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Pourquoi est-ce que certains curés refusent de prendre des filles comme enfant de chœur ?

Exprimer une révolte: 

Je ne comprends pas. 

 

 

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Commentaires

Plutôt que de voir là un combat entre garçons et filles, qui aurait été perdu par les filles…

… pourquoi ne pas chercher à comprendre d'une autre manière?

Votre démarche revient un peu à dire: "les hommes ont été exclus de la maternité. C'est scandaleux." Et donc d'en vouloir au Créateur.

 

Pourquoi faudrait-il que tout le monde soit identique?

 

Ne peut-on essayer de voir les choses à partir d'autres points de vue?

 

On peut vous retourner la question, pourquoi différencier là où ça ne se justifie pas.
Aucune tâche est insultante, par contre empêcher quelqu'un de réaliser ses inspirations, ça c'est blessant.

Monsieur, c'est le principe même de la discrimination qui est en cause. Principe complètement en désaccord avec le message d'amour de Jésus Christ.
Quand rien ne peut expliquer une discrimination, que faire en appeler à l'esprit de Justice et d'amour. Quand rien ne peut expliquer une discrimination , on peut se poser la question celle-ci étant contraire au plan de Dieu sur les hommes, n'est elle pas un hadicap lourd pour notre Eglise ?
Je vous invite à regarder Jésus dans sa relation avec les femmes.
Je me répête car je l'ai déjà écrit, mais c'est important.
Le Christ s'est entouré de beaucoup de femmes à une époque où les femmes n'avaient pas d'existence à l'extérieur du foyer, elles ne pouvaient même pas témoigner. Elles n'étaient pas sujet, elles étaient "objet".
la femme était sous la puissance du Père, du mari, du frère. Pour bien comprendre sa situation, il faut regarder du côté des Talibans ou des intégristes juifs.
Jésus, LUI, leur parlaient comme on parle à des personnes et non à des "objets" d'un clan, d'une famille.
Les femmes ne pouvaient commenter la Thora, pourtant c'est une samaritaine, (autant dire l'ennemie et de + une femme que Jésus envoie annoncer le Royaume chez ses frères. Les apôtres ne se sont pas gênés pour lui montrer leur désaccord.
Ce sont les femmes qui annoncent la résurrection du Christ. Marie-Madeleine est la première à être interpellée " par son nom" (ce n'est pas anodin, il faut se pencher la dessus car elle a été interpellée en tant que personne et non en tant que fille de , ou femme de......)
c'est bien dans la merveilleuse proximité de Christ pour les femmes que je fonde ma demande.
ce n'est pas une demande "politique".
c'est une demande de justice à la lumière de l'amour que le Père porte sur ses filles , et dont le Christ a été le témoin et le signe.
C'est une demande au ministère sacerdotale de respecter cette "Justice" portée par le Christ dans un monde où la Femme souffrait d'une condition discriminée et asservie.
Le 21

Portrait de Cat-modératrice

Je suis tout à fait d'accord sur le fait que le Christ a manifesté la dignité des femmes, et que celles-ci ont une réelle grâce missionnaire.

Le rôle de servante d'autel n'est pas un rôle missionnaire, ni un rôle supérieur à celui des missionnaires. Ceux qui pensent qu'il y a une raison pour laquelle il est bon qu'il soit réservé aux garçon ont déjà expliqué pourquoi.

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour à tous,

Suite à ce débat, je viens de publier un article qui m'a été inspiré par nos échanges : 

L’homme et la femme dans l’Église catholique : rivaux, dominants-dominés ou témoins de l’unité ?

Regardons vers Marie, lors de sa présentation au temple : la petite fille courant vers son Seigeur ! En réponse à l'argument "pédagogique", les femmes aussi peuvent avoir une vocation à la vie consacrée. Difficile à imaginer, mais c'est comme ça.

Certaines paroisses dédient des fonctions spécifiques à chacun, avec beaucoup de bon sens:
- l'autel pour les garçons
- l'assemblée pour les filles
comme par exemple à Saint-Laurent
http://www.asaintlaurent.com/S...
http://www.asaintlaurent.com/S...

C'est plutôt l'exclusion systématique des femmes du sacré, l'espace autour de l'autel leur étant interdit, au fond, parce qu'elles sont considérées comme impur, voire plus proche du péché. Les servants d'auteul ne sont pas des mini-prêtres, et il n'y a aucune raison pour laquelle ce service serait réservé aux garçons. Il n'y a d'ailleurs aussi aucune raison pour laquelle un garçon ne pourrait servir l'assemblée ! ça serait plutôt une très une bonne pédagogie ...

Portrait de Cat-modératrice

Nous avons déjà beaucoup discuté de cela dans les commentaires précédents.

Le fait d'associer le service de l'autel avec le sacerdoce, et le fait de réserver le sacerdoce aux homme ne signifie aucunement que les femmes soient plus impures ou plus pécheresses que les hommes. Nous en avons déjà longuement parlé plus haut.

Pourtant ce sont là les raisons profondes pour l'exclusion des femmes du service sacré, tel qu'elle a évolué depuis l'antiquité. Dans la société hébraïque, la femme était considérée comme plus impure, et pour cette raison il fallait attendre plus longtemps après l'accouchement d'un fille pour que la mère puisse redevenir pur. D'ailleurs, la pureté et l'impureté n'étaient pas associées au péché: on se rendait impur en enterrant ses parents, ce qui était pourtant un devoir. Cette association de l'impur avec le péché vient plus tard, et s'exprime fortement à travers les écrits des pères de l'église. C'est aussi eux qui considèrent la femme plus faible face au péché, tout en revendiquant une position favorable envers la femme (c'est évidemment une position contradictoire, comme le sont souvent les pensées). Cela c'est traduit dans une exclusion de la femme du sacré (selon Saint Paul une femme ne devrait pas parler en assemblée, l'église a longtemps empêché toute participation des femmes à la liturgie en leur interdisant le chant, etc), mais ce n'est là évidemment pas un processus linéaire, il y a toujours aussi eu des femmes qui ont exercé une influence considérable dans l'Eglise (Cathérine de Sienne, Hildégarde von Bingen et beaucoup d'autres).

Les arguments du symbolisme et de la complémentarité sont séduisants, simplement, elles tentend à cacher les vraies raisons pour lesquelles s'est opérée cette exclusion des femmes du sacré. D'ailleurs, à mon opinion, le sens littéraire de ce très beau texte qui décrit l'amour sponsal entre Dieu et l'humanité n'est pas que Dieu serait masculin (Dieu est infini, cela est même explicité dans le catéchisme) ni que l'humanité serait féminine (il y a de fait des hommes comme des femmes) mais que l'amour de Dieu pour l'humanité est comme l'amour entre époux (comme on dit: Dieu est un rocher; sens littéral = la force). Dans la bible, les catégories de masculinité et de fémininité ne sont pas non plus figées, Abraham a un sein, et l'amour de Dieu est aussi décrit comme l'amour d'une mère pour ses enfants dans plusieurs endroits. Il n'y a que Jésus qui éait clairement masculin, et il est beau que les prêtres soient alors des hommes pour faire mémoire de cette incarnation. Mais je crois que ça n'empêche pas que les filles servent à l'autel...

Voilà voilà, ce ne sont quand même pas des fantsmes, merci pour cette discussion, et pardonnez-moi si je reviens sur le sujet !

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