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L'Église catholique condamne-t-elle la masturbation et pourquoi ?

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Monsieur,

Pouvez-vous nous en dire plus sur cette étude sérieuse ? Qui l'a conduite, avec quelle méthode, sur quelle population, avec combien de personnes, sur une période de combien de temps ?

Il existe des études "sérieuses" prouvant tout et son contraire, pour en tenir compte il est nécessaire de connaître les sources et les conditions d'accomplissements de ces études...

Voici le lien vers l'une des études, très sérieuse, menée en 2003 : https://www.newscientist.com/article/mg17924041-400-can-masturbating-each-day-keep-the-doctor-away/
Il faut savoir lire l'anglais, mais c'est accessible.
Je suis désolée d'intervenir comme un chien dans un jeu de quille, mais je suis enseignante en Lycée public, et responsable de l'éducation à la sexualité de jeunes de 15 à 18 ans.
Or, à l'occasion de recherches sur le Web pour une prochaine séance, je suis tombée sur votre blog. Votre discours est absolument effarant. Que vous vous appliquiez à vous-même une telle politique de frustration et de mortification, cela vous regarde, vous êtes absolument libres, les uns et les autres, de vos actes. Mais lorsque je lis qu'il faut accompagner les enfants à réprimer leurs envie de masturbation, pour être plus "purs", pour être plus "proches de Dieu" ou de je ne sais quelle idéologie malsaine, j'en ai froid dans le dos.
La masturbation est tout à fait saine, parce que naturelle. Pour ceux qui en cherchaient l'origine (pour savoir d'ailleurs à partir de quand commencer à condamner les enfants), elle débute dès la vie intra-utérine, pour tous les grands mammifères, et pour tous les grands primates, dont nous faisons partie. Elle contribue à connaître son corps, à perfectionner des connexions nerveuses, et à se faire plaisir, tout simplement.
Donc il faut quand même être sacrément obscurantistes pour continuer de proférer de telles âneries concernant l'addiction supposée qu'elle provoquerait, l'impureté du plaisir, l'éloignement de Dieu, ou de je ne sais quoi, dont elle serait la cause. En tenant ce discours-là, vous culpabiliser le peu de jeunes qui vous prennent encore au sérieux, et qui vont se préparer une vie de frustration, de mortification. Le plaisir n'a jamais tué personne, mais tenter par tous les moyens de tuer le plaisir en soi et en l'autre, c'est inhumain. Vous ne me réconciliez pas avec le catholicisme.

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Poilàgratter,

Manifestement, vous avez une réponse toute prête pour tous les sites catholiques... Vous parlez d'un certain nombre de choses que je n'ai lu nulle part dans cet échange, par exemple, cette histoire d'impureté du plaisir.

Je ne me souviens pas non plus que nous ayons parlé de réprimer les enfants.

Dédé, 30 mars 2014 : « A chaque fin d'acte, je me sens sale, soullié, indigne d'être aimé de Dieu. »
Gilou14, 28 avril 2014 : « c’est vrai que, non guidé, peu aidé, l'adolescent tombera fatalement dans la masturbation sans mesurer à quel point cette pratique l'éloigne de Dieu. D'où l'importance de bien accompagner ses enfants, surtout lorsqu'ils approchent de l'adolescence. Au risque de passer pour de vieux retardataires, nous éduquons nos enfants à la pureté, en restant positifs, en leur donnant confiance. Nos garçons ont 16, 14 et 12 ans: leur dire qu'on croit en eux est capital. Mais oui, nous les encourageons à la chasteté et nous interdisons la masturbation. La pureté bien comprise est une richesse. »
... et d'autres...
Comme vous ne répondez pas sur le contenu de mon propre commentaire, j'en déduis qu'il vous pose un certain nombre de problèmes. Merci quand même de l'avoir publié.

Portrait de Cat-modératrice

Je ne vois toujours pas où il a pu être dit que c'est le plaisir qui est impur !

D'ailleurs, vous avez dû lire que j'ai essayé de convaincre cette personne qu'elle n'était pas plus indigne que qui que ce soit d'autre, et que d'autres péchés rendent bien plus impur que la masturbation.

Dans l'autre commentaire que vous citez, il s'agit d'adolescents.

(svp, si vous citez d'autres commentaires, pouvez-vous donner le lien et pas seulement la date, car j'ai eu du mal à retrouver ceux-ci).

À quel sujet précisément souhaitez-vous que je vous réponde ? J'avoue qu'il me semble que vous ne dites rien de nouveau par rapport à ce qui a déjà été dit et à propos de quoi j'ai déjà dit mon avis, ainsi que l'enseignement officiel de l'Église catholique.

