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L'Église catholique condamne-t-elle la masturbation et pourquoi ?

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Claude,

Dans vos derniers messages, vous abordez des questions très importantes, mais qui n'ont pas leur place dans la discussion sur « L'Église catholique condamne-t-elle la masturbation et pourquoi ? ».

Les deux questions que vous abordez sont celle des révélations privées (le Seigneur vous parle et vous agissez en fonction de ce qu'il vous dit), et celle de savoir si l'on peut communier sans avoir reçu le sacrement de pardon, après avoir commis des péchés graves.

  • Concernant la question des révélations privées, du fait que vous pensez que Dieu vous parle, je vous ai répondu en rédigeant un article sur le sujet. Je vous invite à lire cet article et à continuer dans les commentaires la discussion concernant le fait que vous agissez selon ce que le Seigneur vous dit personnellement :

Est-ce Jésus qui me parle ?

  • Concernant la question de la communion sans confession, vous venez de poster un nouveau sujet, comme je vous y ai invité. J'y répondrai bientôt :

« Peut-on communier sans avoir été confessé par un prêtre ? »

  • Je vous indique aussi cette discussion déjà commencée il y a trois ans :

« Peut-on communier quand on se masturbe régulièrement ? »

Fraternellement,

Catherine

Bonjour Claude,

la confession, effectivement, est tout le contraire de la culpabilisation, elle est libération. Jésus est venu pour guérir et sauver ce qui est perdu. Quand nous nous confessons, nous lui permettons de réaliser ce pour quoi il est venu.
La masturbation produit une culpabilité importante, du fait qu'elle ne réalise pas ce pour quoi nous avons été créés.

Quant à la question de l'addiction, il faut souvent en passer par un accompagnement spécialisé, en plus de la question sacramentelle.
En effet, vous le savez sans doute, la masturbation produit l'émission d'endorphine qui créée une accoutumance, et même un besoin croissant parfois.
Il peut alors y avoir besoin d'une aide pour reprendre le contrôle de soi. Parallèlement à la prière et aux sacrements.

Bonne route sur ce chemin.

Merci pour ces précieux renseignements.
Bonne route également, en Christ.
Je me sens souvent assez vieux en ce monde. Et si je m'exprime ainsi, je ne pense pas que ce soit seulement pour moi. En vérité, je me dis que de pauvres enfants de Dieu se sont totalement perdus en désespérant. Beaucoup ont combattu seuls le Diable, ont quitté ce monde, et n'ont pas réussi à trouver quelque estime pour leur propre personne. L'Ennemi est si fort. Je ne veux décourager personne. Christ me pardonne autant de fois que j'inspire et expire afin de respirer. Je suis un larron et je pense que je le resterai jusqu'au franchissement de la tombe. Une chose est certaine, Celui que j'adore ne me lâchera jamais. Je n'ai pas honte de ce que je suis. Je ne suis pas fier de ce que je suis. Je fais avec, et tous les matins, en l'oraison, je ne suis déjà plus le même que celui que j’ai été la veille, puisque Christ est Chemin, et qu'arpentant ce Chemin, je Lui dis mon amen afin qu'Il me transforme.

Bonjour,
Je vous remercie pour vos commentaires. Ce qui m'agace c'est que je consciente du bien que Dieu m'apporte. J'ai obtenu des grâces alors que j'étais au plus bas. Lorsque je commets cet acte, c'est comme une trahison. C'est vrai que je me sens mal. Mais je pense que la personne qui a le coeur en peine, c'est Dieu.
C'est vrai que Dieu nous aime avec nos défauts. Effectivement, Jésus est venu pour guérir les malades. Mais je refuse de me conforter dans cette situation. Je recherche une vraie repentance mais l'homme n'est pas parfait. C'est difficile.
Hier, j'ai décidé de ne plus me laisser berner par les mauvaises pensées. Je me suis affairée. Je n'y ai pas pensé. Mais je n'ai pas réussi à prier. J'ai préféré donner de mon temps pour rendre service.
Il y a beaucoup de personnes qui ne se confessent pas avant de communier. Personne ne le sait. La communion c'est une relation entre Dieu et nous.
J'ai un long chemin à faire. Un prêtre avait dit que la vie chrétienne est parsemée d'embûches une fois baptisé. En acceptant l'amour de Dieu, je pense avoir la victoire.
Je suis dans cette phase durant laquelle je me sens forte mais pour combien de temps?

