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Les catholiques et les homosexuels

Exprimer une révolte: 

Aujourd'hui je voudrais m'exprimer sur ce sujet d'actualité, qui me révolte.

En tant que catholique, je sais bien et je crois en ce que Dieu a dit et fait : il a créé l'homme et la femme pour qu'ils puissent s'aimer et construire une vie ensemble, s'ils le désirent. Très bien.

Mais j'aimerais que les chrétiens reconnaissent, même si c'est désordonné, que la nature a fait qu'il y a aussi des hommes qui aiment les hommes, et des femmes qui aiment les femmes. Ou parfois, plus simplement, des hommes qui n'aimeront jamais les femmes, qui ne seront jamais attirés par elles, et qui chercheront donc leurs semblables, et inversement pour les femmes non attirées par les hommes. Voir aussi des hommes ou des femmes qui ne seront jamais attirés ni par l'un ni par l'autre sexe. 

Je suis désolée de dire cela, mais il y a un certain nombre de moines, voir de prêtres, qui ont ce problème (éfféminés) mais il ont la vocation alors ils sont aidés de Dieu, et ont choisi la vie consacrée. Pareillement, désolée de le dire, mais il y a des religieuses qui sont très garçon manqué et qui n'ont, par nature, jamais été attirées par l'autre sexe. Pareil, elles ont le bonheur d'avoir reçu un appel, et elles vivent leur différence avec moins de difficulté puisqu'elles ont une vie consacrée, et tournée vers Dieu.

Mais il y a, dans ce monde, des personnes qui vivent cette différence, mais qui ne sont pas croyants, ou qui vivent sans la pratique religieuse, ou qui sont entourés de personnes qui sont comme cela. Pour eux, une vie, c'est trouver sa moitié, avec des relations sexuelles, prendre du plaisir. Comme les couples hétérosexuels d'aujourd'hui. (je ne dis pas que c'est bien, je constate).

Bref. Il y a des homosexuels. 

J'ai des amis homos qui sont catholiques pratiquants, et qui se font regarder avec insistance lorsqu'ils vont communier. Jusqu'à un certain moment, on les laissait en paix, mais à présent, avec l'actualité, c'est limite si on leur dit à la fin de la messe qu'ils n'ont pas le droit de communier parce qu'ils sont en état de péché. J'ai répondu qu'un homme marié peut aussi être en état de péché, avoir trompé sa femme la veille, et on ne lui dira rien pour autant, si on ne connait pas sa vie privée. Là, concernant les homos, c'est un jugement sur apparence : ils sont gay, ça veut dire qu'ils sont sodomites, donc ils sont dans le péché, donc ils sont excomuniés. 

Récemment, il y a un évêque des Etats Unis qui a dit :

"qu'il n'était pas souhaitable que, qui soutient même dans son for intérieur, l'union civile des couples homosexuels, puisse s'approcher de la Sainte Communion: "Si un catholique reçoit le communion et en même temps nie la révélation que le Christ a légué à l'Eglise, il se met en contradiction: il croit que l'Eglise offre la Vérité salvatrice mais il refuse ce qu'elle enseigne. C'est une honte qui équivaut à un parjure."

Les homos catholiques que je connais, il y en a certains qui ne font absolument rien. Simplement, ils s'aiment, ils veulent vivre ensemble leur différence, et ils se retiennent, parfois c'est plus dur parce qu'ils ont des pulsions, mais c'est aussi humain qu'un célibataire qui va céder à une pulsion solitaire. Désolée de parler si franchement. Alors oui, parfois ils vont succomber. Mais ils ne construisent pas leur relation là dessus. Et le mariage homo, ils en rêvent, parce qu'ils veulent se jurer fidélité. En quoi est-ce mal et condanable ? 

 

Ok il y a de gros vicieux parmis la communauté homo, mais il y a aussi de gros vicieux chez les hétéros !! Pourquoi systématiquement juger les homosuelles sur leur différence ? Elle n'est pas plus sale que le règne du plaisir sexuel qui se développe dans cette société moderne !!

 

Alors moi, je pousse cette révolte. Je suis considérée comme excommuniée par cet évêque américain parce que je soutiens la communauté gay ? 

Je rappelle que Jésus a demandé à boire à la Samaritaine, qui faisait partie d'un peuple, à l'époque, considéré par les Juifs comme pire que le sang des porcs ! Et il a bu de son eau. Et jamais il ne lui a dit : je te condamne d'avoir eu 5 maris dans ta vie, tu es une fille de mauvaise vie. Jamais. Il lui a juste dit que son eau est sèche et que pour vivre il fallait qu'elle boive son eau à lui, Jésus. 

