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Les chrétiens doivent-ils prier pour les terroristes islamistes ?

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Commentaires

Portrait de Nandi

Merci,

Pour ces paroles qui m incitent à approfondir ma réflexion.

Bien cordialement.

Le sujet est très délicat et très sensible. Surtout en ce moment. Je risque donc d'être très long . Pardon d'avance pour cela. Pardon aussi si mon point de vue est simplement perfectible. Du moins est-il, je l'espère, un minimum argumenté.

 

Pour celles et ceux qui ne voudraient lire qu'un paragraphe, j'abonde vivement dans le sens de Catherine : cela peut paraître fou, choquant, inutile voire carrément scandaleux, mais il faut prier pour les islamistes et les bourreaux tant qu'ils sont vivants. J'ajouterais même, il faut prier pour eux jusqu'au Jugement Dernier, dans l'Espérance que l'un d'eux, même un seul, soit au Purgatoire et que la prière puisse être utile. Après le Jugement, cela sera trop tard. C'est comme le bus, quand l'heure est passée, elle est passée et tâche de Danaïdes serait que de prier pour les Démons ou les Damnés. Tâche à se damner soi-même. Division par zéro. D'un bourreau de Daesh, du pire bourreau, Dieu peut faire un Saint plus grand que Pierre, Paul, Thérèse et tout le choeur des Saints réunis. Un Saint plus grand parce qu'il part de plus loin et revient de plus loin. Un Fils ENCORE PLUS PRODIGUE. Chute et chemin de Damas. J'y crois comme au Credo. Saint Paul n'a-t-il pas commencé par persécuter les Chrétiens ?

 

J'invite celles et ceux qui le désireraient à lire ou relire le sublime sonnet de Baudelaire intitulé Le Rebelle, sur la question de la prière pour les damnés, qui, à mon avis, est un autre, un tout autre débat. (l'occasion d'un autre fuseau ?). On peut le lire avec des tentatives de traductions anglaises ici. Pour ceux qui ne connaissent pas, ou mal, la poésie, un sonnet, c'est le maximum de contraintes, le maximum de sens dans le minimum de place, c'est aussi difficile à écrire (et à interpréter, naturellement) qu'à tailler un diamant noir. Mais Seigneur que c'est beau ! Bref.

 

Il faut prier pour les bourreaux, fussent-ils les plus infects, les plus atroces, etc. parce que, justement, ce n'est pas à nous de rendre la Justice céleste et que, jusqu'à ce que Jésus en personne le décide, il existe une Espérance. Que je sache, le Marteau du Juge n'est pas encore tombé.

Je ne dis pas que c'est facile, au contraire ! Il me vient à l'esprit une citation sublime de Kierkegaard (que par ailleurs, je n'ai jamais lu, honte à moi), mais qui s'applique bien ici, je pense, à la volonté de Jésus : "Ce n'est pas le chemin qui est difficile, c'est le difficile qui est le chemin." Evidemment, on n'aurait envie, on n'aurait la tentation de ne prier que pour nos amis, nos intimes, notre famille, et encore quand ils ne nous ont pas contrariés récemment. Le Christianisme, au contraire, me semble être un mouvement vers l'autre, et, par excellence vers Dieu, qui n'est pas moi, mais le TOUT AUTRE.

En douter serait douter de la Toute-Puissance de Dieu et de l'efficacité de sa Miséricorde : le pire des pires bourreaux de Daesch ? La somme totale de ses péchés ? Goutte d'eau dans le brasier ardent de l'Amour de Dieu en tant que Père qui veut récupérer son enfant nous aurait dit la Térésita, qui est Docteur de l'Eglise. Enfin, je crois.

 

Un prêtre m'a dit un jour : "L'Amour de Dieu est si Grand, qu'Il peut se retourner contre Sa Justice. Mais attention ! La Justice de Dieu est si Grande qu'à la Fin, Elle se retourne contre son Amour." Un autre prêtre : "Dieu nous aime à l'infini d'un Amour Scandaleux !!!"

