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L'Église catholique condamne-t-elle la masturbation et pourquoi ?

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Commentaires

Bonjour Michaël.

Merci pour ton investissement.
Oui, il y a bien plus grave que ces problèmes liés à la masturbation.
Quoique…

Va dire à un drogué qu’il y a bien plus grave que les difficultés qu’il rencontre, dues à son addiction, et je ne suis pas sûr que tu l’aides vraiment.

Je considère, peut-être à tord, que les addictions ont une chose en commun. Cette chose étant une emprise sur l’esprit. Cette emprise utilisant la chair, le plus souvent. Je pense à l’alcool, la drogue, le sexe. Il y en a d’autres, comme le jeu qui semblent se suffire en atteignant l’esprit.
Bref. Dans tous les cas, il y a emprise sur l’esprit, et elle peut être extrêmement puissance, destructrice, avilissante.

Tu termines ta lettre par les mots « aliénant et négatif », s’agissant d’un usage intensif et déréglé de la masturbation et, je pense, une grande addiction à la pornographie.

Or, il s’avère, pour ma part, que je suis concerné par ces derniers critères. Je suis un aliéné, obsédé sexuel, déviant, vicieux, voyeur… La liste serait longue.

Mais ce qui te paraîtra étrange, vu qu’il est extrêmement question de culpabilisation dans ton courrier, c’est que je ne me sens pas coupable.
Je suis coupable, tout simplement, sans me sentir coupable.
Je reconnais mon vice et mes dérives, mais cela s’arrête là.
La culpabilité n’est pas une marque inscrite sur mon front.
Je suis un aliéné, un estropié qui véhicule une tare, mais ce n’est pas l’essentiel, car Claude n’est pas ça.
Il n’est pas ce péché.
Ce péché n’est pas Claude.
Car il y a péché. Et c’est bon de l’admettre. Car admettre un dérèglement qui conduit à la faute, c’est déjà là se présenter humblement et recevoir le pardon, la remise en état, la liberté de l’âme.
Je ne suis pas esclave du péché.
Pourtant, je suis esclave, possédé.
Je suis esclave de l’Amour.

Il m’a fallu certainement du temps, pour être à ce point libre, et tant d’amour de Dieu. Pour pouvoir regarder ce Claude sans l’accabler ; acceptant un état, s’il ne devait changer.

Paul nous parle assez bien d’un poids, d’une charge qui le blesse en son âme, d’une écharde en sa chair, qu’il devra conserver, et qui le préservera peut-être de l’orgueil si malsain.

Des supports pornographiques, j’en possède des tonnes, des terra-octés. Je remplis les silos à outrance. Et pour me les fournir, j’ai forcément usé d’autres lieux interdits, comme le téléchargement illicite. Donc, je suis aussi voleur.
Le problème d’un drogué, d’un joueur invétéré, d’un alcoolique, ne se limite pas à une dépendance. Ce problème déborde au-delà.
J’ai connu un papa attristé qui me parlait de son fils en me disant : « Vous ne pouvez pas imaginer tout ce qu’il fera pour avoir de l’argent et se fournir sa drogue, et quels dégâts cela peut occasionner dans toute une famille.»

Et Claude est en paix ; un imbécile heureux qui parle d’amour, de sainteté, de grâce et de bonheur en compagnie de Dieu.

Et Claude est en paix… qui parle de combat et dénonce le Diable…

Où s’arrête donc l’aliénation ?
Où commence la vérité, la liberté, la paix ?

Je t’ai lu. J’ai lu aussi « Ermort », si Ermort est un nom.
J’ai repensé au crash, à la tension que tu as dû saisir entre Cat et Claude, à une autre époque.

Ce site, « Site d’entraide saint Jean-Paul II » est forcément un site à consonance religieuse et spirituelle.
N’y est-il pas question d’Amour ?

Ne faisons pas l’impasse sur cet Esprit de Dieu.
Il est là qui mendie. Il mendie notre Amour qu’Il se meurt tant d’offrir afin que nous aimions.
« Soyez deux à parler en mon nom et je serai au milieu de vous ».