Hé bien moi je voudrais que les catholiques, au lieu de condamner les homosexuels pour leurs actes, qu'ils prient pour eux et leur conversion, et pour que les homosexuels puissent vivre en paix, malgré ce que l'on dira d'eux. Et si le mariage et la fidélité peuvent les aider à se sentir reconnus, et pas exclu, on ne peut pas dire que c'est mal. 

 
 

 

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Commentaires

Merci :)

Je pense que je partage votre point de vue, même si nous ne l'exprimons pas de la même manière.

Portrait de Cat-modératrice

Bien sûr qu'on peut être hétéro et commettre de graves péchés dans le domaine de la sexualité, c'est sûr !

D'accord aussi sur le fait que l'on ne sait pas ce que vivent les personnes qui sont visiblement homosexuelles, et que même si elles pèchent, cela ne veut pas dire qu'elles ne peuvent pas cheminer spirituellement.

Par contre, si une personne homosexuelle ne vit pas la chasteté, il est normal qu'elle ne communie pas, de même qu'une personne hétérosexuelle ne vivant pas la chasteté ou la fidélité ne devrait pas communier non plus.

Tu donnais les exemples d'Abraham qui est allé voir sa servante, et de Loth qui voulait donner ses filles à des violeurs... Cela, Dieu ne l'a pas demandé. Dieu a promis à Abraham qu'il aurait un enfant, et c'est Sarah qui devait le porter. Mais Abraham et Sarah ont manqué de foi et décidé d'utiliser la servante, avant de s'en débarrasser quand l'enfant légitime est né... Dieu n'a pas non plus donné à Loth l'idée de donner ses filles.

Par contre, c'est Dieu qui a créé l'homme et la femme à son image, pour une communion dans la différence. L'homosexualité est-elle du domaine du psychiatrique ou non ? Je n'en sais rien, mais c'est une blessure au niveau de l'amour, puisque la personne se ferme à la différence sexuelle, qui a été créée par Dieu pour vivre une communion à l'image de celle de la Trinité.

Dire cela n'est pas mépriser ni juger les personnes homosexuelles. C'est en aimant les personnes que l'on peut les comprendre et les aider. Mais ce n'est pas bon de minimiser les enjeux spirituels liés à l'acceptation et au refus de pratiquer des relations sexuelles homosexuelles (le fait de savoir si ces pratiques sexuelles comportent la sodomie n'est pas essentiel, il me semble).

Tu parles des personnes homosexuelles qui vivent une forme d'hypocrisie par rapport à la tendance qui est en eux. Tu rejoins là les propos de Philippe Ariño qui dit qu'il est très important d'assumer le fait de porter ces tendances, et que ce n'est pas contradictoire avec le fait de vivre la chasteté.

Je te rejoins sur le fait qu'une personne aux tendances homosexuelles qui cache et se cache la vérité, et se marie pour fuire ce qu'il porte en lui, cela ne peut qu'être catastrophique. Ce n'est pas la même démarche que celle de choisir un accompagnement pour être aidé à découvrir pleinement sa masculinité ou sa féminité, et être aidé à découvrir la beauté des relations avec les personnes de l'autre sexe.

Il serait intéressant qu'ermort nous en dise un peu plus sur les principes de l'accompagnement des personnes homosexuelles qui souhaitent être libérées de ces tendance.

"Tu parles des personnes homosexuelles qui vivent une forme d'hypocrisie par rapport à la tendance qui est en eux. Tu rejoins là les propos de Philippe Ariño qui dit qu'il est très important d'assumer le fait de porter ces tendances, et que ce n'est pas contradictoire avec le fait de vivre la chasteté."

Pour ma part, je trouve qu'il y a tout de même un problème dans le fait de dire "assumer" jusqu'à une forme d'étalage.

Je trouve qu'il y a, dans l'homosexualité elle-même, une forme de violence à l'égard de l'être humain qui n'est pas fait pour cela.

Exposer ses tendances, et dire "je les assume", en donnant l'impression que c'est une sorte d'alternative à ce qui est normalement la vocation de l'homme, me semble ambigü.

J'apprécie le témoignage de Ph. Ariño, en même temps je trouve ça limite.

Mon point de vue est qu'une personne ayant une tendance homosexuelle doit vivre la chasteté, comme toute autre personne, et garder pour soi sa tendance qui ne regarde pas autrui, et qui, exposée, devient une sorte de violence faite à la normalité.

Evidemment que le mieux serait que nous soyons tous à l'image de Dieu.

