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Blog catholique de spiritualité et d'actualité

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Portrait de Filippo-modérateur

Le christianisme est-il une religion du livre ?

Christ enseignant - monastère Sainte Catherine - désert du SinaïTemps de lecture estimé : 2 min

Pour un grand nombre de personnes, y compris chrétiens, la réponse est « oui », parce que, tout comme les juifs et les musulmans, nous nous référons à un livre sacré que nous disons être Parole de Dieu.

Ces personnes peuvent d'ailleurs trouver que, même s'il s'agit d'une expression qui vient du Coran1, elle n'est finalement pas si mal trouvée.

Mais cette vision ne peut être acceptée ni par les chrétiens, ni par les juifs, car le Coran n'a pas du tout le même statut dans l'islam que la Bible dans le christianisme.

C'est ce que dit le Cathéchisme de l'Église Catholique à l'article 108 :

« Cependant, la foi chrétienne n’est pas une “religion du Livre”. Le christianisme est la religion de la “Parole” de Dieu, “non d’un verbe écrit et muet, mais du Verbe incarné et vivant” (Saint Bernard, homélie miss. 4, 11 : Opera, ed. J. Leclercq-H. Rochais, v. 4 [Romae 1966] p. 57). Pour qu’elles ne restent pas lettre morte, il faut que le Christ, Parole éternelle du Dieu vivant, par l’Esprit Saint nous “ouvre l’esprit à l’intelligence des Écritures”  (Lc 24, 45). »

Pour les chrétiens, la révélation ultime, absolue, qui ne pourra jamais être dépassée, ce n'est pas la Bible, c'est la personne de Jésus, et rien d'autre.
Pour les musulmans, cette révélation ultime, c'est le Coran.

Saint Luc écrivant son Évangile - Livre d'heures du roi Louis XII
Portrait de Les Petits Ostensoirs

Les Petits Ostensoirs, pour la promotion de la confession des enfants

Temps de lecture estimé : 2 min

« S'il te plait maman, emmène-moi me confesser ! »

Avez vous déjà entendu cette phrase ? Probablement pas plus qu'on n'a déjà vu un jeune garçon blond demander au beau milieu du désert à un aviateur en rade de lui dessiner un mouton. Pourtant cela pourrait être le début d'une très belle histoire, un cadeau merveilleux à transmettre qui conduit à la rencontre de Jésus et nous transforme en petits ostensoirs, en porte-Christ envoyés dans le monde pour rayonner.

Portrait de Cat-modératrice

Est-ce Jésus qui me parle ?

Petite mise au point concernant les signes de Dieu et les révélations

Temps de lecture estimé : 5 min.

Jésus est notre Dieu. Il est infiniment libre, mais il ne sait utiliser sa liberté que pour notre bien, notre bonheur. Et il n'y a pas d'arbitraire en lui, il ne renie jamais sa propre parole.

Le but de la vie humaine est la communion d'amour avec Dieu et avec les autres êtres humains.

Pour nous conduire vers la réalisation de ce but, Dieu nous parle.

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ;
mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes.
(Hébreux 1, 1-2)

Le Fils, par lequel le Père nous parle désormais, nous communique sa Parole (c'est-à-dire son être) de bien des façons. Il nous parle par sa vie, par les auteurs bibliques, par l'Église qui est son propre Corps, par sa manifestation dans nos vies, par les personnes qu'il met sur notre route, par nos supérieurs hiérarchiques, par nos prêtres, par nos papes, par des inspirations, des motions, pourquoi pas des visions...

Portrait de Filippo-modérateur

Le premier jour de la semaine : lundi ou dimanche ?

Temps de lecture estimé : 2 min

Astérix : le week-end des bretonsDevenu une composante parfaitement intégrée de la culture courante de l'Occident, le fameux week-end anglais (breton chez Astérix), la « fin de semaine » en français du Québec, est constitué, comme chacun sait, du samedi et du dimanche.

Pour les chrétiens, cette vision n'est pas juste, car il y a une mention qui passe souvent inaperçue dans la prière eucharistique qui est dite par le prêtre chaque dimanche à la messe :
« Dans la communion de toute l’Église, en ce premier jour de la semaine, nous célébrons le jour où le Christ est ressuscité d´entre les morts. »

Mais pourquoi la mention « en ce premier jour de la semaine » ?

Et en quoi est-elle importante pour nous ?

Rendez-moi mes craies (poème)

Rendez-moi mes craies !

