefan Zweig (1881-1942) est un auteur qui a toujours vécu dans la nostalgie de l’Empire austro-hongrois, démantelé en 1918. Son œuvre, vaste, est surtout composée de nouvelles, de biographies et de lettres.
Ce roman montre comment une pitié non éclairée par la raison peut mener, avec les meilleures intentions du monde, aux pires catastrophes. Il est d’autant plus intéressant qu’il concerne les rapports entre un homme et une femme, qui tissent une relation ambiguë.
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Le responsable de l’association Saint Jean de la Croix m’a autorisée à publier ici une partie de son dernier numéro du bulletin Oraison (bulletin mensuel d’aide à la vie spirituelle).
En quoi une affection particulièrement forte, celle d’un époux pour son épouse, ou d’une mère pour son enfant, par exemple, peut-elle contribuer à une plus grande sainteté ? Et au-delà, comment concilier la vie chrétienne comme amour inconditionnel du Christ, et nos affections terrestres ?
Septembre 2007 : j’arrivai dans la ville de Pattaya, où j’avais décidé de m’installer pour une durée indéterminée, afin de me rapprocher des femmes thaïlandaises vivant de la prostitution auprès des touristes asiatiques et occidentaux.
Je vous rassure tout de suite : je ne parlerai pas ici de la prostitution des enfants, et les « touristes sexuels » dont je parle sont ceux qui se tournent vers des femmes majeures et consentantes. Pendant mon séjour de 15 mois à Pattaya, je n’ai pas cherché à rencontrer des enfants prostitués, ni à en savoir plus sur leur situation. La situation des femmes thaïes adultes consentante était déjà bien lourde et douloureuse, je ne me sentais pas la force intérieure d’accueillir dans mon cœur toute la souffrance des femmes victimes de réseaux, ni celle des enfants.
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Si ce mariage existe aujourd’hui et apparaît comme un idéal souvent difficile à atteindre, il est pourtant un sommet de l’évolution du mariage à travers les siècles. Mon propos se limite à l’Occident.
La polygamie était la règle chez les Francs. Clovis faisait figure d’exception avec son unique femme Clotilde. Les évêques ont mis des siècles avant de venir à bout de la polygamie, de droit ou de fait. La monogamie finit par triompher.

La liberté du mariage a été défendue par l’Église catholique au Moyen-Âge. C’est ainsi que les mariages secrets ont été interdits pour limiter les pressions de la famille. La liberté dans le mariage fut une conquête très lente. Selon les milieux sociaux, les mariages arrangés cédèrent la place progressivement au mariage d’amour, entre autres sous la pression constante de l’Église. L’idée que mariage et amour puissent coïncider est finalement très récente. Auparavant, dans des sociétés où la pauvreté était la norme et la richesse l’exception, le mariage devait nécessairement inclure un intérêt matériel, c’était souvent la seule motivation.
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