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Pourquoi l'excommunication des divorcés-remariés ?

Question développée: 

Vous excluez de la communion des personnes qui ont peut-être été trahies par leur conjoint, qui sont peut-être de bonnes personnes, et vous laisser communier n'importe qui d'autre, des gens qui trompent leur conjoint, des personnes qui cherchent à faire du mal... Quelle est la cohérence ?

 

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Les catholiques divorcés et remariés ne sont pas excommuniés. L'excommunication n'est pas la même chose que la privation de communion. L'excommunication signifie la rupture de la communion avec l'Église catholique, et elle ne concerne que les actes de la plus extrême gravité : par exemple le fait, pour un prêtre, de trahir le secret de la confession.

D'une manière générale, il est demandé aux personnes qui sont dans une situation de péché grave et qui ne se sont pas confessées, ou qui n'ont pas l'intention de quitter cette situation, de s'abstenir de communier. Cette interdiction concerne tout le monde, aussi bien les époux infidèles, les meurtriers, les voleurs, les personnes qui disent du mal des autres par méchanceté, les personnes qui ont renié leur foi pour éviter une situation embarrassante, les couples qui s'unissent sexuellement sans être mariés... Cependant, le prêtre ne peut pas faire un interrogatoire à chaque personne qui vient communier, et chacun est laissé à sa conscience.

Donc oui, il y a des personnes qui sont plus coupables que certains divorcés-remariés, et qui communient quand même. Mais cette communion ne va pas forcément les rapprocher de Dieu, au contraire, si leur cœur est mauvais. De la même manière, certains divorcés-remariés vont communier sans annoncer leur situation. Chacun est responsable de ses actes.

 

Portrait de Zélie

À ce sujet, à l'occasion du synode qui se déroule actuellement à Rome, Mgr Mario Grech est intervenu pour parler de la situation des divorcés remariés. Il insiste sur le fait que l'Église doit marcher à leurs côtés et leur faire sentir que “l’Église est proche de celui qui a le coeur blessé”.

Il cite aussi une parole de Benoît XVI en juin dernier :   “Cela m’apparaît être une grand tâche d’une paroisse, d’une communauté catholique, de faire réellement tout ce qu’il y a de possible pour qu’elles se sentent aimées, acceptées ; qu’elles ne sont pas « en dehors » même si elles ne peuvent recevoir l’absolution et l’Eucharistie : elles doivent voir que même ainsi, elles vivent pleinement dans l’Église”.

Vous pouvez lire l'intervention de Mgr Grech ici, c'est la 6e et dernière intervention citée sur la page.

Portrait de Cat-modératrice

Autre versant de votre question : pourquoi  les personnes divorcées et remariées ne peuvent pas communier, même quand elles ne sont pas responsables de l'échec de leur premier mariage.

Dans la religion chrétienne, le mariage est l'image de l'union entre Jésus et l'Église, et de l'union qui existe au sein de la Trinité : l'union d'amour entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit.

L'amour qui est en Dieu et l'amour de Dieu pour les hommes est la source de tout amour. L'union d'un homme et d'une femme dans le mariage est à la fois un fruit de cet amour divin, et un signe de cet amour. Le couple chrétien a pour mission de révéler l'amour de communion auquel Dieu nous appelle. Les époux chrétiens sont appelés par Jésus à montrer à quoi ressemble son amour pour les hommes : un amour tendre, miséricordieux et fidèle.

L'homme ou la femme qui est contraint à divorcé parce qu'il ou elle a été quitté(e), ou parce que la situation était insupportable, est appelé(e) à donner un signe au monde : celui de l'amour fidèle et douloureux, semblable à l'amour du Christ qui aime même ceux qui le rejettent. Cette exigence de l'Église, qui paraît démesurée, a une dimension mystique.

La personne qui est dans une telle situation et qui n'a pas la force d'obéir à ce que demande l'Église, n'est pas rejetée. Elle fait toujours partie de la communauté et peut continuer à avancer vers Jésus. Elle peut communier spirituellement : elle bénéficie de la même présence de Jésus, par son désir, que si elle avait consommé l'hostie.

