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L'Église catholique condamne-t-elle la masturbation et pourquoi ?

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Pour ceux que cela intéresse, quelqu'un vient de poser une autre question en lien avec le sujet :

« Peut-on communier quand on se masturbe régulièrement ? »

Bonjour, tout cela est fort intéressant et j'en remercie les intervenants. Je voudrais vous soumettre ma situation. Je suis séparé de corps de mon épouse depuis 4 ans et je vis dans le célibat total en ce sens que je ne recherche pas une autre femme. Ceci dit, comme tout homme j'ai des envies de masturbation que je satisfais très régulièrement. J'ai souvent réfléchi au pourquoi la masturbation était un peché. Je me dis qu'elle est un peché pour un célibataire au vrai sens du terme, mais dans mon cas, moi qui suis marié, qui ne souhaite pas divorcer ni retrouver une femme, moi qui ai 5 enfants, pourquoi ne pourrais-je pas satisfaire ces pulsions qui me viennent du plaisir de la sexualité que j'ai vécu pendant tant d'années en couple ? Ce n'est pas comme si je n'avais jamais eu de relations sexuelles, là j'ai connu cela, je n'en ai plus de par ma séparation mais pour autant pourquoi n'aurais je pas le droit d'en avoir aujourd'hui afin de m'éviter d'avoir à aller voir "ailleurs" ? qu'en pensez-vous ?

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Pinceel,

Merci pour votre témoignage.

Votre situation est effectivement très différente de celle d'un célibataire jamais marié, et Dieu le sait ! Quelqu'un qui a eu l'habitude de relations sexuelles régulières peut beaucoup plus difficilement résister à ses pulsion. Karol Wojtila, le futur saint Jean-Paul II, dans son livre Amour et responsabilité, expliquait lui-même que les relations sexuelles deviennent un besoin pour les personnes mariées qui en ont régulièrement.

Il est évident aussi que la masturbation est un péché beaucoup moins grave que l'adultère. Mieux vaut se masturber que d'avoir une liaison dans le seul but d'assouvir une pulsion sexuelle.

Cependant l'Église nous dit que la masturbation reste un péché, même dans cette situation. Un péché dans lequel votre responsabilité est plus ou moins engagée, selon la force de votre pulsion. Notre corps n'a pas été créé pour une jouissance stérile, mais pour un don d'amour à l'autre, et nous sommes appelés à la chasteté et à la continence lorsque nous ne pouvons pas vivre d'union sexuelle dans le cadre du mariage.

Dieu nous connaît, il connaît notre faiblesse et les raisons de chacun de nos actes. Dieu ne peut que vous approuver de préférer ne pas impliquer d'autre personne pour l'assouvissement de vos pulsion. Cependant, même lorsque nous avons un péché récurrent contre lequel nous n'arrivons pas à lutter, il est très important d'avoir conscience et de reconnaître que c'est un péché, afin de l'offrir au Seigneur, de demander Sa grâce, et de se confesser. Cela conduit à une union au Seigneur beaucoup plus profonde.

Bonjour et merci de cette réponse. Je précise que s'il m'arrive de me masturber c'est toujours et infailliblement en pensant à mon épouse, je reste fidèle même dans cet acte qui apaise les tensions intérieures plus qu'il ne fait réellement exploser de plaisir.

