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Pourquoi tant d'épreuves ?

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Bonjour,

Je voudrais vous résumer 2014 qui a été la plus terrible de toute ma vie à l'aube de mes 40 ans.

J'étais en couple, il m'avait demandée en mariage, et notre bébé est né l'an dernier en janvier. Mais je trouvais mon conjoint d'humeur anormalement changeante, passant de la colère à la déprime et Dieu sait combien de fois je l'ai tenu dans mes bras en larmes en nos 2 ans de vie commune.

Bref, les 6 mois qui ont suivi la naissance de notre bébé (j'ai déjà une fille de 10 ans, lui n'a pas d'autre enfant) ont été heureux. Mais petit à petit les choses ont dégénéré. Il est devenu gravement paranoiaque jusqu'à se réfugier chez ses parents. Il a monté sa famille contre moi. Après avoir alterné entre dépression inexpliquée (dont j'étais la cause selon sa famille), rejet et déclarations d'amour, il a fini par devenir gravement hostile et haineux. J'avais arrêté de travailler pour m'occuper de notre bébé et dépendait entièrement de lui depuis peu. Il a tout fait pour me détruire, écrivant des courriers aux propriétaires, à la CAF pour me nuire. Je me suis retrouvée en l'espace de 3 mois sans argent et presque sans toit.

Il avait parlé de se faire soigner sur un plan psychiatrique, mais la chance a été contre nous. Il s'est rendu par 2 fois à l'hopital psy mais ils ne l'ont pas gardé. Il avait certes un suivi de prévu, mais il n'y est pas allé.

Lui qui disait m'aimer et aimer notre petite famille pour toujours, a tout fait pour nous détruire, les enfants et moi, matériellement et émotionnellement. Pour la première fois de ma vie j'ai cru comprendre les personnes qui songent au suicide, et ce sont mes enfants qui m'ont aidée à tenir le coup.

Je ne reconnais en rien l'homme qui parlait de valeurs chrétiennes, de famille et de projets. Aujourd'hui, après 8 mois depuis le début de ses délires et seulement 5 mois depuis la dernière fois qu'il m'a juré qu'il m'aimerait toujours et ne me ferait pas de mal, il a pris son propre appartement et semble avoir rencontré une femme. Il ne montre aucune émotion, aucune empathie, rien. Au contraire il se montre cruel et jamais inquiet de notre avenir.

Tout au long de cette dégringolade, j'aurais tenté d'être là pour lui. Je me suis souvenue, longtemps, qu'il m'avait demandé mon aide au début de sa "crise", lui demandant de lui trouver un psychiatre d'urgence. J'ai pu par 2 fois le "ramener à la raison" et il s'est alors "souvenu" qu'il m'aimait et qu'on avait une petite famille. Mais la maladie, et sa famille, ont eu raison de nous. J'aurais tout essayé.

Je suis choquée de voir que la pensée commune a été de le laisser, tout de suite. Aimer et tout tenter est perçu comme de la faiblesse et non de l'amour.

Aujourd'hui je peine à remonter la pente, sur tous les plans. J'ai un travail extrêmement fatigant, et je ne vois presque plus mon bébé en semaine, seulement 1h le matin et 1h le soir. Financièrement, je me suis retrouvée à devoir tout assumer, dont un loyer très élevé car les services sociaux ne m'ont rien proposé.

Je me pose des questions sur cette épreuve : cessera t-elle un jour ? C'est le père de mon fils et il le revendique. Dans cet état d'esprit qui est le sien, il fera tout ce qui est en son pouvoir pour faire valoir ses "droits", au détriment de mon enfant et du mien.

Parfois je me demande si le diable ne prend pas l'apparence de l'amour dans un premier temps, puis de la folie dans un second.

Merci de m'avoir lue.

 

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Madame,

Je suis impressionnée, en effet, par tant d'épreuves...

Je ne suis pas étonnée que bien des personnes vous aient reproché de ne pas abandonner tout de suite votre conjoint. Effectivement, dans la mentalité ambiante de notre époque, le don de soi sans compensation est perçu comme de la faiblesse... Au moins, vous vous savez que vous l'avez aimé jusqu'au bout. Vous pourrez l'expliquer plus tard à son enfant.

Si vous avez peur de lui confier votre enfant, vous pouvez demander à lui faire retirer le droit de garde, qu'il n'ait qu'un droit de visite en votre présence. Cela se fait couramment quand un parent a un déséquilibre mental.

Pour votre loyer, avez-vous fait une demande d'allocation logement auprès de la CAF ? En tant que mère seule, vous avez certainement droit à des aides sociales, vous devriez rencontrer une assistante sociale à un autre endroit que celui où vous êtes déjà allée, il faut vraiment vous faire aider !

Je comprends que vous ayez du mal à accepter que Dieu permette autant de souffrance dans votre vie. Dieu n'empêche pas les épreuves de survenir dans nos vie, mais Il ne veut pas nous laisser détruire par elles. Il finit toujours par agir dans la vie de ceux qui l'appellent au secours, mais parfois il faut patienter longtemps avant de voir son action.

Merci pour votre commentaire. Oui, j'ai demandé toutes les aides possibles... mais ses courriers ont tout stoppé et cela a été long pour tout remettre en place.
Quant à retirer le droit de garde c'est impossible tant que quelqu'un n'a rien commis de "grave" et n'est pas officiellement diagnostiqué.

Portrait de Cat-modératrice

Et avez-vous des amis ou des membres de votre famille qui vous soutiennent ? Fréquentez-vous une paroisse ?

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Dr. Radut Consulting