 

Cela n'a rien de "gnan-gnan" comme démarche, ou d'émasculé. Ou alors le Petite Thérèse si chère à mon coeur est "gnan gnan" quand elle compose Mes Armes.

 

Dieu fait des âmes paysannes et des âmes chevalières. Aux âmes paysannes, Il pardonne de ne pas partir à un assaut spirituel au dessus de leurs forces. Jamais Dieu ne donne de croix trop lourde. Mais le Serviteur n'est pas plus grand le Maître : si le Maître n'a pas échappé à la Croix, comment le Serviteur y échapperait-il ?

 

Aux âmes chevalières, à celles qui ont reçu la Légion d'honneur céleste, il est un devoir de combat. Et, je le crois, il est des guerriers et des guerrières de Lumière capable d'arracher des âmes au Démon, au Dragon à deux pas de l'Enfer. Seulement, voilà, il faut y aller à la Thérèse, il faut y aller à la prière épique, dangereuse, en armure.

 

Cela peut être terrible, une prière d'ange heureuse.

 

Et cela peut être au dessus de certaines forces.

 

En vérité, je le crois, le pire des pires bourreaux de Daesh a déjà son âme à deux pas de l'Enfer, et le Dragon se lèche les babines. Mais la leçon des sagas, de Tolkien à Harry Potter, tout deux d'inspiration chrétienne, est qu'un dragon invincible, cela n'existe pas. Luke Skywalker, le Jedi imaginaire, sauve son père Darth Vader, de Palpatine, le tyran, le bourreau imaginaire. En Australie, Jedi est en train de passer de gag sympa à quasi religion imaginaire que l'on note sur sa feuille de recensement... Et le Christiannisme, qui est réel, ne pourrait pas sauver un bourreau réel ? Allons...

 

Mais la Miséricorde dans tout ça ? M'y voici. Quand on la connait mal, ou de très loin, on peut croire que la Miséricorde, c'est une charité allégée en calories, un truc de bien-pensant ou de bonne conscience. Rien n'est plus faux. La Miséricorde, c'est une arme d'assassin. La Miséricorde, c'est encore mieux qu'un sabre laser. Un sabre laser peut arrêter un autre sabre laser. La Miséricorde Divine, elle, est invincible. Absoluement. Encore faut-il apprendre à s'en servir, c'est-à-dire à LA servir.

 

Combien de chrétiens savent que, dans l'histoire des armes, dans la guerre éternelle entre l'armure et la lance, l'arme ultime contre l'armure ultime, c'est une petite dague ultra-pointue, qui, techniquement s'appelle une miséricorde ? On l'utilise en combat ultra-rapproché, plus rapproché encore qu'à l'épée, pour mettre le poinçon de la lame juste au défaut de l'armure adverse et forcer l'ennemi à crier "Grâce !", "Merci !" ou "Miséricorde !", "Pitié" ou que sais-je encore ?

 

Quelle fantastique image, autorisée par la langue française !!!

 

Les choses du Ciel aux choses humbles ressemblent. Un coeur de bourreau, c'est un coeur fermé comme un boite de conserve, un coeur bientôt périmé. La Miséricorde, c'est l'ouvre-boîte de Dieu. Sa carte carte. La plus puissante.

 

Pour espérer sauver ces Goliath parmi les bourreaux, il faut s'approcher d'eux en prière de Miséricorde, confiant en Dieu le forgeron des mots. Dieu est Verbe, dit saint Jean... et le Verbe n'aurait pas prévu ce double sens de "miséricorde" en français ? Allons...

 

L'armure morale parfaite, la carapace morale inaccessible à la Miséricorde Divine, pour un homme ou une femme, avant le Jugement, je n'y crois pas un instant. Pour un personnage littéraire non plus.

 

Le damné a une caparace complète. Pour lui, il est trop tard. Les Démons, Satan en tête, vaste débat et j'ai déjà bien abusé de votre patience. Les plus pressés se reporteront par exemple à La Fin de Satan de Victor Hugo.

 

Ce sont les pauvres qui ont besoin de Charité, et, les modérateurs me modéreront, la Miséricorde, c'est, pour moi, la forme ultime, ardente, chauffée à blanc de la Charité. Il faudrait créer un nouveau mot : "Maëséricoeurdiäe", ou quelque chose comme ça, sur le modèle du "Faërie" de Tolkien, qu'il distingue de la petite fée banale.