Bonjour à tous et merci pour la qualité de vos témoignages qui sont je le crois fortement une réelle préocupation de nouveau monde médiatique et "cyberdisé" que nous vivons. Je n'ose même pas parler des nefastes effets de ces actes sur nos jeunes et des dégats psychologiques qui en découlent. Comment dès lors résister à des pulsions quand le culte du corps a réussi à prendre le dessus sur tout dans le monde actuel. Comment ne pas chercher des moyens de se proteger ou dès lors de craquer incognito comme nous l'offre les sites visités ou s'imposant à nous sur la toile au mondre surf. Comment lutter pour que notre route vers la sainteté soit mieux protégée de nos temps. Le recent témoingnage du Frère en Christ séparé appelle à la reflexion sur tout les points. Il est surtout extraordinaire d'interpreter dans ses propos cette volonté de maintenir sa fidélité à l'Amour qu'il a véçu dans son mariage. Mais ce n'est pas là le propos et qu'il m'en excuse. Il est evident que les actes de masturbations commis, et que moi même je commets n'entache en rien l'Amour que j'éprouve pour Dieu voir pour mon épouse. Et pourtant dans ces moments de pulsions souvent incontrolés ou tout au moins que j'ai peine à maitriser, force est de constater que ces actes me libèrent un temps plus ou moins long de d'autres tentations plus graves. A chaque fin d'acte, je me sens sale, soullié, indigne d'être aimé de Dieu. Mais je reconnais, et que je sois pour cela pardonné, apprécier aussi les moments d'apaisement qu'ils me procurent car après je peux plus librement me consacrer à mes activités de père ou de professionnel et surtout étrangement je me sens revenir en quelque part vers notre Père aimant. Alors, s'il vous plait, comment faire en tous les cas pour eviter ces deviances quand on aime autant Dieu comme toux ces soeurs et frères qui ont témoigner ??

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Dédé.

Vous dites qu'à chaque fois vous vous sentez « sale, souillé, indigne d'être aimé de Dieu ». Pourtant, le péché de la masturbation est un péché moins grave que d'autres péchés, comme le refus de pardonner à son prochain, ou le refus de s'intéresser aux besoins d'autrui.

Quelqu'un qui passe devant un homme sans abri blessé ou malade, sans s'arrêter par que l'homme en question sent fort l'alcool et la saleté, et parce qu'il voit que de nombreuses autres personnes passent sans s'arrêter, cette personne commet un acte bien plus impur que la masturbation, et pourtant il ne va peut-être pas se sentir sale. Peut-être même pense-t-il avoir échappé à une souillure, comme dans la parabole du bon Samaritain.

Quelqu'un qui répète des accusations contre autrui qu'il a entendues, ou lu sur les réseaux sociaux, sans même vérifier la véracité de ces accusations, commet un acte bien plus impur qu'une masturbation, et pourtant il ne va peut-être pas se sentir sale.

Aucun d'entre nous ne mérite l'amour de Dieu car nous sommes tous pécheurs et faibles. Nous ne le méritons pas, mais nous en sommes dignes, quels que soient nos péchés, parce que nous sommes créés à l'image de Dieu, et parce que Dieu nous pardonne inlassablement.

Dans le combat pour se libérer de la masturbation, je pense que la première chose est de méditer sur la miséricorde de Dieu, et de prendre conscience de combien Il nous aime et combien Il souhaite nous pardonner. Ainsi, on peut ensuite chercher des moyens de se maîtriser, non pas par crainte d'être rejeté par Dieu, mais par amour pour lui, et par confiance en lui, puisqu'Il nous révèle que cet acte n'est pas une voie de bonheur.

La confession régulière est déjà un excellent moyen, car elle aide à rester dans l'humilité et à se rappeler sans cesse que Dieu nous fait miséricorde. Elle est aussi une source de grâces pour lutter contre le péché, même si cette lutte peut prendre beaucoup de temps avant d'arriver à des résultats visibles.

Par ailleurs, à notre époque, il est nécessaire de pratiquer une ascèse du regard : bien trier les sites Internet que l'on visite et les films que l'on regarde, essayer d'empêcher notre regard de s'attarder sur certaines publicités dans la rue, etc.

La prière, qui approfondit notre union au Christ, est aussi un moyen essentiel.

Mais avant tout de chose, avoir conscience que Dieu nous aime dans notre faiblesse, et qu'Il est toujours, toujours prêt à nous donner sa miséricorde, quels que soient nos actes.

Cette perception ressentie « sale, souillé, indigne d'être aimé de Dieu » est classique… et somme toute naturelle.
En effet, l'acte masturbatoire étant un détournement de la sexualité (dont le sens pourrait être résumé par: ouverture à la vie et manifestation de l'amour), la cible étant manquée, il est naturel de ressentir ce que décrit l'internaute.