Rendez-moi mes ardoises grinçantes, mon tableau poussiéreux, les humeurs d'été, les coups salvateurs de règle, de l'hiver le sérieux, les génies du génitif, les multiplications à la chaîne, les uniformes qui ennoblissent les plus modestes et ceux aux postures vilaines !

Rendez-moi mes après-midi, ma salle de douze élèves, mes dictées obligatoires, les livres parfumés de sueur de pouce, les stylos-plume qui tachent, les buvards qui saignent de labeur et d'envie !

Lettre au soldat reconnu

Cher papa,

Portrait de Filippo-modérateur

Existe-t-il des rencontres virtuelles ?

Temps de lecture estimé : 5 min 30

Depuis 20-25 ans qu'existe le continent Internet (plus spécifiquement les sites Internet), on constate qu'une des difficultés qu'il pose est la désignation des réalités qu'il recouvre.

En particulier, on emploie volontiers le terme « monde virtuel » pour désigner tout ce qui concerne les activités sur Internet, ou même Internet lui-même, par opposition au « monde réel », ce terme désignant alors tout ce qui échappe au numérique.

Ces deux appellations posent un réel problème, car si Internet n'est qu'un monde virtuel, cela laisse sous-entendre que les activités qui s'y déroulent n'ont pas d'impact sur le réel de la vie des personnes, sur ce qui constitue l'existence concrète des personnes.

Or, il est important de prendre conscience que cette distinction est erronée et masque la vraie distinction.

Portrait de Filippo-modérateur

Un Dieu de surabondance : les noces de Cana

Temps de lecture estimé : 2 min

Dieu travaille dans la surabondance. Dans l'Évangile selon saint Jean chapitre 10, verset 10, Jésus dit qu'il est venu pour donner la vie en surabondance. Cette surabondance porte tant sur la quantité que sur la qualité.

Dans les noces de Cana (Jean 2, 11), il y a ce qu'on voit et ce qu'on ne voit pas. Ce qu'on voit, c'est Jésus transformant 600 litres d'eau en vin.

Mais réalisons un peu ce qu'il vient de faire, ce qu'on ne voit pas forcément : 600 litres ! S'il y avait 100 invités, ce qui est déjà beaucoup, et si on leur donnait un litre de vin chacun, il resterait encore 500 litres. 500 litres de vin de première qualité, quelle générosité ! Quelle surabondance !

Jarre de pierre antique
Portrait de Filippo-modérateur

« En toi je trouve mes délices »

Temps de lecture estimé : 1 min

La fête liturgique du baptême de Jésus est célébrée le deuxième dimanche après Noël, et clot le temps liturgique de Noël. Lors de cette fête, on lit l'Évangile rapportant l'événement, et on lit la parole du Père à son fils, qui dans les trois Évangiles comporte la mention : « en toi je trouve ma joie », selon la nouvelle traduction liturgique.

Il est intéressant de voir que dans le texte grec, la mention est : « je trouve toute mon ευδοκηω ». « Eudokéau », en grec, est un verbe qui a plusieurs acceptions, dont les principales sont : « se complaire » ou bien « agréer » ou encore « prendre son plaisir ».

Dans l'Ancien Testament, Dieu dit : « Mes délices sont d'être avec les en­fants des hommes. » (Prov. 8, 31). Saint Alphonse de Ligori écrit : « Le paradis de Dieu, pouvons-nous dire, c'est le cœur de l'homme. Dieu vous aime ? Aimez-le. Ses délices sont d'être avec vous ? Mettez vos délices à rester avec lui, à passer votre vie entière en sa tout aimable compagnie, qui sera, vous l'espérez bien, le charme de votre éternité. »

Le baptême de Jésus par Joachim Patenier
Portrait de Filippo-modérateur

« Et le Verbe s'est fait chair, et il a campé parmi nous » Jean 1, 14

Notre galaxie la Voie lactéeTemps de lecture estimé : 2 min

Cette parole peut être traduite de diverses manières.

Le mot « Verbe » est une traduction très réductrice du mot grec « λογος », logos en français, qui a donné tous les mots de la famille qui se terminent par « logue ».

Le logos, dans la langue grecque de l'époque, désigne le principe premier du cosmos. Dans la philosophie grecque, le cosmos désigne l'univers organisé par le logos.

Saint Jean est bien conscient de cela, et applique à Jésus ce terme incroyablement puissant. C'est d'une audace folle, que nous avons de la peine à mesurer aujourd'hui.

Un homme, né d'une femme, un être humain avec toutes les limitations que cela implique, serait ainsi le principe de tout l'univers !

Quel émerveillement pour nous de contempler ainsi Jésus, vrai homme et en même temps vrai Dieu, Lumière du monde !

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