@ poilàgratter
Madame (apparemment vous êtes de sexe féminin),
votre discours est assez affligeant, dégoulinant du politiquement correct actuel de nos sociétés qui ont perdu le sens du corps, de la personne et de la sexualité. Discours que l'on entend partout depuis des décennies… et qui n'a jamais rendu les gens heureux, au contraire.
Peut-être pourriez-vous essayer d'entrer dans une logique, même si elle n'est pas la vôtre, au moins pour essayer de la comprendre?
Un être humain est plus qu'une pulsion, et la sexualité ne se réduit pas au plaisir qu'elle peut procurer.
Nous considérons que l'acte sexuel a deux finalités: être ouvert à la vie et participer à la communion des époux. Il est donc logique, dans ce cadre, de déconseiller la masturbation et tout comportement qui ne conduise pas à cet accomplissement.
Vous pouvez appeler ça "obscurantisme", mais ce que vous défendez est tellement plus vieux que l'annonce évangélique. Le saviez-vous?
J'ai aussi participé à l'éducation, une sérieuse (pas permissive), d'adolescents, et ils sont très heureux qu'on les appelle à dépasser leur pulsion, et qu'on les aide à donner un vrai sens à ce qu'ils vivent.
Le message évangélique est révolutionnaire car il appelle l'homme à aller plus loin que ses pulsions partielles et immédiates qui ne rendent pas heureux.
Le frustré, c'est celui qui ne sait pas orienter ce qu'il ressent. En cédant de manière lâche, il se prépare une vie d'égoïsme et de dégoût.
Cordialement :)

Monsieur Ermort,
Bien sûr que je sais que je porte une partie d'un message bien antérieur au discours de l'Evangile, vous ne me l'apprenez pas, et je m'y connais bien mieux que vous, sans doute. Il y a pour moi plus de vérité dans une diatribe de Diogène de Sinope que dans le Sermont sur la Montagne, qui invite à retourner contre soi la pulsion de cruauté.
Car c'est bien ce que vous faites, et ce que j'ai pu voir de vos contributions sur les pages de ce blog en témoignent : vous prétendez "dépasser" les pulsions en leur opposant une autre pulsion. Cette autre pulsion, c'est la cruauté retournée contre soi-même, celle qui étouffe, détruit, inhibe.
Je ne vois pas en quoi la sexualité mérite autant de vindicte, particulièrement lorsqu'on se dit ouvert à la vie. La sexualité est vie. Elle n'est que ça. Lui assigner un autre sens que celui-là c'est justement faire preuve d'obscurantisme. Et se baser sur cet autre sens (ajouté, illégitime) pour imposer à l'autre (ces adolescents qui semblaient vous attendre pour dépasser leurs pulsions) ses propres vues, c'est irresponsable.
Je ne sais pas dans quelle époque vous vivez, mais dans la mienne, le fait d'être une femme ne me discrédite pas dans un dialogue : pourquoi attribuer à cela autant d'importance au début de votre intervention ? Dans mon époque, la division entre éducation "sérieuse" et éducation permissive" n'a plus de sens autre que documentaire, et est totalement obsolète depuis bien longtemps. Dans mon époque, les enfants ont une libido à respecter, les adolescents ont un droit fondamental de se voir reconnaître l'exercice de la sexualité, de la contraception, de la contragestion Dans mon époque, les adultes peuvent espérer s'épanouir dans une sexualité sans normes autres que celles qu'ils trouvent acceptables et dignes pour leur propre plaisir et celui de leurs partenaires.
Et pour finir, ce qui nous sépare, je crois, fondamentalement, c'est que vous parlez de sens du corps et de la sexualité, sans imaginer une seconde qu'il puisse être multiple, et surtout différent du sens unique dans lequel vous tentez de l'enfermer.
Car, enfin, si votre Dieu vous a donné un corps doté d'une capacité incroyable à éprouver du plaisir sexuel (de multiples manières) tout en vous condamnant à ne jamais devoir y céder, tout en vous demandant pénitence lorsque vous y cédez pourtant, il me parait alors sacrément malin, votre Dieu ...
Bien cordialement. ;-)

Portrait de Cat-modératrice

Nous ne rejetons ni la sexualité, ni le plaisir ! Seulement voilà pour nous le sens de la sexualité : La procréation est-elle le but de la sexualité ?

Nous refusons une sexualité vécue comme utilitaire, que ce soit l'utilitarisme du plaisir ou l'utilitarisme d'utiliser le corps de l'autre pour concevoir des enfants (Cf Amour et Responsabilité de Karol Wojtyla).

Je pense ne pas passer des heures à vous répondre, nous ne vivons pas sur la même planète apparemment. Nous n'avons pas les mêmes références, pas les mêmes conceptions, pas la même culture, etc. Et votre manière de considérer notre vision… est à côté de ce que je perçois. Il me semble que vous l'imaginez, sans chercher à comprendre quoi que ce soit.

Quant à cette histoire de cruauté… on ne me l'avait jamais faite.

Sur le fait que vous soyez une femme, je voulais simplement pouvoir utiliser une formule correcte pour débuter mon message, par un Madame que j'ai l'habitude d'employer quand je m'adresse à une dame. Rien d'autre. Mais vos interprétations autour de cette question sont révélatrices.

Dieu ne me condamne pas, il m'appelle.

Que mon corps soit capable de ci ou de ça… et alors? Il est aussi capable d'étrangler, de découper, de violer, etc.
Je ne suis pas qu'un corps.

Je vous souhaite de trouver le vrai bonheur.

Merci de ce souhait me concernant, tout va très bien pour moi : le bonheur, je l'ai trouvé, loin de ce genre de discours toxique et mortifère que vous tenez.
Il est admirable que vous finissiez sur une analogie entre la masturbation d'une part et d'autre part le meurtre ou le viol. Cette seule obscénité suffit à discréditer tout le discours que vous avez tenu précédemment.
J'espère que tous ceux qui viennent chercher conseil auprès de vous ouvriront les yeux.

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