 

Pour celles et ceux qui ne lisent que la chute des tirades dantesques : il faut prier pour la conversion des bourreaux, de TOUS les bourreaux. Obtenir cette force de manier la Miséricorde est une grâce que l'on peut demander à Marie, Michel ou Jésus.

 

Merci pour votre patience à me lire. Ce sont les pauvres qui ont besoin d'aumônes, moi le premier. Marie, elle, n'a pas besoin que l'on prie pour Sa conversion.

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Harthanuithil,

Merci pour ces remarques.

Cette parole d'un prêtre que vous citez est très ambiguë : "L'Amour de Dieu est si Grand, qu'Il peut se retourner contre Sa Justice. Mais attention ! La Justice de Dieu est si Grande qu'à la Fin, Elle se retourne contre son Amour."

St Jean-Paul II nous explique que la justice de Dieu est au service de sa miséricorde. Elles ne s'opposent pas, et celle qui est la plus importante et la plus forte, la plus divine, c'est la miséricorde.

L'Évangile des ouvriers de la onzième heure le laisse entendre, quand Dieu dit aux ouvriers retardataires "Je vous donnerai ce qui est juste" (Mt 20, 4), et qu'il donne à tous la même récompense qu'aux ouvriers de la première heure, qui avec leur raisonnement humain trouvèrent cela injuste.

Bonjour Catherine,

Et merci tout d'abord de votre patience à lire ma prose (trop) abondante. J'essaie de clarifier ma position.

 

Dieu, pour moi, c'est Robin Williams dans Madame Doubtfire : plus prêt à tout pour Ses enfants, vous ne trouverez pas. Je pourrais d'ailleurs développer une analyse allégorique du film, voire un témoignage anagogique. Je le ferai peut-être un jour ici. Bref.

 

J'écris parfois de la poésie. J'ai déjà écrit des litanies. En voici un extrait qui résume bien ma position :

 

"Dieu le voudrait, aucun damné.

Priez pour nous.

Autant dans la jungle flaner,

Priez pour nous."

 

Ma conviction, mais toutes mes positions sont mobiles et je reste un pécheur de bonne volonté, est que le salut est proposé, jusqu'à un point scandaleux, jusqu'à la onzième heure, mais que l'heure tourne, et qu'à minuit, il sera trop tard. Une vie, une seule, pour répondre à l'Appel et travailler à la vigne. C'est beaucoup et c'est très peu. TOUS LES OUVRIERS seront sauvés. Mais SEULEMENT les ouvriers.

Dieu est miséricordieux, c'est vrai. Il voudrait tous nous sauver, pourtant, un jour, il ne le voudra plus. Pleurs et grincements de dents sont aussi dans l'évangile.

 

Pourquoi ? Parce que nous sommes libres et que Dieu respecte infiniment cela. On ira pas tous a paradis, Catherine. N'en déplaise à la chanson, qui es inepte. C'est un grand mystère, et peut-être faudrait-il ouvrir un autre fuseau pour en parler, mais il y a des gens qui, manifestement, ne veulent pas du Paradis. Le Mal est réel et non métaphorique, Satan est réel et non métaphorique. Vaste débat.

 

Alors Dieu pleure, s'anéantit, s'offre jusqu'à mourir en la personne du Fils sur la Croix infâme. Plus nous aimer, Il ne peut pas. A celui qui répond "OUI !" à son Amour, il offre le Paradis. A celui qui répond "Je ne dis pas non...", le Purgatoire...

 

Mais, mystère qui me dépasse un peu, nous ne sommes ni des boules de billard ni des singes mécaniques : à la Lumière, on peut répondre, comme Satan : "EN AUCUN CAS, JE NE VEUX DE TOI !", et là, c'est l'Enfer, que je ne vois pas tant avec les yeux de Dante, qu'un "simple" état d'éternité sans Amour. Brrr... Ca devrait suffir à effrayer l'univers entier.