Il nous aime. Il est là. Le voulons-nous présent ?
Ou bien nous suffisons-nous, par nos raisonnements, connaissances, sagesses, intelligences ?
Ne manquons-nous pas tous d’humilité, oubliant l’Essentiel et oubliant d’aimer ?

Hier soir, j’avais déjà répondu à ta lettre, dans un assez long courrier, différent, que j’ai écrit en approchant minuit. Et au dernier moment, au moment d’envoyer, le Seigneur m’a freiné. Et j’ai mis de côté.
Pourtant, j’ai bien aimé.
Etait-Il bien présent en cette lettre ? That is the question…
La question que je me dois de me poser sans cesse.

« Pierre, m’aimes-tu ? » « Va, et paisse mon troupeau ».
L’un ne va pas sans l’autre.

Michaël, aimes-tu Claude, Ermort, Cat ?
Cat, aimes-tu Michaël, Ermort, Claude ?
Ermort, aimes-tu Cat, Claude, Michaël ?
Claude, aimes-tu Mes enfants, comme Je t’ai aimé ?

Avant d’observer l’autre, et même d’écouter, il est bon de s’observer soi.
L’Amour est-Il en moi ?
Ou suis-je assez fou pour m’avancer sans Lui ?

Je parle de combat, d’Ennemi et du Diable, car il y a combat.
« Si mon Royaume était de ce monde, vous verriez mes Armées… »
Le voici le « culpabilisateur », l’ennemi. Car notre ennemi, ce n’est jamais l’Eglise, et ce ne sont pas nos frères, les hommes faibles et pécheurs, leur haine et leur mépris.
Notre Ennemi, c’est lui et c’est lui, l’accusateur, qui se retrouve et doit se retrouver désormais au le banc des accusés. Il a failli. Il est tombé. Et il erre, en colère, haineux et virulent. Mais cependant si malin.

J’appartiens à l’Eglise, je suis Eglise, et je suis homme faible. Mais à la Tête de ce Corps, mon Maître a vaincu.

J’ai lu dans le journal du pape Jean XXIII : « Satan est dans le Vatican.»
Mais Satan n’est pas l’Eglise. Et Jean XXIII a combattu. Et Pierre a combattu, jusqu’au sang versé.
Respectons notre Eglise et glorifions-La. Ne nous dressons pas contre nous-même et ainsi contre Dieu qui a construit l’Eglise, et La construit sans cesse, ajoutant quelques pierres, jusqu’à la fin des temps.
Soyons pierres vivantes, en aimant.
Obéissons à Son Commandement. Et aimons-nous les uns les autres comme Il nous a aimés.

Mon Seigneur lui-même est Esclave, Esclave de l’Amour qu’Il cherche tant en nous.
Il est mendiant, dévêtu, malade et souffrant. Il a soif, Il a faim. Il tend la Main, face à tant d’indifférence.

Aimons-nous les uns les autres, comme Il nous a aimés, car Il est le Chemin.
Il n’y a qu’un Chemin.

L’homme peut être sous addiction et cependant aimer, aimer en vérité. Car rien n’est impossible à Dieu. C’est peut-être un essentiel message que j’aimerais passer à mes frères si faibles qui souffrent et qui sont seuls.

Vos publications datent déjà de quelques mois, mais je m'y dois d'y répondre.

Je partage l'idée des autres : on doit aller se confesser pour quelconque péché de masturbation. C'est un mal objectif même si la faute subjective elle peut être plus ou moins grande.

Qu'est-ce donc à dire ? Vous seriez rejeté de la face de Dieu et de l'Église ? Bien non ! Vous dites vous-mêmes que le Christ se fait présent à vous ! N'avez-vous pas soif de plus d'intimité avec votre Seigneur ? Ce que vous goûtez de sa présence, c'est tout petit comparé à la grandeur de l'amour de Dieu! Suis-je en train de vous comparer avec moi ? Pas du tout! Nos péchés nous coupent de la grandeur de l'amour de Dieu!

