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L'Église catholique condamne-t-elle la masturbation et pourquoi ?

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Bonjour Michaël.

Merci pour ton investissement.
Oui, il y a bien plus grave que ces problèmes liés à la masturbation.
Quoique…

Va dire à un drogué qu’il y a bien plus grave que les difficultés qu’il rencontre, dues à son addiction, et je ne suis pas sûr que tu l’aides vraiment.

Je considère, peut-être à tord, que les addictions ont une chose en commun. Cette chose étant une emprise sur l’esprit. Cette emprise utilisant la chair, le plus souvent. Je pense à l’alcool, la drogue, le sexe. Il y en a d’autres, comme le jeu qui semblent se suffire en atteignant l’esprit.
Bref. Dans tous les cas, il y a emprise sur l’esprit, et elle peut être extrêmement puissance, destructrice, avilissante.

Tu termines ta lettre par les mots « aliénant et négatif », s’agissant d’un usage intensif et déréglé de la masturbation et, je pense, une grande addiction à la pornographie.

Or, il s’avère, pour ma part, que je suis concerné par ces derniers critères. Je suis un aliéné, obsédé sexuel, déviant, vicieux, voyeur… La liste serait longue.

Mais ce qui te paraîtra étrange, vu qu’il est extrêmement question de culpabilisation dans ton courrier, c’est que je ne me sens pas coupable.
Je suis coupable, tout simplement, sans me sentir coupable.
Je reconnais mon vice et mes dérives, mais cela s’arrête là.
La culpabilité n’est pas une marque inscrite sur mon front.
Je suis un aliéné, un estropié qui véhicule une tare, mais ce n’est pas l’essentiel, car Claude n’est pas ça.
Il n’est pas ce péché.
Ce péché n’est pas Claude.
Car il y a péché. Et c’est bon de l’admettre. Car admettre un dérèglement qui conduit à la faute, c’est déjà là se présenter humblement et recevoir le pardon, la remise en état, la liberté de l’âme.
Je ne suis pas esclave du péché.
Pourtant, je suis esclave, possédé.
Je suis esclave de l’Amour.

Il m’a fallu certainement du temps, pour être à ce point libre, et tant d’amour de Dieu. Pour pouvoir regarder ce Claude sans l’accabler ; acceptant un état, s’il ne devait changer.

Paul nous parle assez bien d’un poids, d’une charge qui le blesse en son âme, d’une écharde en sa chair, qu’il devra conserver, et qui le préservera peut-être de l’orgueil si malsain.

Des supports pornographiques, j’en possède des tonnes, des terra-octés. Je remplis les silos à outrance. Et pour me les fournir, j’ai forcément usé d’autres lieux interdits, comme le téléchargement illicite. Donc, je suis aussi voleur.
Le problème d’un drogué, d’un joueur invétéré, d’un alcoolique, ne se limite pas à une dépendance. Ce problème déborde au-delà.
J’ai connu un papa attristé qui me parlait de son fils en me disant : « Vous ne pouvez pas imaginer tout ce qu’il fera pour avoir de l’argent et se fournir sa drogue, et quels dégâts cela peut occasionner dans toute une famille.»

Et Claude est en paix ; un imbécile heureux qui parle d’amour, de sainteté, de grâce et de bonheur en compagnie de Dieu.

Et Claude est en paix… qui parle de combat et dénonce le Diable…

Où s’arrête donc l’aliénation ?
Où commence la vérité, la liberté, la paix ?

Je t’ai lu. J’ai lu aussi « Ermort », si Ermort est un nom.
J’ai repensé au crash, à la tension que tu as dû saisir entre Cat et Claude, à une autre époque.

Ce site, « Site d’entraide saint Jean-Paul II » est forcément un site à consonance religieuse et spirituelle.
N’y est-il pas question d’Amour ?

Ne faisons pas l’impasse sur cet Esprit de Dieu.
Il est là qui mendie. Il mendie notre Amour qu’Il se meurt tant d’offrir afin que nous aimions.
« Soyez deux à parler en mon nom et je serai au milieu de vous ».

Il nous aime. Il est là. Le voulons-nous présent ?
Ou bien nous suffisons-nous, par nos raisonnements, connaissances, sagesses, intelligences ?
Ne manquons-nous pas tous d’humilité, oubliant l’Essentiel et oubliant d’aimer ?

Hier soir, j’avais déjà répondu à ta lettre, dans un assez long courrier, différent, que j’ai écrit en approchant minuit. Et au dernier moment, au moment d’envoyer, le Seigneur m’a freiné. Et j’ai mis de côté.
Pourtant, j’ai bien aimé.
Etait-Il bien présent en cette lettre ? That is the question…
La question que je me dois de me poser sans cesse.

« Pierre, m’aimes-tu ? » « Va, et paisse mon troupeau ».
L’un ne va pas sans l’autre.

Michaël, aimes-tu Claude, Ermort, Cat ?
Cat, aimes-tu Michaël, Ermort, Claude ?
Ermort, aimes-tu Cat, Claude, Michaël ?
Claude, aimes-tu Mes enfants, comme Je t’ai aimé ?

Avant d’observer l’autre, et même d’écouter, il est bon de s’observer soi.
L’Amour est-Il en moi ?
Ou suis-je assez fou pour m’avancer sans Lui ?

Je parle de combat, d’Ennemi et du Diable, car il y a combat.
« Si mon Royaume était de ce monde, vous verriez mes Armées… »
Le voici le « culpabilisateur », l’ennemi. Car notre ennemi, ce n’est jamais l’Eglise, et ce ne sont pas nos frères, les hommes faibles et pécheurs, leur haine et leur mépris.
Notre Ennemi, c’est lui et c’est lui, l’accusateur, qui se retrouve et doit se retrouver désormais au le banc des accusés. Il a failli. Il est tombé. Et il erre, en colère, haineux et virulent. Mais cependant si malin.

J’appartiens à l’Eglise, je suis Eglise, et je suis homme faible. Mais à la Tête de ce Corps, mon Maître a vaincu.

J’ai lu dans le journal du pape Jean XXIII : « Satan est dans le Vatican.»
Mais Satan n’est pas l’Eglise. Et Jean XXIII a combattu. Et Pierre a combattu, jusqu’au sang versé.
Respectons notre Eglise et glorifions-La. Ne nous dressons pas contre nous-même et ainsi contre Dieu qui a construit l’Eglise, et La construit sans cesse, ajoutant quelques pierres, jusqu’à la fin des temps.
Soyons pierres vivantes, en aimant.
Obéissons à Son Commandement. Et aimons-nous les uns les autres comme Il nous a aimés.

Mon Seigneur lui-même est Esclave, Esclave de l’Amour qu’Il cherche tant en nous.
Il est mendiant, dévêtu, malade et souffrant. Il a soif, Il a faim. Il tend la Main, face à tant d’indifférence.

Aimons-nous les uns les autres, comme Il nous a aimés, car Il est le Chemin.
Il n’y a qu’un Chemin.

L’homme peut être sous addiction et cependant aimer, aimer en vérité. Car rien n’est impossible à Dieu. C’est peut-être un essentiel message que j’aimerais passer à mes frères si faibles qui souffrent et qui sont seuls.

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