Dans le domaine de la culpabilité, il est important de bien discerner entre sentiment de culpabilité et conscience de culpabilité. Le premier est néfaste, il consiste à se rejeter soi-même en tant que personne. Le deuxième est constructeur, il consiste à reconnaître l'acte coupable qu'on a posé, tout en ne se réduisant pas soi-même à l'acte.

L'humilité passe par l'acceptation d'une aide via un tiers. Etre obligé (par soi-même d'abord) d'évoquer les distorsions de sa vie intime rabaisse l'orgueil. Cela permet alors de ne pas s'ériger en juge du bien et du mal. C'est décapant :)

Je ne suis pas d'accord avec tout ce qui a été dit plus haut.
Je me suis masturbé pendant tres longtemps , pour des raisons tres souvent autres que la recherche d'un simple plaisir d'ordre sexuel.
J'ai été tres jeune traité a coups d'hormones , en vue de trouver une solution autre qu'une intervention chirurgicale à un probleme purement anatomique. Ce traitement n'a pas marché mais je pense que j'en paie actuellement les consequences, au travers de problemes concernant ma prostate ,qui sont apparus bien avant une " heure" courante chez les hommes .
Je ne sais pour quelles raisons , mais sans sollicitation aucune ( du style pornographie que j'execre , ou autre ) j'ai été tres souvent "victime" de douleurs intenses , dues a un engorgement de mes divers organes sexuels causés , justement par
une chasteté prolongée , consequence d'une grande solitude dans l'ensemble tres bien assumée par ailleurs .

Je peux vous assurer que cela ne m'a pas eloigné de Dieu ,
meme si j'ai conscience ( et constaté ) que cela n 'aurait pas résolu mes problemes de solitude si je m'etais masturbé pour cette raison .
Il est evident que je suis dans le flou , pour savoir si ces circonstances ( en dehors de toute recherche facile de deculpabilisation ) font de moi un pecheur ou non .

Portrait de Cat-modératrice

Si vous vous êtes masturbé pour des raisons médicales, c'est tout à fait différent de la masturbation pour la recherche du plaisir ou pour combler un vide affectif.

Je ne sais pas si l'Église a émis un avis concernant la masturbation en cas de douleur intense dû à un problème médical. 

En général, la chasteté ne cause pas de douleur physique s'il n'y a pas un problème de santé spécifique. Votre situation est tout à fait particulière.

Bonsoir,
Je m'intéresse ce soir à la masturbation et sa perception dans la religion.
Mon idée de départ était une séparation faite dans notre société entre la masturbation masculine et féminine. Celle de la femme étant un tabou, contrairement a celle de l'homme (dans le registre sociétale pas religieux.)
Je lis donc vos commentaires au sujet de la masturbation. Je suis moi même adepte athée de cette pratique et pourtant étonnamment d'accord avec vos propos. Mis à part un point important que vous avancé, à savoir le lien addictif à cette pratique. Je ne comprend pas ce lien que vous faites...
Je trouve la masturbation normale dans l'apprentissage du sois, dans l'apprentissage de son propre plaisir afin d'augmenter le sien avec son partenaire. Et je pense à ces femmes vierge au mariage, qui peuvent tomber sur des maris maltraitant, violant physiquement ou psychiquement. La sexualité dans le couple est un partage, mais aussi dans certain cas un rapport de force. Il est important que ces femmes soient consciente de leurs libertés de plaisir. Une femme capable de se donner un plaisir solitaire est une femme libre. Je vous demande de faire preuve d'ouverture d'esprit pour vous imaginer à la place de ces femmes, enfermées dans un monde sombre, loin j'imagine de votre vie religieuse et de la mienne.
Je condamne en ça, vos propos public sur le forum qui donne une vision éronnée et dangereuse (addiction) de la masturbation.
La masturbation est bien plus qu'un acte solitaire, elle peut être politique, une arme qui libère la femme opprimée dans certaine communauté.
La masturbation est pratiquée dès l'âge de 13ans par 80% des personnes. N'est ce pas dans ce cas une pratique normal?

Je vous remerci d'avance pour votre lecture et vos réponses. J'espère vous permettre d'appréhender cette question au delas de la sphère religieuse avec des questions nouvelles.

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