Quand je parle de perversion, c'est l'idée que les gens ont de l'homosexualité en général : ils sont homos donc ils ont des actes sexuels pervers et ils ne pensent qu'à ça. 

Ce que j'expliquais, c'est qu'il ne faut pas faire de généralité. Il y a des homos qui s'aiment tendrement et il y a des couples hétéros qui sont pervers !

L'homme et la femme sont complémentaires, nul ne peut évidemment le nier. Mais que la relation sexuelle puisse être détournée par le malin, que ce soit dans un couple hétéro ou dans un couple homo, les sentiments, l'amour, vous en faites quoi ? Pourquoi ne pas reconnaître, seulement reconnaître, qu'il y a des hommes qui aiment des hommes et des femmes qui aiment des femmes. Que cela soit bien ou mal. Je ne parle pas d'exposer un jugement, juste reconnaître que c'est ainsi. En quoi aimer quelqu'un serait contre-nature, et conséquence du péché ? 

Je me pose ces questions parce que, comme vous ermort, on entend toujours parler de "ça détourne du plan divin", et j'ai tendance à répondre que dans l'Ancien Testament, Lot préfèrerai offrir ses filles vierges en pature aux habitants de sodome plutôt que de les laisser "détourner le plan divin". Et Abraham qui va voir sa servante. Je ne juge pas, je ne me rebelle pas contre Dieu et Son plan loin de moi cette idée, je veux juste réfléchir sur le sujet et essayer de comprendre. On ne peut pas sans cesse prendre en exemple l'Ancien Testament, qui n'est pas toujours valable pour nous, depuis Jésus. 

Je suis curieuse d'entendre des témoignages sur des personnes qui sont sorties de l'homosexualité et qui le vivent bien. Pour ma part, ceux que je connais ne le sont pas vraiment et donnent cette impression. Et c'est parfois pire car ils rentrent dans une hypocrisie profonde. 

Je préfère voir un homosexuel qui s'assume et fait son cheminement tout seul (Philippe Arino par ex) plutôt qu'un homo qui cherche à en sortir, au risque d'être brutal avec lui même, d'être en désaccord avec sa conscience et de laisser des séquelles chez lui ou son entourage. (je connais même le cas d'un prêtre )

 

Je crois que si les gens ne reconnaissait pas qu'il y'a des hommes qui aiment des hommes et des femmes qui aiment des femmes il n'y aurait pas de débat.
"En quoi aimer quelqu'un serait contre-nature, et conséquence du péché"? A mon avis il ne s'agit pas de qui aime qui, mais de qui veut faire quoi avec qui? Un homme peut parfaitement éprouver et manifester une certaine tendresse pour un autre homme, ce n'est pas "mal" à mon avis. Un père peut faire de même pour son fils, Une femme pour sa sœur, ... Mais deux personnes de même sexe qui veulent vivre comme un couple ou plus, maritalement, là il y'a un hic. Personne ne contrôle les émotions, c'est un fait, ça ne veut pourtant pas dire ce que nous pousse à faire nos émotions ne sont pas condamnables.
"Je préfère voir un homosexuel qui s'assume et fait son cheminement tout seul ... plutôt qu'un homo qui cherche à en sortir, au risque d'être brutal avec lui même, d'être en désaccord avec sa conscience et de laisser des séquelles chez lui"??? Que dire donc du pédophile, qui parfois aime tendrement les plus jeunes? Et ces couple père/fille ou mère/fils qui entretiennent ce genre de relation et qui jurent qu'ils s'aiment réellement? Il ne doivent pas essayer de se sortir de là parce que "leur sentiment vient de Dieu"? Si on suit votre logique, en fait rien ne devrait être condamnable du moment où nos sentiments sont de la partie.
Pour moi, l'humanité est malade (et j'en fais parti aussi), depuis le péché d'Adam et de Eve, mais aujourd'hui certains aspect de cette maladie ont tendance à vouloir être "normalisée" par l'humanité elle même.

On a souvent tendance à tout de suite donner en exemple la pédophilie et l'inceste quand on débat sur l'homosexualité ... ça n'a aucun rapport ! Un pédophile est un malade mental, c'est une pathologie, c'est un cas particulier qui entre dans le domaine psychiatrique. Les pédophiles ont le désir de faire du mal, ou d'utiliser le plus faible pour assouvir une pulsion. L'homosexualité n'entre pas dans les cas psychiatriques !  

