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Pourquoi est-ce que certains curés refusent de prendre des filles comme enfant de chœur ?

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Théophile d'Hippone,
Pourriez-vous préciser à quelles situations vous pensez quand vous parlez de "la mainmise de femmes sur la liturgie", et de quels genres de catastrophes vous parlez ?

Portrait de Théophile_de_Hippone

Mon expérience multiple - dans des paroisses de campagne comme dans des églises en milieu urbain - où j'ai vu des femmes [...] s'imposer comme écran entre le prêtre et l'assemblée des fidèles, m'amène à cette constatation.

Je vois souvent des femmes prétendre - sans aucun respect - imposer au prêtre l'organisation de LEUR "liturgie", [...].

[...]

On est très loin du Saint Sacrifice tel que je l'ai connu au Moyen-Orient où j'ai vécu: la bénédiction y venant du prêtre à l'autel, et de là transmise et diffusée de proche en proche la main droite engagée dans celle qui la reçoit et la main gauche venant la recouvrir. Les femmes savent y rester à leur place qui n'est pas pour autant secondaire. Il en est de même dans la liturgie des rites "orientaux" - orthodoxes ou catholiques - ou dans celle dite "extraordinaire" du rit latin romain.
Transformer la messe en "guignol" sous prétexte d'égalité des sexes, c'est décourager les fidèles - qu'ils soient hommes et femmes - d'y participer.

Portrait de Cat-modératrice

Ces dérives que vous dénoncez, sont-elles vraiment dues au sexe des personnes ?

J’ai souvent vu des hommes laïcs animer la messe en choisissant des chants hérétiques et un ordinaire de la messe le plus éloigné possible des paroles officielles, et j’ai vu des femmes laïques animer la messe avec des chants sublimes portant au recueillement, et des religieuses aussi.

Un jour j’ai vu un prêtre entonner de sa propre initiative le « Credo » « Je crois en Dieu qui chan-an-te et qui fait chanter la viiiiie ! ». Quand on pense au nombre de personnes qui sont mortes parce qu’elles refusaient de renier les éléments du Credo… J’aurais bien aimé qu’une paroissienne lui explique le problème…

J’ai vu un prêtre missionnaire américain célèbre, en Asie, mettre une télévision devant l’assemblée à genou le Vendredi Saint, et mettre le film « Jésus de Nazareth » à la place de la lecture de la Passion. Ce même prêtre a fait des choses pires encore au niveau de la liturgie.

J’ai vu un prêtre, que j’aime beaucoup par ailleurs, après la dernière station du chemin de Croix le Vendredi Saint, mettre une cassette dans l’église avec un chant guilleret « Alleluia Jésus est vivant, alleluia le ciel est bleu ».

J’ai vu un prêtre aumônier d’hôpital bailler nonchalamment et ostensiblement pendant l’élévation.

J’ai vu des hommes laïcs organiser des pièces de théâtre à faire jouer aux enfants pendant la messe de Noël.

Je pourrais donner encore bien d’autres exemples. Pour ma part je suis une femme et je suis très attachée au respect de la liturgie, tel que Benoît XVI nous l’a enseigné.

Peut-être pourrait on rappeler dans ce débat que la liturgie n'est pas une finalité en soi, et que la question ne devrait vraiment pas être par quoi serais-je "choqué", mais comment permettre au peuple de Dieu de devenir un peuple saint qui entre dans la joie du ciel. L'important dans l'eucharistie est que Dieu s'y donne, pleinement, et qu'en retour le peuple se donne à son Dieu. Peut-être se préoccuper autant de la forme de la liturgie est un signe qu'on a déjà raté sa cible...

Portrait de Cat-modératrice

Comme vous le dites, la liturgie est un moyen dont la finalité est de "permettre au peuple de Dieu de devenir un peuple saint qui entre dans la joie du ciel". Il me semble qu'il est normal de se préoccuper du moyen qui vise une fin si importante !

Par ailleurs, cette discussion ne porte pas seulement sur la liturgie, mais aussi sur la place des femmes et des hommes dans l'Église. La relation homme/femme a été la première atteinte par le péché originel, c'est un enjeu fondamental de l'histoire de l'Église et du Salut. Il est donc normal - et bon à mon sens - que cela suscite des passions.

Il y a 30 ans j'avais été invité par un prêtre conciliaire pour un weekend type recollection au Mont St Odile en Alsace, l'ensemble des enfants de choeur étaient présents : des filles et des garçons.
Il y a eu un petit spectacle très humoristique centré sur le prêtre, tout le monde riait aux larmes car le prêtre : 'c'était comme un copain'. Le prêtre a été sermoner notamment une fille environ 12 ans pleine d'humour, à l'issue du spectacle en lui disant que se moquer de lui ce n'était 'pas grave' mais se moquer de la religion si (gestes sacré etc). S'en est suivit que cette fille était aux larmes par la suite. Par contre : il ne lui a pas dit d'aller se confesser (car il ne confessait jamais personne ou alors je ne l'ai jamais su) elle n'est plus jamais revenu à l'Eglise.
Le prêtre avait raison, je m'en suis aperçu en réfléchissant 30 ans après, mais pas assez pour qu'il se remette en question et de se rendre compte qu'en introduisant des filles, il mettait une zizanie incroyable, subtile et opposé au 9e commandement et le 1er : pour la dignité du culte divin. L'irrespect de la Tradition de l'Eglise mène à la quasi eradication de l'Eglise Catholique en France et son remplacement par des sectes et autre : islam.

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