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Concept du mariage ou de l'amour sans vie éternelle ?

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Bonjour,

Suite aux réflexions précédentes sur l'indissolubilité du mariage, il me reste cette incompréhension :

Ce qui me choque le plus, c'est que le message de Jésus nous attire dans l'Amour Divin Miséricordieux(il a sacrifié sa vie pour nous le faire comprendre !) et il éduque notre repentir, ce qui nous permet d'avancer. Mais l'Eglise ne pardonne pas notre sincère repentir sur certains péchés (par exemple la médisance), à cause d'un autre péché non regretté (l'adultère d'amour), ce qui nous entraîne à nous sentir profondément mal en amour et à ne pas évoluer, confits dans notre relation avec les autres, ni avec Dieu pour le coup. Par exemple, Jésus aurait pardonné ma médisance sur un tiers, que je regretterais, et je ne la perpétuerais pas. Il m'aiderait à cheminer vers la pureté peut-être, en cas d'adultère d'amour. De nombreuses personnes sont mariées seulement civilement bien qu'ayant la foi, car leur conjoint est athé, l'Eglise ne leur propose rien par rapport au Sacrement de Pardon. Sauf erreur de ma part. Est-ce de leur faute si elles aiment un athé ? Si elles tuent un homme et veulent s'en confesser, elles ne le pourront pas à cause du fait que leur conjoint est athé ? Est-ce que l'Eglise demande qu'un catholique n'épouse qu'un conjoint prêt à recevoir le sacrement de mariage et nie toute autre forme d'amour réel ?

Ne faudrait-il pas que l'Eglise fasse la part des choses : l'amour véritable entre deux êtres est un sujet beau et complexe, et non invalidant pour la vie éternelle.

Peut-on, dans une forme d'intégrisme, se dire : "j'aime "Untel" mais j'aime Jésus et j'ai des principes religieux, donc je vais mettre un terme à ma relation avec "Untel", s'il se suicide ou tombe dans le désespoir jusqu'à sa mort, ce n'est pas mon problème, moi au moins, j'irai me confesser, et je pourrai communier". C'est le comble de l'égocentrisme, et non de la pureté !

Ma question est donc : pourquoi refuser la confession hors du mariage religieux ? La communion spirituelle existe, mais pas la confession ! Jésus n'a jamais dit "je pardonne tout ou rien" et l'Eglise pardonne soit tout soit rien ? Cela ne me paraît pas conforme à son Esprit. Ou alors je ne sais pas tout et je serais heureuse de comprendre ces choses.

Merci de me dire ce que vous en pensez.

Cordialement.

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Chère Anne-Marie, j'ai répondu à une partie de cette question, sur la question de la vie spirituelle des personnes ne pouvant pas recevoir le sacrement de réconciliation, dans la discussion suite à votre révolte précédente : www.annoncescatho.com/comment/2994#comment-2994

Pour la question : « Est-ce que l'Eglise demande qu'un catholique n'épouse qu'un conjoint prêt à recevoir le sacrement de mariage ? », effectivement, l'Église demande qu'un catholique n'épouse qu'un conjoint prêt à accepter un mariage religieux, même si, comme on en a parlé, elle n'exclue pas ceux qui font autrement. Elle le demande parce que Jésus le demande.

Il faut bien se mettre d'accord sur ce dont on parle. L'Église catholique n'interdit pas d'épouser un non chrétien.

Ce que Jésus et l'Église demandent, c'est que la sexualité soit vécue dans le cadre d'un engagement définitif pris devant Dieu et avec Dieu. Le fait que l'un des conjoints n'aie pas la foi n'empêche pas un tel engagement.

Alors la question qui se pose, c'est : quand vous parlez d'un conjoint qui ne soit pas prêt à recevoir le sacrement de mariage, est-ce que vous pensez à ceux qui voudraient effectivement s'engager pour la vie, s'engager à la fidélité, etc., mais qui refusent de se marier à l'église par principe, ou est-ce que vous pensez aux personnes qui ne sont pas prêtes à s’engager sur ces points ?