Portrait de Cat-modératrice

Vous ne parlez pas de Dieu comme si c'était votre père qui vous aime et qui veut vous aider à grandir.
Si Dieu veut que nous évitions la masturbation, c'est pour notre bien, comme un père qui éduque ses enfants.
Vous dites que lorsque vous vous masturbez, c'est Dieu qui a le cœur en peine. En réalité, il est beaucoup plus en peine de vous voir désespérée.

Dans la vie spirituelle, la confiance en Dieu doit venir en premier, et la pureté est un chemin qui en est la conséquence.
Nous sommes des êtres faibles. Un enfant de 3 ans qui fait une bêtise, son père n'a pas le cœur en peine, il le reprend pour l'aider à grandir. Par contre, si cet enfant de 3 ans s'enfuie ou se donne la mort parce qu'il n'arrive pas à arrêter les bêtises, c'est là que le père aura vraiment mal... Devant Dieu nous sommes faibles et ignorants comme des enfants de 3 ans.

Si nous nous rapprochons de Dieu et de son amour dans la confiance, à travers la prière, la messe et la confession, ensuite nous ne pourrons pas nous résigner à pécher, car notre amour pour lui sera de plus en plus grand.

Bonjour,

je ne sais pas si la pornographie est un élément qui entre dans vos difficultés, en particulier via internet.

Il existe plusieurs pistes pour se battre.

- Internet:
http://www.covenanteyes.com
pour ne plus surfer seul, même quand on est seul chez soi

- Livre:
"Parcours libre pour aimer : Sortir de la pornographie"
de Eric Jacquinet

Et puis l'adoration quotidienne, la messe, etc.
Et éventuellement un accompagnement psychologique pendant un moment, en fonction des difficultés rencontrées.

Si besoin d'autres références… me demander ;)

Bon courage à tous.

Ah La MASTURBATION le sujet qui tue! Qui tue en fait vraiment, pas l'acte en lui-même qui n'est qu'un acte naturel d'hygiène sexuelle, c'est ainsi nous ne sommes pas (encore) des anges mais des mammifères soumis à l'instinct de reproduction, mais la ravageuse et malsaine culpabilité qui s'ensuit. Bien que cela ouvre plus largement sur la délicate question des relations entre le Christianisme et le sexe et qui a été bien catastrophique tout au long de l'histoire (je pense ici à un vieux catholique qui me disait tragiquement "au fond, ce que je retiens de ma longue expérience religieuse c'est celle de cette tension insupportable entre le désir sexuel et la honte qui s'ensuit"). Restons sur le sujet. Certains auront eu la curiosité de voir ce qu'en disait l'Eglise catholique et qui en ont ressentit immédiatement un malaise certain :
Par la masturbation, ilfaut entendre l’excitation volontaire des organes génitaux, afin d’en retirer un plaisir vénérien. " Dans la ligne d’une tradition constante, tant le magistère de l’Égliseque le sens moral des fidèles ont affirmé sans hésitation que la masturbation est un acte intrinsèquement et gravement désordonné ".
Ainsi donc il s'agit d'un acte "intrinsèquement et gravement désordonné" (on peut même ajouter que du XVIII° au XX° siècle, la masturbation a été particulièrement condamnée par l’Église. Elle était un péché grave, un péché mortel qui risquait une peine éternelle. Et si ce n'est plus tout de même le cas, on reste tout de même dans le même registre : "un acte grave"