Bonne nouvelle alors! Par la confession sans cesse recommencée, le Seigneur nous donne sa grâce... Petit à petit il va vous délivrer des chaînes de votre passion afin que vous soyiez le vrai maître de votre vie ! Libre de choisir le Christ en tout temps au lieu de vous choisir! Déjà, il travaille votre coeur... et une grâce spéciale vous attends en tout temps, lorsque vous tombez !

Bonne route amoureuse avec le Christ!

Bonjour.
Je ne sais pas si vous êtes un garçon ou une fille, et je ne connais pas votre prénom. C'est dommage.

Me confesser à Dieu.
Est-ce que je ne le fais pas tous les jours, Lui demandant pardon et récitant le Notre Père?
Pardonne-moi mes fautes Seigneur, car je T'entends et personne ne pèche contre moi, puisque par Ta Grâce en moi, je parviens au pardon absolu de toute faute commise à mon égard.
Car pardonner est une grâce. Sans cette grâce qui parvient à aimer l'ennemi, à prier pour le persécuteur?
Si mon cœur est en paix, que je n'ai pas d'ennemi et que j'aime mes frères, comme Jésus Christ me le demande; s'Il est Lui-Même cet amour en moi à l'égard de ces frères, cela ne suffit-il pas?
N'est-Il pas Lui mon Avocat auprès du Père, mon Confesseur, comme Il nous l'a promis?
Ne suis-je pas mort à ce monde, ressuscité en Lui?
N'est-il pas écrit dans la Sainte Bible que nous avons vaincu le Mauvais?
Paul était-il ce péché qui l'accablait et ne voulait pas commettre? Etait-il cette écharde ou bien était-il Paul, Apôtre de Notre Seigneur?
A-t-il changé sa conduite?
Cette écharde lui a-t-elle été enlevée?
Ou bien l'a-t-il gardée?

Sur la croix, je ne suis qu'un larron, et Celui qui est cloué, transpercé, tout près de moi, Celui-là m'aime, et Il me pardonne tous mes péchés. Devrais-je en douter et rencontrer un prêtre?
Chaque homme est unique.
Chaque homme est aimé de Dieu.
"Pierre, m'aimes-tu?"
Voilà ce qui compte. Aimer en esprit et en vérité. Adorer le Maître, Jésus Christ, le Père, par Son Esprit, le Paraclet que Jésus nous offre, et alors, il n'y a plus de place pour aucun péché. Nous devenons des temples sacrés, habités par l'Esprit de Dieu. C'est ce que Notre Seigneur m'a appris.

Vous dites, me semble-t-il, que sans la confession sans cesse recommencée, l'homme ne reçoit pas la grâce du pardon. Vous dites donc, (corrigez-moi si je me trompe) que le tête à tête, le face à face avec Jésus Christ ne signifie pas ce qu'il sous-entend et qu'il ne peut suffire, garantir le salut. Libre à vous de le penser, de le croire. Libre à moi de considérer que votre chemin, (votre pensée), que je ne conteste pas, que je ne dénigre pas, n'est pas un chemin exclusif.

Vos termes : "Libre de choisir le Christ en tout temps au lieu de me choisir..."
Soit on est avec Lui, soit on est contre Lui. Il n'y a pas d'alternative. Et je L'adore en vérité.
Ne soyez pas exclusif, intolérant, rigide. Il est vraiment possible de sortir de la barque et de marcher sur l'eau.
L'Amour est absolu. Il est sans condition autre que l'Amour.
Je ne suis qu'un serviteur inutile. Cependant, je suis ... lorsque beaucoup se cherchent ou suivent un troupeau. Chaque homme est unique et se doit de suivre Jésus Christ.
Ce n'est pas moi que j'ai choisi, comme vous semblez le dire. Mais c'est bien Lui.
Concernant l'importance que je m'accorde à moi-même, ma gloire n'est-elle pas à chercher en mes faiblesses, dès lors qu'Il est ma Force et mon Salut?

