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Les différences entre nos églises sont profondes, et les difficultés pour parvenir à la pleine communion très nombreuses.

Il y a déjà le problème du credo (après l'ajout du filioque par les occidentaux) et de la primauté du pape que vous évoquez. De notre point de vue, cela constitue une sortie de l'Orthodoxie qui empêche la communion.

Il est par ailleurs hors de question pour nous d' "intégrer le troupeau de l'église catholique"! La communion ne sera rétablie que le jour où les occidentaux redeviendront orthodoxes, en supprimant le filioque et en acceptant le principe de la collégialité.

L'évolution séparée a engendré d'autres différences très difficiles à surmonter:

- Différence de conception de la Grâce (créée pour vous, incréée pour nous)

- Refus des notions et/ou dogmes de purgatoire, sacré-cœur, d'immaculée conception, d'adoration "visuelle" des Saints Dons chez les orthodoxes

- Il ne faut pas non plus oublier le fait que nous avons chacun une liste de saints et de saintes qui diffère depuis un millier d'années. Aussi sympathiques soient-ils, François d'Assise et Thérèse de Lisieux ne peuvent pas être reconnus comme saints chez les orthodoxes (car il est selon nous impossible de se sanctifier en dehors de l’Église orthodoxe).

Sans parler des dérives modernes (comme le renouveau) qui nous confortent dans l'idée qu'il est impossible de communier avec les occidentaux dans l'état actuel des choses. Il est important de comprendre que nous nous considérons comme la seule et véritable Église des apôtres. C'est peut-être agaçant pour les autres chrétiens, mais c'est ainsi. Lorsque nous prions pour l'unité, nous prions pour le retour des égarés dans l’Église...

Mais le fait d'appartenir à la véritable Église ne nous assure pas automatiquement le salut, et on peut bien-sûr être sauvé en dehors de la communion orthodoxe (Dieu peut tout...)



Dr. Radut Consulting