Je rappelle que les critères pour qu’un mariage soit valide aux yeux de Dieu et de l’Église catholique, c’est que 1/ l’engagement ait été pris totalement librement, 2/ Que les deux conjoints soient d’accord pour que l’engagement soit définitif, jusqu’à la mort de l’un des deux, 3/ Que les deux conjoints soient décidés à être fidèles l’un à l’autre, 4/ Que les conjoints soient prêts à accueillir des enfants qui naîtraient de leur union.

Si un(e) non-chrétien(ne) est prêt à s’engager sur ces points, mais refuse de se marier à l’Église par principe, j’aurais tendance à dire que s’il/elle aime vraiment l’autre personne, il/elle peut faire l’effort de poser cet acte qui n’a pas de signification pour lui/elle, mais qui est tellement important pour la personne qu’il/elle aime ! Je sais que les choses ne sont pas forcément aussi simples, mais si cette personne est au bord du suicide, comme dans l’exemple que vous donnez, mais qu’elle préfère perdre l’autre plutôt que d’accepter une cérémonie religieuse, cela me semble un peu étrange.

Si on est dans la situation où un(e) chrétien(ne) aime un(e) non-chrétien(ne) qui ne souhaite pas s’engager pour toujours, ou bien qu’il/elle ne souhaite pas s’engager à être fidèle… Ou encore qu’il/elle refuse totalement l’idée d’avoir des enfants. Je ne trouve pas que dans ce cas ce soit de l’égocentrisme de refuser de se marier avec cette personne. Si l’autre personne ne veut pas s’engager pour toujours, si elle ne veut pas être fidèle, c’est qu’elle n’est pas prête à aimer l’autre jusqu’au bout. Il me semble qu’un amour vrai est prêt à s’ouvrir à l’accueil d’enfants. Si cette personne non-chrétienne tient vraiment à l’autre personne chrétienne, qu’elle se décide alors à accepter les exigences de l’amour vrai.

Un chrétien qui est décidé à ne vivre l’amour que dans le respect des exigences de Jésus peut aussi avoir la prudence de ne pas cultiver une relation avec un non-croyant et éviter d’en arriver au point ou l’autre s’est tellement attaché qu’il va se suicider si on ne l’épouse pas…

Alors, serait-ce une « sectarisation » que de ne vouloir se marier qu’entre chrétiens ?

D’abord, il ne s’agit pas forcément de se marier uniquement entre chrétiens, beaucoup de chrétiens ont un mariage religieux avec une personne ne partageant pas leur foi.

Mais il me semble que le fait de vouloir se marier seulement avec un chrétien, ou seulement avec un catholique, n’est pas forcément du « communautarisme » au mauvais sens du terme. Peut-être que ça l’est pour certains qui veulent se marier avec un chrétien parce qu’ils veulent rester entre chrétiens et qu’ils n’aiment pas les autres… J’espère qu’il n’y en a pas beaucoup dans ce cas !

Mais on peut aussi vouloir épouser un chrétien dans le but de pouvoir mieux donner notre amour aux autres. Un chrétien peut vouloir épouser un autre chrétien dans le but de former une communauté d’amour qui permette de s’unir pour diffuser l’amour de Jésus. Vouloir donner le témoignage d’une vie de couple et de famille telles que Jésus nous invite à les vivre, afin de partager cet amour venant du Christ, avec tous et pas seulement les autres chrétiens !

Par exemple, c’était notre désir à mon mari et moi-même d’épouser un autre catholique afin de pouvoir pleinement vivre ensemble ce à quoi nous invite l’Église catholique, et de pouvoir nous mettre ensemble au service des autres, quelles que soient leurs croyances.

Portrait de Cat-modératrice

Concernant la question sur la vie éternelle, comme je vous l'ai dit dans le commentaire sur l'autre révolte (www.annoncescatho.com/comment/2994#comment-2994), les personnes n'ayant pas accès à la confession ne sont pas systématiquement vouées à l'enfer !

L'Église catholique enseigne que les personnes qui "vont" en enfer sont celles qui refusent volontairement toute relation avec Dieu. Elles prennent cette décision au moment de leur mort, lorsqu'elles voient Dieu et peuvent décider en toute connaissance de cause et toute liberté, comme ce fut le cas de l'archange Lucifer.

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