Un prénom s'il vous plaît, si vous poursuivez cet échange.
Christ m'appelle par mon nom. Je suis chrétien.
Claude

Lorsque je vous lis mon bien cher ami et frère,
j'ai l'impression que vous avez atteint la plénitude de l'union au Christ et la plénitude du bonheur ! Mais le Christ peut tellement vous combler infiniment plus encore ! Même si ce que vous goûtez déjà de lui est incroyablement savoureux!

C'est tout simple à comprendre : Dieu se fait époux de l'âme qui reconnait sa faiblesse... Il s'en fait époux en la sauvant d'elle-même! La femme adultère, Dieu ne la condamne pas !!!! Mais il lui dit : va et ne pèche plus. La femme adultère qui accueille sa Parole en est transformée! Pierre a renié le Christ, mais quand il accueille sa Parole : Pierre, m'aimes-tu ? Il en est transformé. À la Pentecôte, celui qui renie Dieu maintenant l'annonce d'un coeur confiant, et il le fera jusqu'à sa mort !

Que c'est beau de se faire libérer par le Christ ! C'est en ce sens que je vous dis que la grâce de Dieu est là pour vous! Il ne vous condamne pas, et vraiment, il a son projet sur vous pour vous libérer ! Vous libérer de quoi ? Lorsque l'on se masturbe, on est en train de répondre à une pression d'une émotion ou d'une pensée qui nous pousse intérieurement. En réalité, on n'est pas capable de résister à cette pression intérieure. On en est esclave. Et si on est esclave de cette pensée, c'est donc à dire automatiquement qu'on est également incapable de résister à d'autres pensées. Souvent, les Pères vont dire que le péché de gourmandise est intiment lié au péché de la sexualité. Peut-être ont-ils expérimenté dans leur chair que les deux étaient liés : L'envi irrisistible de se choisir une bonne nourriture et celui de se masturber sous la pression intérieure soit d'une image soit d'un désir de se faire du bien.

Mais Jésus le dit lui-même de différentes façon : Il ne fait rien de lui-même, Il reçoit tout de la main du Père. Ainsi, lorsque le Seigneur vient nous libérer de notre penchant à se faire du bien soi-même, c'est le Christ et le Père, unis dans leur Esprit, qui viennent en nous, nous faire du bien. Essayez-le, vous verrez que c'est vrai. Juste une fois : Lorsque vous aurez le goût de vous procurez un plaisir, ou de vous enlever une pression ou une angoisse intérieure, vous qui avez une grande foi, placez-vous devant le Bien-Aimé, ouvrez vos bras et dites : Seigneur, soit celui qui vient me combler ! Alors, vous l'expérimenterez dans votre chair : L'amour du Seigneur est tellement suave que le plaisir de la masturbation est infiniment petit comparé à cet amour. À force d'expérimenter ce grand amour de Dieu, un jour, vous courrez à lui de toutes vos forces pour être avec lui... Et alors, la masturbation sera vaincue! Dans le fond, la masturbation et les autres péchés, on les fait parce que l'on a pas goûté encore à l'infini amour de Dieu qui est infiniment plus plaisant et bienfaisant que le bien que je me procure par moi-même. ¨(Et je fais partie moi aussi de ces pécheurs qui ne connaît pas encore l'amour du Seigneur... Et j'espère avoir la grâce de toujours me reconnaître comme tel, afin que de plus en plus, le Seigneur me révèle qui Il est en tout son amour!)

Pourquoi le prêtre ? Simplement parce que le Seigneur est plus incarné que chacun de nous ! Nous nous voulons allez à Dieu directement, mais lui, il n'aime pas avoir une relation dans les nuages avec nous. Dans l'histoire biblique, il a toujours passé par des personnes : Sa Parole a été écrite par des mains d'hommes, ses prophéties sont passées par des hommes, Jésus est né d'une humble crèche, et d'une humble femme. Puis, les Évangiles ont encore été écrites par des hommes (Il aurait pu le faire lui-même)...
Surtout, il ne prend pas n'importe quel homme, il choisit les plus faibles, comme les prêtres !

