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Pourquoi est-ce que certains curés refusent de prendre des filles comme enfant de chœur ?

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Je ne comprends pas. 

 

 

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Commentaires

Un de mes cousins est devenu prêtre, et il m'a bien fait comprendre que quand il y a des filles dans le choeur, les garçons ont moins l'envie de servir la messe. C'est comme ça. Alors il refuse les filles, et leur propose en échange d'être "hôtesses de messe" : distribution des feuilles de messe, quête, etc.

Cet esprit de service peut donner la vocation à ces petites filles, parce qu'elles se voient au service de leur église, comme le service dans le choeur des petits garçons peut les appeller à devenir prêtre parce qu'ils sont au plus près de l'Eucharistie. 

Je ne connais pas de séminariste ayant du mal avec l'ordination à cause du célibat. Quand on est tourné vers Dieu et que l'on veut vivre pour Dieu, on ne pense pas à autre chose, et donc pas à fonder une famille. C'est une idée que les gens se mettent en tête depuis quelques années en réponse au monde actuel, qui ne pense qu'au sexe !

Oui, un prêtre ou un séminariste peut parfois se sentir attiré par une femme qu'il croise dans la rue ou qu'il rencontre quelque part, car c'est humain. Mais pour connaître beaucoup de jeunes prêtres, ils m'ont tous dit que ça ne les intéressait pas puisque leur vie est à Dieu et qu'ils n'ont de pensée que pour Lui. 

Il faut recentrer le sujet sur la question qui a été posée : non , les filles ne devraient pas être admisent dans le choeur, car ça fait très souvent reculer les petits garçons qui auraient pourtant toute leur place dans le choeur, et qui pourraient être appelés par Dieu.

Aujourd'hui on n'explique pas assez bien aux enfants ce qu'est la messe, et je les obseve : ils sont lassés, ils s'ennuient, ils ne comprennent pas ce qu'il se passe. C'est pourquoi les garçons dans le choeur peuvent mieux comprendre le sens de la messe en étant au plus proche de l'Eucharistie, comme il faudrait systématiquement inviter les petites filles, et autres garçons, à s'installer sur des bancs réservés, dans les premiers rangs, afin qu'ils voient et suivent mieux la messe. 

En quoi la présence de fille dissuaderait les garçons de servir à l'autel? Cela n'a aucun sens.
De toute façon, les enfants ne vont pas se draguer à l'autel pendant la messe :D

Portrait de Cat-modératrice

C'est quelque chose que l'on constate. Les enfants ne se mélangent pas si facilement entre garçons et filles à cet âge-là, et quand les garçons considèrent que quelque chose est une activité de filles, ça les fait souvent fuir.

En tous cas les statistiques sont là, ce n'est pas une supposition.

Quelle est la source de vos statistiques?

Portrait de Cat-modératrice

Bonne question. En fait, ce sont de nombreux témoignages de ce phénomène que j'ai lus et entendus. J'avoue que je n'ai pas de chiffres. Vous avez raison de demander les sources.

Dans ce cas-là, c'est facile, moi aussi je peux vous ressortir des témoignages contraires.
Quand on parle de statistiques, il faut être précis.
Là, il faut être claire, aucune étude statistique n'a permis de démontrer quoi que ce soit sur une démotivation des filles sur les garçons.
Puis même si c'était vrai? Pourquoi punir les filles? Elles n'en sont pas responsables. Il faudrait sensibiliser les garçons et leur apprendre à accepter la différence.
Considérer que la fille comme un objet de désir uniquement qu'il faudrait mettre hors de vue des garçons car cela perturberait ces derniers revient à raisonner comme les talibans qui imposent la burka!

Portrait de Cat-modératrice

Pour moi les problèmes ne viennent pas du désir des garçons pour les filles, mais de la difficulté des garçons à trouver leur place.

Qu'il y ait des exemples contraires va justement dans le sens de laisser aux évêques décider de ce qui est bon au cas par cas.

Il ne s'agit pas de punir les filles, mais d'aider les garçons. S'ils ont besoin qu'on les aide à trouver leur place, pourquoi les laisser se désintéresser de l'Église dans le seul but que les filles aient absolument 100% des mêmes activités que les garçons ? Il ne suffit pas de sensibiliser les garçons pour qu'ils se sentent à l'aise avec les filles. Pourquoi ne pas introduire les filles dans une attitude de compassion envers les garçons, plutôt que de considérer que c'est une punition ? 

Pourquoi, il faudrait aider les garçons et laisser les filles n'ont qu'à se [débrouiller] toute seule? C'est ridicule. Les individus ne se sentent pas à l'aise avec des gens qui sont différents. Pour les garçons et les filles, ça va dans les deux sens. L'attitude que vous considérez pour les filles n'est pas une attitude de punition mais de soumission. Aucun individu n'a à être soumis à l'autre. Tout le monde est concerné par l'entraide.

Adélaïde, on ne doit pas du tout vivre les mêmes réalités d'Eglise. Mais dans mon cher bon diocèse de Nantes, depuis plus de 10 ans, je connais 4 prêtres plutôt jeunes (des quadras quoi), qui ont arrêté, notamment parce qu'ils avaient rencontré une femme, mais aussi parce que la fonction de prêtre-super-coordinateur-animateur ne leur convenait pas du tout. Et ces jeunes quadras avaient le discours que vous tenez de la bouche de jeunes séminaristes, très pur et dur, sauf qu'à la quarantaine, quand le manque affectif vous tombe dessus...

Enfin, pour ce qui est de diviser garçons et filles, vous avez raison, c'est tellement la manière de rejoindre nos contemporains qui eux ne sont pas dupes et voient bien que notre Eglise est très souvent mysogine (ce qui ne se voyait pas il y a 200 ans, puisque toute la société l'était aussi).

Un jeune homme qui quitte le séminaire par désir de se marier a peut-être justement discerné que sa vocation était de fonder une famille et non pas d'être prêtre. Un jeune homme qui a vraiment le désir d'être prêtre relativise pour lui l'importance du mariage et trouve sa joie dans le célibat consacré.

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