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Question sur le mariage : pourquoi est-il préférable de ne pas vivre ensemble avant le mariage ?

Question développée: 

Pourquoi il est préférable de ne pas vivre ensemble avant le mariage ? Comment peut-on être certain que c'est la bonne personne avec qui vivre toute sa vie, si on ne sait pas comment elle vit au quotidien ? Ce serait comme acheter une maison sans l'avoir visitée, ou une voiture sans avoir rendu visite au concessionnaire. Je n'arrive pas à comprendre cette exigence de l'Eglise. Le point de vue sexuel est une chose, mais la vie en commun ? C'est important ! Qu'en pensez-vous ?

 

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Jim,

Votre question a tout à fait sa place ici. J'ai expliqué dans un autre commentaire dans quels cas l'Église catholique demande de s'abstenir de la communion.

Le fait d'avoir un enfant hors mariage n'est pas un obstacle. L'Église ne vous reproche pas votre passé, elle s'intéresse à votre présent. C'est le fait d'avoir des relations sexuelles hors mariage qui est un péché, car la sexualité est quelque chose de sacré, Dieu l'a créée pour que l'homme et la femme vivent une communion à l'image de la Trinité. L'Église catholique demande donc que les relations sexuelles soient vécues dans le cadre d'un engagement définitif entre l'homme et la femme.

Mais l'existence de cet enfant n'est pas un péché. Sa conception est peut-être le résultat d'un péché, mais l'enfant lui-même n'est pas mauvais ! Donc si actuellement vous ne vivez pas dans une situation où l'Église demande de s'abstenir de communier (ce qui n'empêche pas la communion spirituelle) et si vous vous êtes confessé de vos péchés passés, rien ne vous empêche de communier.

Si ça vous intéresse, il y a eu une discussion ici sur les enfants nés hors mariage. Ils ont la même dignité que les autres !

L'Église catholique ne rejette personne. Si elle demande à des personnes, dans certaines situations, de s'abstenir de communier, c'est pour rappeler que certaines situations sont en opposition avec l'amour fidèle de Jésus, dont les chrétiens doivent donner le témoignage. Mais cela ne veut pas dire que ces personnes sont rejetées, ni par Jésus, ni par l'Église catholique. D'ailleurs, nous devrions être bien plus nombreux à nous abstenir de communier pendant certaines périodes de nos vies. Si nous marquions davantage notre respect de l'Eucharistie en nous abstenant de communier quand nous vivons des situations en opposition avec l'amour de Dieu, les personnes à qui l'Église demande de ne pas communier trouveraient ça plus normal et s'en sentiraient moins rejetées et humiliées. Beaucoup communient qui devraient aussi s'abstenir de communier. La communion de devrait pas se faire à la légère. Ne pas communier n'est jamais synonyme d'être rejeté par Jésus ni par l'Église.

Si l'homme et la femme s'engagent librement l'un envers l'autre à la fidélité et à la fécondité de manière ferme et définitive, en vue d'aller vers la célébration du mariage à l'église, le sacrement n'est-il pas déjà valide, dans la mesure où ce n'est pas le prêtre qui le confère, mais où ce sont les époux qui se donnent l'un à l'autre ?

Que dit le droit canon à ce sujet ?

Merci

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Martin,

Ce n'est pas le prêtre qui confère le mariage dans l'Église catholique, mais sa présence est obligatoire pour que le sacrement soit valide, ainsi que celle des témoins.

Au départ, l'Église a exigé la présence de témoins pour la validité du mariage dans le but d'éviter les mariages forcés.

Voici ce que dit le code de droit canonique :

Can. 1108 - § 1. Seuls sont valides les mariages contractés devant l'Ordinaire du lieu ou bien devant le curé, ou devant un prêtre ou un diacre délégué par l'un d'entre eux, qui assiste au mariage, ainsi que devant deux témoins, mais toutefois selon les règles exprimées dans les canons suivants et restant sauves les exceptions dont il s'agit aux cann. ⇒ 144, ⇒ 1112, § 1, ⇒ 1116 et ⇒ 1127, §§ 2 et 3.

Les exceptions dont il est question concernent des situations exceptionnelles et très graves, par exemple le danger de mort.

Merci pour la réponse.

J'aimerais compléter ma première question par une autre.
Dans le cas où les concubins sont dans la situation que je décris plus haut (fidélité...), sont-ils en situation de fornication, dans la mesure où ils font entre eux le voeu d'un engagement total et définitif vers le sacrement de mariage ?

Portrait de Cat-modératrice

L'Église catholique, en se basant sur l'enseignement de Jésus, demande que les relations sexuelles ne soient vécues que dans le cadre du sacrement de mariage.
Il me semble évident que le péché est moins grave de la part de fiancés bien décidés à se marier, que de la part d'amants qui n'ont pris aucun engagement, mais cela reste de la fornication.

Il arrive souvent que la principale erreur des fiancés soit de retarder le mariage, dans le but de pouvoir organiser une belle fête. Pour être fidèle à Dieu, si l'attente est trop difficile, il faut parfois savoir renoncer à une belle fête et hâter le mariage, quitte à le vivre dans l'intimité.

Merci pour vos réponses.

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