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Pourquoi est-ce que certains curés refusent de prendre des filles comme enfant de chœur ?

Exprimer une révolte: 

Je ne comprends pas. 

 

 

Réseaux sociaux: 

Commentaires

"Il n'est de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre", dit le proverbe. Le débat ne sert à rien ici, personne ne convaincra personne. J’espère seulement que le bon sens l'emportera un jour sur l'idéologie et que l’Église concernera tous les hommes et les femmes et pas seulement les hommes. C'est déjà le cas sauf dans une frange d'irréductible qui se dit plus chrétiens que le Christ ou même les premières communautés chrétiennes. Adieu donc, j'ai autre chose à faire, la vraie vie n'est pas ici manifestement.

Votre titre pourrait s'appliquer à votre diatribe.

Vous avez raison, le débat ne semble pas utile: vous avez déjà décidé que tout opposant à votre point de vue est du côté de l'idéologie; car vous êtes infailliblement du côté du bon sens. En tout cas, vous l'affirmez.

:)

La vraie vie n'est-elle pas d'accepter que tout le monde n'a pas la même expérience, ni la même opinion?

 

« Laissez venir à moi les petits enfants » dit le Christ dans l’Evangile. Je me souviens que le curé de ma paroisse, ardent opposant à la présence des filles dans le chœur, avait traduit un jour dans son sermon, sans se rendre compte de l’énormité : « Laissez-venir à moi les petits garçons. »

Portrait de Cat-modératrice

Effectivement, il y a un problème...

Portrait de Cat-modératrice

Je remercie tous les participants à ce débat.

J'ai accepté de publier des commentaires assez agressifs, afin de permettre l'expression des différents points de vue. J'ai publié ces commentaires parce qu'ils étaient surtout agressifs envers mon point de vue et non envers la personne ayant exprimé sa révolte.

Je rappelle que les rubriques « Question » et « Révolte » sont d'abord au service des personnes qui veulent poser une question et exprimer une révolte, et nous nous engageons à ne pas publier les commentaires agressifs envers ceux qui ont posé la question et la révolte de départ, pour que chacun se sente libre d'exprimer ce qu'il porte.

Pour la suite de ce débat, je ne publierai plus que les commentaires qui apportent quelque chose de nouveau (argument ou témoignage), exprimés sans agressivité.

Je demande à ceux qui se sont sentis attaqués (à tort ou à raison), de ne plus répondre. « Laissez venir le Seigneur ; c'est lui qui éclairera les secrets des ténèbres et rendra manifestes les desseins des coeurs. Et alors chacun recevra de Dieu la louange qui lui revient. » (1 Co 4, 5). Je demande ceci en particulier à ceux des membres du site dont les commentaires sont publiés immédiatement sans passer par la modération. Je vous ai accordé ce droit parce que j'ai eu l'occasion de constater votre courtoisie dans les échanges.

Rappelons que ce site s'appelle « Site d'entraide bx Jean-Paul II », et qu'il a pour but de s'entraider à chercher la vérité d'une manière fraternelle.

Il est normal que ce sujet provoque des tensions, car cela rejoint la question du dessein de Dieu sur l'homme et sur la femme, sujet brûlant d'actualité... depuis le péché originel. Je pense que tout le monde est d'accord ici sur le fait que Dieu a créé l'homme et la femme à son image, avec une égale et infinie dignité.

Il est normal aussi que ceux qui ont une opinion bien formée pensent que c'est leur opinion qui est juste. Cependant, si vous dites à la personne qui pense différemment que son opinion est scandaleuse et révoltante, ce n'est pas ainsi que vous l'aiderai à cheminer vers la vérité. La prise de conscience de la vérité et la conversion se produisent beaucoup plus facilement lorsque l'on se sent pleinement accueilli dans ce que l'on est et ce que l'on pense.

Par ailleurs, même si personne ne change d'avis, il est toujours intéressant que chacun exprime son point de vue dans la courtoisie.

Merci à chacun.

Bonjour à toutes et à tous,

Pour réagir au premier message de notre modératrice, je souhaite simplement dire ceci : à aucun moment il n'a été laissé aux filles la possibilité de réaliser un acte de charité ou d'humilité. Personne ne leur a demandé leur avis. Elles ont été exclus pour le bénéfice des garçons. C'est tout.

Pour l'enrichissement du reste du débat, je vous suggère de découvrir le dossier consacré à ce sujet par le Comité de la Jupe avec le Recueil Stop à l'exclusion.

Ainsi que la lettre aux curé envoyée par le Comité.