Cela veut donc dire que tous les hommes, je dis bien tous les hommes, les adolescents, les célibataires, les hommes mariés, les prêtres, les moines sont des personnes qui se livrent à un acte intrinsèquement et gravement désordonné.
Pour ce qui concerne le clergé, une étude étouffée mais que l'on peut encore trouver sur le net nous dit que 95% des hommes d'églises disent se masturber. Un abbé bien connu des stars avait d'ailleurs dit à la télévision qu'il avait lui-même recours de temps en temps à "la pitance du pauvre".
Voilà la réalité. Les hommes qui ne se masturbent jamais sont soit des eunuques soit des personnes bien refoulées. Parce que encore une fois, c'est un besoin physiologique. Libre à certains de s'interdire cette pratique et d'attendre la venue de rêves érotiques qui provoqueront un écoulement séminal innocent, mais c'est ainsi. Les hommes, à un certain moment, ont besoin de " se soulager" (étant un homme je ne parlerai pas de la masturbation féminine)
Ainsi le fameux "péché de chair" qui a ruiné la vie sexuelle de nombreux couples et détournés beaucoup de la religion chrétienne se décline ici en "péché de masturbation". Certes, il serait préférable de pouvoir avoir une vie sexuelle épanouie, mais très rares sont ceux qui l'expérimentent et si oui, cela ne dure pas d'une manière continue. Ce sont mêmes les hommes mariés à la sexualité épanouie qui se masturbent sans doute le plus. Il faut voir aussi que nous ne sommes pas égaux question libido et certains on des besoins plus grands que d'autres.
Donc, désolé de contredire le catéchisme de l'Eglise, ce n'est pas grave du tout. Ce qui est grave c'est la culpabilité qui en nait et dont l'Eglise en est encore la propagatrice. Elle met tellement haut la question de la relation humaine qu'elle nie le fait que le sexe à ses propres exigences et qui, si on les contrarient, nous expose justement à des déséquilibres.
Maintenant, c'est comme tout dans la vie, si ca devient une addiction alors cela crée un déséquilibre psychique et énergétique qu'il convient de tenter de réguler. Ce qui est faisable même si c'est très difficile pour certains hommes et particulièrement pour ceux qui on le plus grand mal à trouver la (ou le, soyons large d'esprit) partenaire idéal. Qui peut dire qu'il est vraiment épanoui dans sa vie sexuelle? Si oui, il n'y aurait pas autant de pornographie.
Et cette culpabilité qu'a engendré l'Eglise au cours de son histoire est aussi à mon sens la cause de ce dérèglement de nos sociétés sur ce plan. Elle devrait donc revoir sa copie, sa doctrine aussi savante qu'elle est n'est pas tombée du ciel, elle a été élaborée par des hommes, souvent très difficilement et avec de nombreux conflits. Il faut donc cesser de la sacraliser et la prendre avec le plus de discernement possible.
Je conclurai par la phrase d'un vieux prêtre qui disait à ceux qui se confiaient à lui sur cette question : "ne vous inquiétez pas pour ça, ce n'est pas grave du tout!" Effectivement, il y a d'autres choses beaucoup plus importantes, celle de vivre l'exigence de l'amour évangélique et qui remet tout en place naturellement.

Bonjour Michaël 2,

à vous lire, je constate que vous n’avez pas beaucoup approfondi ce que dit l’Eglise sur le sujet, et que vous projetez des erreurs et des fantasmes.

Vous mélangez diverses notions, comme beaucoup de néophytes d’ailleurs.
Ce n’est pas parce qu’un acte est gravement désordonné que le péché qui est lié sera un péché grave ou mortel.
Là, vous faites la même erreur que des cathos intégristes.
Relisez le catéchisme, aux lignes concernant le péché.
http://www.vatican.va/archive/...

extrait:
1862 On commet un péché véniel quand on n’observe pas dans une matière légère la mesure prescrite par la loi morale, ou bien quand on désobéit à la loi morale en matière grave, mais sans pleine connaissance ou sans entier consentement.