Évidemment, Dieu peut passer par ailleurs. Mais il sait que lorsque je passe par le prêtre, ça me prend un acte de foi plus grand envers Lui, Dieu... Ça me prend une confiance infinie ! ... Et ce petit plus qui me fait mourir à moi-même, en allant bien souvent contre ma volonté-propre - est déjà en soit une guérison !

Bien à vous !
Ensemble, pécheurs heureux dans l'amour du Christ !

Lucie

Chère Lucie,
Anonyme (utilisateur non inscrit) - 6 mars, 2018 - 09:57.
Chère Lucie,

je vais commencer mon propos comme tu commences le tien, chère amie et sœur en Christ.
Pour cette raison, j'use du tutoiement, puisque je tutoie Notre Roi et Père et que nous appartenons à cette Saint Famille.

Ai-je atteint la plénitude de l'union au Christ?
Je suis rempli par Lui. Et Il adore mon Dieu, Son Père, en cet homme que je suis. Pour moi, je ne peux pas recevoir davantage, car, Il me remplit. Cependant, c'est comme si chaque nouveau jour, Il élargissait mon âme qui de ce fait Le contient davantage. Il grandit en mon âme qui grandit par Lui.

Tu écris que Notre Amour peut nous combler infiniment plus.
Ce que je viens d'écrire démontre que je n'en doute pas.
Je ne suis pas pressé. Nous avons pour nous l’Éternité. Et grâce à Lui, nous sommes déjà ressuscité, et donc, en cette Éternité.
Je ne suis qu'un larron. Cet état me convient et m'enchante. Il faut de tout, pour tous, afin que chacun se reconnaisse et se sente assimilable à cette grande Famille.
Oui, je suis une tare, et cela m'enchante. Un jour, tout ce qui est taré en moi passera. Mais jusqu'à ce jour, je suis.

Ce matin, en pensant à toi, j'ai eu envie de te poser une question. La question la voici : "Saisis-tu la différence si considérable qui existe entre faire et être?".
Car ce matin, en lisant les lectures de ce jour, suivies d'un commentaire de saint François de Sales, j'ai vu Notre Seigneur cloué, immobilisé et ne pouvant agir, continuant à être, priant et implorant pour nous.
J'ai beaucoup aimé cette image, cette vérité. Cloué sur une croix, on peut encore aimer, et toujours pardonner, non pas sept fois, comme le demande si joliment notre Pierre, mais bien infiniment. Et là, je vois l'impuissance de Satan, la toute puissance de mon Dieu.
Je ne suis qu'un larron, qu'un pécheur et qu'un homme, et, en même temps, je suis. Par Lui, je suis infiniment et tellement puissant. Par la grâce offerte, je peux tout pardonner. Et tout m'est pardonné.
Je ne dois pas changer. Je ne suis pas pressé. Et mon Seigneur me change quand Il grandit en moi. Ce n'est pas moi qui fais. Par Lui, je suis. Par Lui, je suis unique. Il n'existe qu'un Claude qu'il ne faut surtout pas imiter. Car il est bon d'être. Il est bon d'être unique, original, aimé.
"Aime et fais ce que tu veux!" ai-je entendu en cette âme qui est la mienne et qui reçoit Dieu.
Pourquoi espérer davantage?
Comment espérer davantage... sans témoigner d’ un manque ressenti, et que Dieu, ce Serviteur Fidèle, ne me sert pas comme Il le devrait ?
Non, le Seigneur me sert à cette Table comme il est bon que je sois servi.
Non, je ne veux pas davantage. Je veux ce que Lui veut, comme Il le veut. Je n'ai même pas envie de bouger, de faire le moindre geste. Car moins je bouge et mieux Il opère en moi, mieux Il me transforme et me sanctifie.
Je ne suis qu'un serviteur inutile. Il est Tout. Et je suis.
Je reconnais ma... et mes faiblesses. Il est mon Époux. Il m'a déjà sauvé. Il m'a émancipé. Et je suis libéré.
Pire, je suis un hors la Loi, amoureux de la Loi. En mon cœur, je suis Loi. En mon cœur, Il est Amour. Il est le Seul qui règne, malgré ce que je fais, parce que je suis, que je n'aime que Lui; qu'Il pardonne mille fois mille fois; à l'infini; à la mesure de Son amour pour moi.
Ce Claude est comme l'enfant prodigue qui rentre à la maison, avec un cœur brisé; que le Père enlace et bénit, et qui repart le lendemain dilapider à nouveau les richesses jusqu'au soir où il entre à nouveau. Et Claude ne joue pas. Cependant, Claude est.
Ce Claude est faiblesse par la chair, et toute puissance, par le cœur.