Et pour prendre la mesure de la situation, consultez la cartographie des exclusions liturgiques dont voici les résultats.

Belle journée.

Portrait de Cat-modératrice

La charité n'est pas toujours de prendre une décision, elle peut être aussi d'accepter une décision à laquelle on décide d'adhérer. Ceci n'est pas dans la logique du monde, bien sûr. Pour ma part, j'ai fait cette expérience de devoir accueillir des décisions dans l'obéissance, et de les faire mienne, dans le cadre de mon expérience de la vie consacrée. Si on accueille les motifs de ceux qui prennent la décision, on participe à leur compassion.

Bonjour chère modératrice,

Je comprends effectivrment mieux l'obéissance quand elle découle d'une profession volontaire des conseils évangéliques, quand elle est un projet de vie librement assumé. Et certes toute obéissance peut êttre une marque de compassion.

Mais peut-on enjoindre les autres à l'obéissance ? Sans doute avec beaucoup de prudence, surtout quand la décision parait clairement (aux personnes concernées) injuste, humiliante et dommageable à l'annonce de l'Evangile libérateur. Qu'en pensez-vous ?

Portrait de Cat-modératrice

C'est une question intéressante. Le fait est que l'Église catholique fonctionne avec l'obéissance envers la hierarchie, sous un mode qui n'est pas démocratique. Jésus et saint Paul parlent beaucoup de l'obéissance à laquelle les chrétiens sont invités, et pas uniquement dans la vie consacrée.

Vous savez, dans la vie consacrée, il n'est pas toujours facile non plus d'accueillir une décision d'un supérieur, même lorsqu'on la comprend. Il y a quelques siècles, certains supérieurs religieux pensaient que c'était une bonne chose d'humilier ceux qui étaient sous leur responsabilité, pour les faire grandir dans l'humilité, mais aujourd'hui le droit canonique exprime clairement que cette attitude est contraire à l'esprit de la vie consacrée.

Tous les fidèles sont invités à l'accueil des décisions de la hierarchie, et à cheminer spirituellement pour un accueil amoureux de ces décisions. Il est vrai que certaines décisions qui ne sont pas d'ordre dogmatique peuvent être de mauvaises décisions. L'infaillibilité du pape ne s'applique que pour de très rares documents, et elle n'est certes pas en jeu dans la question des servant(e)s d'autel.

Cependant, nous sommes tous invités à un a priori de confiance envers les décisions de la hierarchie. Nous connaissons rarement toutes les données, et nous avons tous besoin de cheminer vers la vérité. Aucun d'entre nous ne peut prétendre être la personne qui peut ultimement discerner de la justice de toutes les décisions du Vatican.

On a le droit, c'est vrai, de penser que le Vatican, les évêques ou les curés se trompent dans certaines décisions. Pour ma part, en ce qui concerne le service de l'autel, vous avez compris que je pense que c'est une bonne chose que les filles laissent la place au garçons pour aider ceux-ci à découvrir et à éventuellement être attirés par la vocation sacerdotale. Je suis aussi d'accord avec ermort qui parle d'une dimension symbolique, comme dans la question de la masculinité du sacerdoce, telle que l'a expliquée Jean-Paul II dans le texte que j'ai cité en réponse à la question
« Pourquoi les femmes ne peuvent pas devenir prêtre ».

Je pense donc que l'attitude à avoir, lorsque les filles n'ont pas accès au service de l'autel, c'est surtout de leur expliquer le sens de cette décision, et de ne pas les laisser de côté avec mépris (ce que j'ai ressenti dans mon enfance, personne ne m'avait expliqué). Je pense qu'il faut les aider à cheminer spirituellement pour que ce renoncement soit un acte d'amour, et surtout les aider à prendre conscience de la dignité de la femme, et de sa mission d'annoncer l'amour de Dieu, dans un autre cadre que celui du sacerdoce, mais dans une mission qui n'est en rien inférieure.

Je pense aussi que l'attitude qu'on peut-être encore certains chrétiens et certains prêtres, qui considèrent les filles comme moins compétente, moins intellectuelle ou moins autre chose, n'aide certes pas à comprendre et à accueillir ces décisions. Selon le dessein de Dieu, cela ne devrait pas être vécu comme une rivalité ni comme une domination. Mais les rapports homme/femme sont régulièrement vécus comme une concurrence et une lutte pour la domination, depuis le péché originel.

D'autant que servir l'autel n'est pas la seule manière de servir…

… et plein de garçons ne servent pas non plus l'autel.

Filles et garçons peuvent exister pleinement sans être enfant de choeur.

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Dr. Radut Consulting