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Morale sexuelle en rapport avec les sacrements : questionnement

Exprimer une révolte: 

En réalité ce n'est pas vraiment "une révolte", plutôt un problème que j'ai personnellement à me sentir naturellement à l'aise avec la doctrine de l'Eglise, sur quelques points en matière de morale sexuelle vis à vis des Sacrements. Si je me trouvais personnellement confronté à certaines situations (et il y a des chances que je le sois en effet vues les circonstances), je serais obligé à mon grand regret et impuissance de me couper durablement des Sacrements, par respect et obéissance. Il se trouve que les positions de l'Eglise des chrétiens orthodoxes correspondent beaucoup mieux à ce que je pense personnellement sur notamment deux points. La contraception artificielle et les nouvelles unions après divorce (après pénitence sans nouveau mariage à caractère de Sacrement) ne fermant pas aux Sacrements chez eux, contrairement à chez nous. Je connais la Doctrine Catholique; je n'envisage pas de changer de confession pour ces raisons là, car dans ma ville il n'y a pas d'orthodoxes, à part des Roumains (je ne suis bien sûr pas anti roumain, mais c'est une très petite communauté très typé national); et plus largement en France c'est un peu pareil, sauf peut être Paris. De plus je suis plus catholique sur certains autres points, comme sur la Doctrine du Purgatoire; et la France catholique est mon pays, ma tradition, mon enfance. Je pose une remarque sur ces deux points : la plupart des catholiques, y compris beaucoup du peu de pratiquants qui restent (2-4%), sont en dissonance avec la Doctrine, notamment sur ces deux points justement. Je ferais les remarques suivantes : dans un régime démographique ancien de natalité forte couplée à une mortalité forte (99% de l'histoire humaine : jusqu'à assez récemment), la Doctrine collait assez naturellement avec le régime démographique. Mais il y a eu les progrès de la Médecine moderne qui a fait baisser drastiquement le taux de mortalité (pas seulement infantile); ce qui a pour conséquence nécessaire, avec une natalité toujours forte couplée à une mortalité faible, le grave problème de la surpopulation sur une planète qui n'est pas extensible et dont on touche maintenant aux limites (ressources). Il y a là une distorsion grave : pour que la population globale n'augmente pas de manière excessive il faut que les deux taux soient à peu près en même temps soit faibles soit forts. Donc en toute logique, de manière réaliste (par delà l'idéal), de deux choses l'une : soit on accepte la contraception artificielle (pas forcément sous toutes ses formes), soit on refuse la Médecine moderne, à l'instar de certaines sectes. Accepter l'une en refusant l'autre n'est pas réaliste, et même pas très logique. Si on n'accepte pas la pilule pourquoi accepter alors le doliprane et les vaccins? J'ai la même réflexion sur le Divorce remariage. A part la période 1792-1815, en France le Divorce n'est possible civilement que depuis 1884. Ce qui veut dire qu'avant il était impossible, pas seulement religieusement mais aussi civilement. Un catholique est donc aujourd'hui complètement à contre courant (s'il prend vraiment au sérieux les Sacrements); or les catholiques vivent intégrés dans la société, mais il me semble pourtant qu'il se passe là quelque chose de très problématique. De deux choses l'une : soit on interdit le divorce, y compris civilement, soit on s'accorde un peu plus sur "le monde" en faisant quelque chose de similaire aux orthodoxes. Comme sur le point précédent, j'ai la nette impression qu'on est au milieu du gué, en faisant des concessions, mais dans un "ni ni" peu solide; j'aime bien l'expression "de deux choses l'une" et j'ai la désagréable sensation que la Doctrine s'enlise dans un "juste milieu" marécageux, une caricature de "jésuitisme". Paul VI a ainsi reconnu la nécessité de régulation des naissances (concession), mais on n'est déjà plus vraiment dans le strict naturalisme catholique; car au delà des mots, il s'agit bien en réalité d'une forme de contraception, c'est à dire quelque chose qui n'est pas strictement naturelle. La méthode sympto thermique est bien une technique, une techné, basée sur des études et un savoir, un apprentissage, une pratique apprise. Rien à voir donc avec le pur naturalisme des animaux ou des plus anciens hommes. D'ailleurs si les catholiques respectaient vraiment la Doctrine je pense que plus grand monde communierait; il y aurait alors une grande crise. Je sais bien que revenir au monde d'avant ne réduirait pas forcément les communions illicites; car il n'y aurait pas de divorce (interdit), mais il y aurait alors plus d'adultères au sens classique; une apparence plus belle mais bien plus d'hypocrisie. Ces positions tièdes de l'Eglise de l'époque moderne ne conviennent pas. On s'accroche à la Tradition à contre courant des idées modernes, mais en acceptant certaines de ces idées modernes. Il y a là une conciliation des contraires assez boiteuse. Personnellement je pense que de deux choses l'une : soit on s'aligne sur les orthodoxes, dont la tradition est proche et tout aussi ancienne que la notre et qui n'ont aucun souci avec ce genre de problème, soit on interdit absolument le divorce y compris civilement, et on refuse en bloc la Médecine moderne afin de revenir à un régime démographique ancien (taux de natalité et de mortalité tous les deux forts). Tout cela ne sont que des réflexions, je ne dis pas que ce sont mes pensées définitives et indestructibles. De plus je ne suis qu'un laïc : si je vais à l'Eglise ça veut dire que je reconnais l'autorité de l'Eglise. Or je suis respectueux et assez scrupuleux. Ce qui veut dire que je distingue entre mon avis personnel et la discipline de l'Eglise que je dois suivre si je suis pratiquant. Et en effet je le suis. En réalité je suis célibataire très longue durée (subi) et je peux donc communier et me confesser. Cette situation douloureuse risque de durer longtemps. Mais je sais que ce que je désire (une compagne) risque fort si cela arrive de m'écarter durablement des Sacrements, à cause de la nature qui est la mienne et des circonstances; ce que je déplore vraiment.

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