Je t'ai tellement parlé de ce Claude, et je l'espère aussi de Dieu. Même si dans mon esprit, en fait, je n'ai parlé que de Lui. Parle-moi donc de toi. Qui es-tu? Et qui est-Il pour toi ?
Tous les hommes que j'ai côtoyés ne m'ont jamais parlé de Lui comme parle un cœur rempli par Lui, comme Il me parle Lui. Vas-tu me montrer ton cœur, Notre Seigneur en lui? Vais-je L’entendre ? Oseras-tu? Le peux-tu seulement?
Aime et fais ce que tu veux...
Je n'ai pas de limites. Peut-être en as-tu?
De Lucie... de celle à qui je m’adresse en cet instant, il n'en existe qu'une. Révèle-la et sois! Au moins quelques instants. Comme si tu te trouvais dans le Jardin D’Éden et que tu n'aies pas envie de te cacher; comme si tu avançais nue... parce que libre.

Tu écris que c'est beau de se faire libérer par le Christ. Tu as tellement raison. Avec Ses Membres, Ses Mains, Ses Pieds cloués, Il parvient à me sauver. Et tandis que je cloue sans cesse et à nouveau Ses Membres, en chacun de mes péchés, Il me sauve. Car Il m'aime; car je L'aime, et que Nous sommes Un. Le pécheur et le Sauveur; le larron et Dieu. Et du péché, du Diable qui est péché et père du péché, il ne reste rien. Et il ne reste que la Grâce, la Miséricorde, l'Amour. Tout le reste est brûlé. En ce creuset, il ne reste que le Pur. Il ne reste que ce qui ne brûlera jamais et au contact duquel l'Ennemi se consume, disparaît et n'est plus.
Nous avançons vers lui. Nous avançons vers l'Ennemi.

Tous les jours il me pique en ce désert, il me mord, il m'envenime. Tous les jours, je lève les yeux et je contemple mon Roi, la Croix. Et tous les jours, je ne meurs pas ; et tous les jours, je suis. Et je suis, par tout mon être, la preuve, le témoignage de Sa toute Puissance. Il est le Miséricordieux. IL EST.

Peut-être saisiras-tu le sens de tout ce qui est insensé, ou tout ce qui parait, en l'être que je suis ? Peut-être comprendras-tu à quel point la confiance est vaste et infinie ?

Tu m'expliques la masturbation. Je te montre un mystère.
Tu me montres le poison dont semble s'abreuver ma chair, je te montre l'Hostie dont est nourrie mon âme. Car rien n'est impossible à Dieu. Et celui qui Le suit déplace des montagnes.

Tu dis que Jésus ne fait rien de Lui-même; qu'Il reçoit tout des Mains du Père, et tu dis bien.
Et que fait Claude de lui-même?
Souviens-toi de ma question. Faire... et... être.

Tu écris que l'amour du Seigneur est tellement suave que le plaisir de la masturbation est infiniment petit comparé à cet amour. Et je réponds qu'il n'y a pas de plaisir en la masturbation. Comme il n'y a pas de plaisir à s'infliger la mort, à boire un poison, à se détruire.
Et je pense à la drogue, à toutes les dépendances.
L'éphémère n'est pas. Dieu Est.
Le seul plaisir qui soit se trouve dans la gloire du Nom du Père et dans le salut des enfants de Dieu.

