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Pourquoi est-ce que certains curés refusent de prendre des filles comme enfant de chœur ?

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Je ne comprends pas. 

 

 

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Si vous souhaitez continuer à débattre sur le sujet de l'homosexualité, je vous invite à échanger ici : Les catholiques et les homosexuels, ou à créer une nouvelle question ou une nouvelle révolte.

Je vous rappelle que la question débattue ici est celle des filles enfant de chœur.

et puis elle pourraient faire le ménage de l’église aussi(autre fonction typiquement féminine) ;)

Euh Aimé....le ménage n'est pas que pour les femmes, les hommes peuvent s'y mettre aussi...nan mais zalors !

Ça s'est vrai, chez moi c'est mon mari qui fait le ménage, la vaisselle, qui change le bébé et qui vide les poubelles. Moi je fais la cuisine et je m'occupe des courses et du linge.

En voilà un homme sain (t) !

 

Anatrella est malheureusement une référence tout sauf sérieuse, et la violence est décidément un fait d'abord des sociétés patriarcales - d'ailleurs, dans l'histoire, plus qu'il y avait de la violence, plus les sociétés avaient des rôles masculins et féminins clairement définies du fait que la guerre mobilise les hommes pour la violence et les femmes pour porter la nouvelle génération de guerriers.

Si on a un peu d'imagination, on peut d'ailleurs tout à fait réunir les rôles féminins et masculins de manière complémentaire dans la liturgie, il y a un espace ample dans le chant, le service à la communauté, l'accueil, etc. Au lieu de réfléchir comment garder tel ou tel espace pour l'un ou l'autre on devrait peut-être plutôt réfléchir comment on peut se compléter. Et finalement, cet ordre symbolique est une aide à la compréhension du mystère divin, il ne doit pas véhiculer l'idée que Dieu serait masculin. Dieu est infini, donc porte en Lui la maternité et la paternité parfaite. Dieu est celui qui engendre mais aussi celui (celle) qui enfante son peuple... enfin c'est même écrit dans le catéchisme que Dieu n'est pas masculin mais infini, donc pas plus une chose qu'une autre, pas plus père que mère, mais vraiment infini... "Il convient alors de rappeler que Dieu transcende la distinction humaine des sexes. Il n’est ni homme, ni femme, il est Dieu." (CEC 239)

Portrait de Cat-modératrice

Personne n'a dit ici que Dieu était masculin. Jésus est un homme masculin, mais l'homme a été créé à l'image de Dieu homme et femme. Les deux sont nécessaires pour compléter l'image de Dieu qui est infini, et aussi la communion entre l'homme et la femme est image de Dieu qui est communion.

Oui vous avez raison, ce n'était pas dit en tant que tel, excusez-moi.

Mais j'aurais une autre question, sur la corporalité du Christ - c'était un homme, masculin, mais c'est aussi Dieu, et après son ascension la corporalité concrète qui reste c'est nous, qui formons son corps. Mais nous sommes des hommes et des femmes, donc une femme peut participer à cette dimension de la corporalité du Christ. On parle aussi de la vocation chrétienne comme un chemin qui nous transfigure au Christ. Donc une partie de cette corporalité de Jésus, ne transcende-t-elle alors pas la limite du sexe? Comment expliquer qu'une femme puisse être corps du Christ?

Portrait de Cat-modératrice

Bien sûr, le Christ est masculin dans son humanité, mais pas dans sa divinité. Et son humanité ne se résume effectivement pas à sa masculinité.

Le Christ étant infini en sa divinité, il a besoin de l'humanité entière pour refléter son amour dans toutes ses dimensions.

Je suis une femme, et je suis le Christ pour mes frères. Cela ne me pose pas problème. De même, saint Jean de la Croix parlait parfois au féminin quand il décrivait la relation de son âme épouse du Christ.

Mais si le Christ est venu à nous comme homme, cela a un sens, cela veut nous dire quelque chose. On ne peut pas dire que c'est parce qu'il n'avait pas le choix, qu'il fallait bien qu'il choisisse un des deux sexes. Avec Dieu, rien n'est au hasard. 

Le pape François, comme Jean-Paul II dans Mulieris dignitatem, a écrit dans son exhortation apostolique que la masculinité des prêtres est en lien avec la relation nuptiale du Christ et de l'Église. La masculinité des prêtres n'a pas une cause négative (les femmes ne feraient pas de bon prêtres) mais positive.

Donc si on conçoit la mission des servants d'autel comme une préparation au sacerdoce, cela prend aussi un sens positif de le réserver aux garçons.

Mais bien sûr, si ceux qui prennent la décision de réserver ce service aux garçon ont au fond d'eux-même un certain mépris de la femme, cela perd tout son sens et cela devient une exclusion.

Je suis une femme, je suis passionnée par le Christ, par le service de l'Église, le service de mes frères et l'évangélisation. Je ne suis aucunement frustrée de ne pas pouvoir être prêtre ou servante d'autel, car cela fait bien des années que ma vie est pleine de toutes sortes d'apostolats qui me font communier à la mission du Christ. En tant que baptisée je suis prêtre, prophète et reine, et je ne le vis pas à moitié.

En 2007-2009 j'ai vécu l'une des plus belles expériences de ma vie en vivant dans la ville de Pattaya en Thaïlande, ville consacrée à la prostitution pour les touristes. J'ai accueilli chez moi des femmes qui voulaient sortir de la prostitution. Sans que je cherche à leur imposer ma foi, certaines ont été fascinées par le Christ que je priais. Cette expérience-là, un homme n'aurait pas pu la vivre. Je ne regrette pas d'être une femme, pour avoir pu vivre cette expérience et ces relations si profondes avec ces femmes.

:)
Merci pour ce témoignage passionné et touchant

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Dr. Radut Consulting