Le fait d'accepter, pour une personne divorcée et remariée, de renoncer à communier matériellement à l'hostie, est aussi un signe donné au monde. Cette acceptation met en valeur la fidélité de l'amour du Christ, à laquelle nous sommes trop faibles pour nous conformer. Celui qui, dans une telle situation, aime assez Dieu pour continuer à cheminer dans l'Église en s'abstenant de communier matériellement, peut se rapprocher d'une manière toute spéciale de Jésus grâce à cette attitude d'humilité. Le seul but de l'existence de l'Église est de permettre ce cheminement vers Jésus.

Remarque pleine de bon sens.. Merci "Modératrice" pour cet éclairage ouvert, mais (trop) peu compris par nos concitoyens... Le XXIème siècle est moins "spirituel" que les deux précédents: prenons le rythme du temps... au risque de rester complètement "démodés"!

 

Portrait de Cat-modératrice

Je vous invite à lire l'article que j'ai récemment publié : Une spiritualité de la désobéissance, qui explique à quelle attitude spirituelle l'Église invite les personnes qui sont dans une situation en opposition avec ce que demande l'Évangile. Comment vivre sa foi dans une situation de désobéissance.

Portrait de giby

La raison pour laquelle des personnes divorcées remarié ne peuvent pas communier est qu'il sont "adultère" puis que le mariage est normalement indissoluble.

De là un conjoins infidèle ne devrais pas prétendre à la communion non-plus... Tout comme toute personne ayant un péché "mortel"...

Mais refuse t on vraiment la communion? à une époque je donnais la communion, et dans les persones qui venais, il y avait une femme divorcé, un homme ne s'étant pas confessé depuis 15 ans etc... Pourquoi leur aurais-je refusé la comunion alors que dans la foule, je ne connais pas la vie des autres? C'est à chacun de savoir si sa vie est corect vis-à-vie de Dieu, et nous ne somme pas la pour juger...

Portrait de Françoise_V.

Les catholiques divorcés-remariés ne sont pas excommuniés et, en dernier recours, malgré la règle générale, ils peuvent toujours, comme les conjoints de divorcés-remariés, au for interne, décider de recevoir la communion ! C'est là leur responsabilité et cela a été écrit par Josef Ratzinger à l'époque où il était déjà cardinal. Cela ne se sait pas assez, et crée de la culpabilité inutile !

Portrait de Cat-modératrice

Pouvez-vous nous donner les références du texte de Ratzinger dont vous parlez ? En tant que pape, Jean-Paul II a interdit très fermement la communion des divorcés-remariés (qui ne sont certes pas excommuniés) :

Avec le Synode, j'exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec une grande charité, tous feront en sorte qu'ils ne se sentent pas séparés de l'Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie. On les invitera à écouter la Parole de Dieu, à assister au Sacrifice de la messe, à persévérer dans la prière, à apporter leur contribution aux œuvres de charité et aux initiatives de la communauté en faveur de la justice, à élever leurs enfants dans la foi chrétienne, à cultiver l'esprit de pénitence et à en accomplir les actes, afin d'implorer, jour après jour, la grâce de Dieu. Que l'Église prie pour eux, qu'elle les encourage et se montre à leur égard une mère miséricordieuse, et qu'ainsi elle les maintienne dans la foi et l'espérance !

L'Église, cependant, réaffirme sa discipline, fondée sur l'Écriture Sainte, selon laquelle elle ne peut admettre à la communion eucharistique les divorcés remariés. Ils se sont rendus eux-mêmes incapables d'y être admis car leur état et leur condition de vie est en contradiction objective avec la communion d'amour entre le Christ et l'Eglise, telle qu'elle s'exprime et est rendue présente dans l'Eucharistie. Il y a par ailleurs un autre motif pastoral particulier : si l'on admettait ces personnes à l'Eucharistie, les fidèles seraient induits en erreur et comprendraient mal la doctrine de l'Église concernant l'indissolubilité du mariage. (Exhortation apostolique Familiaris consortio, sur les tâches de la famille chrétienne dans le monde d’aujourd’hui, 1981, §84)

 

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