 

Je ne suis pas spécialiste mais, pourquoi l'attirance d'un adulte envers un adolescent serait une pathologie et pas l'attirance d'un homme envers un autre homme, ou d'une femme envers une autre femme? Etre attiré par quelqu'un du même sexe est donc naturel, mais être attiré par un gosse ne l'est pas?

Je ne serais pas si carégorique à votre place.

 

Quant à la mise en catégorie… l'homosexualité a longtemps été inscrite comme maladie psy. aussi. Certains la considèrent toujours ainsi. Qui a raison? Et si un jour la pédophilie n'y est plus… que direz-vous?

D'autre part, les liens entre pédophilie et homosexualité sont évidents quand on regarde d'un peu plus près:

- toute pédophilie attirance envers un enfant du même sexe que l'adulte entre dans la catégorie homosexualité: même sexe.

- lorsque l'adulte est attiré par un jeune autour de la puberté… pédophilie ou pas? Là encore, n'est ce qu'une affaire de décision légale: plus ou moins 15 ans? Puisque la loi décide aujourd'hui que c'est l'âge limite. Et si un jour elle fixe l'âge à 12 ans, que direz-vous? Il y a des pays où c'est 14 ans, voire moins.

- j'ai eu un élève de Seconde qui avait un "ami" depuis plusieurs années (âgé de 20 ans de plus que lui). Il me disait ne pas comprendre que ça ne plaise pas à ses parents. Légalement, l'homme en question a pratiqué la pédophilie, avec un garçon visiblement tout à fait consentant. Et, quand il grandit, garçon toujours consentant. Etaient-ils tous deux du domaine de la psychiatrie?

- des revues gay des années 80 contenaient des pages clairement pédophiles; à l'époque ça ne semblait pas du tout gêner cette "communauté" gay. 

- quand on lit certains témoignages, la recherche de "chair fraiche" conduit certains homo. à chasser de jeunes garçons pas du tout majeur (et même sous les 15 ans).

- le livre du Dr Spitz, un animateur de Fun Radio… raconte le cas d'un surveillant d'internat ayant reçu dans son lit un élève de 15 ans; et présente cela comme de l'homosexualité…

- j'ai connu des garçons de 11 ans tout à fait matures sexuellement… chantant basse dans une chorale. Un homme attiré par ce genre de garçon serait-il pédophile ou homosexuel?

Vouloir à tout prix proclamer que "ça n'a aucun rapport" me semble un procédé très malhonnête, et en dehors du réel. 

toujours de belles affirmations !!!!!!! Pourquoi être, vivre , aimer une personne de même sexe pourrait avoir des conséquences néfastes. Je vois des homosexuel(le)s heureux-heureuses. Est-ce que le mariage, même religieux garantit au couple le bonheur ? L'Eglise en doute fortement, mais chut, il ne faut pas le dire. J'ai lu les textes de la CEF (Conférence des Evêques de France) sur le mariage, la présentation en est totalement négative. Elle parle du divorce, du péché, du Christ mort sur la croix à cause de nos péchés. Elle ne nous parle que d'une chose positivement, c'est LA Vocation(sous entendue sacerdotale): "le jeune est généreux, il donne totalement sa vie à Dieu... Mais à aucun moment il ne parle du nombre de prêtres qui partent, qui aiment une personne, qui souffrent de la solitude.... L'Eglise est capable de dire "Tu verras, l'amour humain ne te rendras pas satisfait, l'amour s'use, il y a la routine..."Enfin, pour ma part, ma vie dans la mariage me satisfait pleinement, mon amour ne s'use pas et je ne connais pas la routine. Je souhaite que 2 personnes qui s'aiment puissent vivre leur amour, se marier si elles le veulent.
Alice

Ce qui conduit à la question: pourquoi sommes-nous créés?

Saint-Ignace répond: « l'homme est créé par Dieu pour le louer, le révérer et le servir »

Je ne crois pas que le mariage ait pour fin le bonheur des mariés, mais leur sainteté. Ce qui n'exclut pas le bonheur.

Tant qu'on regarde vers Dieu, et qu'on ne se regarde pas soi-même, on a plus de chance de répondre à la vocation universelle de l'homme.

Par le Christ, l'Eglise a reçu la mission de guider le troupeau qui lui est confié. Et donc de rappeler aussi la Parole et l'Appel divins. 

L'homosexualité n'en fait pas partie. Les actes qui en découlent sont contraires à l'appel; les unions homo. aussi donc.

Là, on touche à la question de l'obéissance… si décriée de nos jours dans notre monde dominé par l'orgueil. L'homme voudrait savoir mieux que Dieu ce qui est bon pour lui… et notre monde s'effondre.

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