 

Judas est peut-être au Paradis, s'il a supplié Dieu un cheveu de seconde. Minuit moins un souffle. Mais peut-être seulement. On verra bien.

Dieu est Amour, il tend la main. MAIS ON PEUT REFUSER LA MAIN.

Dieu est Lumière, mais la Lumière, contrairement aux ténèbres, veut être aimée librement. Sinon, on obtiendrait un désastre absolu, une tyrannie de lumière, Galadriel acceptant l'anneau des mains de Frodo.

Vous avez construit, chère Catherine, avec ce site, une petite Lorien sur Internet.

Ne cédez pas à la tentation de Galadriel.

Union de prières.

H

 

Portrait de Cat-modératrice

Je suis d'accord avec vous sauf sur un point : la dernière limite n'est pas à minuit moins un souffle, mais à minuit pile. L'acte de liberté final est préparé par tout ce que nous avons vécu auparavant, mais comme pour Satan, notre choix définitif se fait au moment où nous avons toute la lumière, pas juste avant.

Pour que notre réponse soit vraiment libre et obligatoirement définitive, il faut qu'elle ait lieu quand nous savons enfin qui est vraiment Dieu et qui est vraiment l'homme.

Merci pour cette leçon de Foi et d'Espérance, donnée en peu de mots... et devant laquelle je m'incline volontiers : oui, j'avais tort, par manque de Foi. La vraie limite, c'est minuit. Mais pas plus, Dieu est Dieu, nom de Dieu ! (oups) et pas Santa Barbara. Il y aura bien une fin des temps.

Joie et Lumière. S'il en est ainsi, Satan n'aura peut-être pas grand chose à se mettre sous la dent. Voire rien. Mystère qui me dépasse.

J'avais pourtant déjà un indice chez le chanoine Arnoul Gréban. Dans le théâtre sacré du XVe siècle, complètement passé à la trappe littéraire, ou presque, Judas se pend, évidemment, mais, chez Gréban, il ne meurt pas de pendaison. Pour Gréban, en effet, il est impensable qu'un homme ayant embrassé le Christ sur les lèvres meurt d'étouffement (!)

Judas se pend mais ne meurt pas de pendaison, et les démons sont obligés de lui ouvrir les entrailles à coup de crocs de boucher. On retrouve ce thème médiéval chez Thomas Harris, qui a des lettres, et ce n'est pas pour rien que son célèbre Hannibal Lecter éviscère le traitre du troisième roman avec un croc de boucher...

La source est théâtrale, évidemment, mais du théâtre de chanoine et la leçon est là, aussi. Dieu a tant aimé Judas qu'Il lui a donné Son Souffle, et, à travers lui à tous les traitres. Jusqu'à minuit pile. Je le savais sur le papier. Je n'arrivais pas à y croire.

Vous venez d'illuminer ma journée. :-)

Il faut prier pour les terroristes, c'est évident. Ils agissent dans la haine alors que c'est l'amour qui est la vérité. Ils sont tellement loin de la vérité, tellement intoxiqués qu'ils ont plus que tout,(et que tous) besoin de nos prières.

le seigneur Jésus est mort sur la croix pour tous, il est venu dans le monde pour que personne ne se perde mais que tous parviennent à la vérité et soient sauvés on sait aussi par expérience qu'une personne qui est plongée dans le mal change rarement sauf un miracle de Dieu ;car le rachat de son âme coûte cher qu'il n'aurait peut être pas lieu.Mais nous devons compter sur l'amour miséricordieux de Dieu qui ne veut pas la mort de l'un de ses enfants et qui peut ménager des voies de salut pour eux.en définitive il faut donc prier pour les terroristes pour la paix dans le monde ,et le salut de leur âmes,et selon le commandement de Jésus aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous font du mal,et bénissez ceux qui vous maudissent.

Oui, je pense humblement qu'il faut prier doublement pour les terroristes, assassins et autres pour que l'Esprit Saint visite leur coeur et les réveille à l'Amour du prochain. Prier aussi pour les victimes pour la paix de leur âme, afin qu'elles puissent pardonner à leurs bourreaux

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