Sur la masturbation, je ne crois pas que l’Eglise en fasse un point aussi catastrophique que vous le prétendez. Il suffit pour s’en rendre compte de relire ce qu’en dit le catéchisme justement, à propos de la culpabilité morale:
2352 Pour former un jugement équitable sur la responsabilité morale des sujets et pour orienter l’action pastorale, on tiendra compte de l’immaturité affective, de la force des habitudes contractées, de l’état d’angoisse ou des autres facteurs psychiques ou sociaux qui peuvent atténuer, voire même réduire au minimum la culpabilité morale.

Ce que vous racontez sur la masturbation est plein de lieux communs. Sans doute vous arrangent-ils. Mais ils ne reflètent que la mode actuelle. Je ne répondrai pas à chaque point… tant d’autres l’ont fait avant. Si vous ne tenez pas compte de ce qu’en dit l’Eglise, en cherchant un peu à savoir pourquoi, c’est apparemment par conviction, vu le ton de votre discours. Ou par dépit, peut-être, d’y être autant attaché?

Quant à la culpabilité, savez-vous qu’elle apparaît aussi chez les gens qui n’ont aucune éducation chrétienne?
L’explication est simple: la masturbation détourne la sexualité. Elle fait du plaisir un but, alors qu’il n’est qu’une dimension. La masturbation est un échec, à chaque fois, de ce fait, objectivement.
En appelant à la chasteté, l’Eglise libère de cet échec et de la culpabilité naturelle qui en découle.
(et je ne parle pas des deux éléments constitutifs de la sexualité: amour et vie, qui se trouvent niés dans l'acte masturbatoire).
Vous pouvez sans doute comprendre cela, même si vous n’êtes pas d’accord.

Peut-être pouvez-vous étudier un peu ce qu’enseigne l’Eglise sur la sexualité? Je vous suggère La théologie du corps pour les débutants : une nouvelle révolution sexuelle
de Christopher West

La pornographie n’est pas un simple remède à un soi-disant malaise. Elle est un mal qui contient en soi les éléments pour pervertir l’amour humain, et créer des addictions.

Quant à votre conclusion… vous avez raison, l’amour remet beaucoup de choses en place… dont ce problème de masturbation. Lorsqu’on donne vraiment sa vie, on n’a plus, ou très peu, ces pulsions. Et il est tout à fait possible de les contrôler.

Portrait de Cat-modératrice

Re-bonjour Michaël,

Si vous citez une étude, ce serait mieux de mettre les références, pour que chacun puisse juger si cette étude est sérieuse, dans quelles conditions elle a été faite, etc.

Vous dites que 95% des hommes d'Églises disent se masturber. Je me demande combien de personnes ont été interrogées pour arriver à ce nombre. Il faudrait qu'un grand nombre ait été interrogés pour que cela soit significatif, et cela m'étonnerait qu'un grand nombre d'« hommes d'Église » acceptent de répondre à ce genre d'enquête. Il est d'ailleurs possible que les seuls qui acceptent de répondre à la question sont ceux qui ont envie de clamer qu'ils se masturbent, par révolte ou pour des raisons militantes. Il me paraît donc normal que 95% des « hommes d'Église » qui ont répondu aux enquêteurs aient dit se masturber, puisque ceux qui ne se masturbent pas n'auront pas participé à l'enquête.

Portrait de Cat-modératrice

Non que j'aie la moindre idée du pourcentage de prêtre et de religieux se masturbant réellement. Ce qui me paraît invraisemblable, c'est que 95% DISENT se masturber.
Ensuite il faut voir aussi comment était posé la question. Si on leur a demandé s'il leur était arrivé de se masturber, c'est différent de leur demander s'ils se masturbent régulièrement.
Je suis une femme et je n'ai aucune idée de ce qu'éprouve un homme confronté à ses pulsions. D'ailleurs je pense qu'aucun homme ne sait non plus que comment un autre homme le vit.
De toute façon, les prêtres et les religieux devraient être les premiers à savoir que ce n'est pas un drame de tomber dans le péché quand on le regrette et que l'on accueille la miséricorde de Dieu.

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