Lucie, qui es-tu?
L'as-tu toujours aimé, ce depuis ta naissance, ou L'as-tu rencontré en ton chemin de vie?
Il n'y a rien d'indiscret en ma demande.

Jamais je n'ai honte de Lui, ni de Le montrer en moi. Montre-Le moi en toi! Témoigne de ton si grand amour pour Lui. Car, en cet amour que tu Lui portes, tu sais que ce n'est pas toi mais bien Lui qui agit.
Puisque Jésus ne fait rien de Lui-même, qu'Il reçoit tout des Mains du Père.
Soyons serviteurs inutiles. Laissons-Le nous servir et glorifier le Nom du Père, l'Amour qui règne en nos cœurs.

Tu dis : "Pourquoi le prêtre?" et tu ajoutes que le Seigneur n'aime pas avoir une relation dans les nuages avec nous.
Le Royaume est là Lucie. Nous sommes citoyens du Royaume. Et cette relation que nous partageons avec Lui sur cette montagne où Il se montre, transfiguré, saint, unique, elle n'est pas une relation dans les nuages. Elle est simple vérité. Elle est, comme Lui Est. Et par cette relation, je suis. Je suis uni à Lui. Nous sommes Un.

Tu penses que les Évangiles ont été écrites par des hommes et qu’Il aurait pu le faire lui-même. Alors que tu dis que Jésus n'a rien fait de Lui-même et que tout a été fait par la Main de Dieu.
Saisis-tu ton erreur?
C'est Dieu qui écrit l’Évangile et qui écrit ma vie. C'est l'Amour qui écrit l’Évangile et qui écrit ma vie. C'est l'Esprit Saint qui nous guide et nous conduit. C'est le Verbe de Dieu, Jésus Christ.
Et pour ce qui est de l'écriture de la vie de Claude, j'ai donné mon amen. Et Jésus est le "nègre" qui écrit et se cache à nos yeux. Comme Dieu a écrit la Vie de Christ, puisque le Christ est Dieu.
"Non pas ma volonté, mais ta volonté."
"Père, pourquoi m'as-tu abandonné?"
Faire...être...

Bien à toi Lucie. Bien à toi ma sœur pécheresse. Bien à toi Seigneur qui te caches en chacun de mes frères, de mes sœurs.

Claude

Merci de ce beau message.

Je ne vais pas répondre à vos questions. Mon désir était de répondre à l'objectif premier de ce forum. Je ne vais donc pas m'évertuer à essayer d'écrire...

Alors, vite faite :

qui je suis ? J'aimerais bien être la personne qui prie sincèrement le Canon de saint André de Crête.

Qui est Dieu en moi ? Il le sait, et moi, je ne le sais pas... (Si je suis dans la grâce qu'Il m'y garde, et si je ne le suis pas, qu'Il m'y mette).

Et je termine la conversation ici avec vous. Si vous êtes bien heureux avec le Christ, alors je m'en réjouis avec vous. Je sais toutefois que ce n'est pas le cas pour toute personne, dont celles qui viendront sur ce forum. Donc, dans un futur prochain, je publierai un commentaire pour ceux qui ne vivent pas leur situation de la même façon que vous.

Bien à vous,

Lucie

Bonne route Lucie.

A nous revoir en Lui.

Nous sommes déjà en Lui, cependant, comme les membres d'un corps, il nous semble parfois que nous sommes opposés. Nous ne le sommes pas ... opposés, dès lors que l'Amour nous commande, nous dirige, nous unit.

Merci pour votre intervention, lorsque vous avez ajouté un commentaire. Je ne suis jamais sur ce site. Sauf lorsque je reçois un mail qui m'annonce un message.

La Vie est merveilleuse.

Soyez!

Claude

Je réalise tout-à-coup que je vous ai vouvoyée. C'est bien. Tout reprend sa place. Car tout est ordonné.

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