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debrancher un enfant dans le coma

Question développée: 

Bonjour je me poser, la question, j'ai un enfant et je me demande si jamais un jour il tombait dans le coma ou en mort cérébrale esce que l'eglise autorise à debrancher une personne ? pour ma par je ne pense pas que cela soi bon car je pense que la decision m'appartiene pas, cela revien à dieu, mais esce que une mort cérébrale est une vrai mort ? l'ame a t'il rejoin dieu ? et dans le cas ou ma femme veut absolument le debrancher et que moi non et que n'ai pas su la convaincre de le laisser brancher esceque c'est un péché qui m'ai compté au yeux de dieu alors que je n'etais pas d'accord pour le débranché ? ( j'espere que j'ai etait clair dans mes explications). merci

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Commentaires

Portrait de Filippo-modérateur

D'abord bravo pour votre courage et votre lucidité. En effet, peu de gens se posent ces questions par avance, et elles sont d'autant plus importantes qu'en cas de désaccord, cela peut entraîner une crise de couple extrêmement grave.
Je distingue deux questions :
- la mort cérébrale est-elle une vraie mort ?
- est-ce un péché de n'avoir pas réussi à convaincre son conjoint de ne pas débrancher son enfant ?

Pour la première question, il n'y a aucun doute, ce qu'on appelle communément mort cérébrale n'est pas la mort dans le sens habituel. La « mort cérébrale » est une expression médicale plutôt trompeuse, puisqu'elle désigne seulement l'état d'absence d'activité cérébrale apparente et irréversible.

C'est le caractère irréversible qui est difficile voir impossible à établir. Les médecins se trompent souvent, comme on peut le voir avec le cas de cette femme australienne.

La preuve absolue qu'une personne est vraiment morte, c'est quand, malgré tous les soins, le processus de décomposition commence.

Pour la deuxième question, on ne « débranche » pas une personne en état de mort cérébrale simplement sur la demande d'un des deux parents.

Quand on maintient un patient en vie avec des moyens démesurés, cela s'appelle de l'acharnement thérapeutique. Si toute la famille et les soignants sont d'accord pour reconnaître que c'est bien le cas, alors on peut envisager que la personne soit « débranchée ».

Mais si des membres de la famille s'opposent à cette possibilité, les jugements récents sont plutôt en faveur de celui qui demande le maintien en vie.

De nombreuses affaires sont en cours où l'on voit des proches qui s'opposent devant les tribunaux pour obtenir ou empêcher le « débranchement » d'un membre de leur famille.

Donc, pour résumer, votre question, en France, est sans objet, car clairement si un père ou une mère s'oppose au « débranchement » de son enfant, alors il ne pourra pas avoir lieu légalement.

On peut cependant poser une autre question proche : si une personne a la possibilité de s'opposer au « débranchement » d'un membre de sa famille, qu'il n'y a pas d'acharnement thérapeutique reconnu et que cette personne ne dit rien, a-t-elle commis le mal, c'est-à-dire un péché ?

La réponse est oui. Il s'agit d'un péché grave puisque la personne n'a pas empêché la mort d'une autre personne alors qu'elle était en position directe de l'empêcher.

J'espère que j'ai contribué à votre réflexion. Merci d'avoir poser ces questions si importantes pour nous tous, puisque personne n'est à l'abri d'une confrontation avec ces situations extrêmement éprouvantes.

Merci pour votre réponse, je voudrai savoir si je m'opposse à ma femme en lui disant que je ne veu pas le débrancher, mais que je ne vais pas plus loin que cela c'est a dire je ne vais pas devant un tribunal pour m'opposé a cela, car j'ai peur que cela provoque le divorce entre moi et ma femme et de par la suite je serai surement dans le péché sexuel, esque cela est un péché malgré que je ne soi pas daccord avec le débranchement ? Merci

Portrait de Filippo-modérateur

Si j'ai bien compris votre question, vous redoutez d'avoir à choisir entre la protection de la vie de votre enfant et la survie de votre couple.

Je ne sais pas si beaucoup de personnes se retrouvent dans une situation aussi douloureuse.

Avant de répondre, j'insiste sur ce que j'ai déjà dit : il faut être bien sûr, d'abord et avant tout, qu'il n'y a pas d'acharnement thérapeutique.

Si ce n'est pas le cas, alors la protection de la vie humaine l'emporte sur toute autre considération. Même si cela implique des conséquences très difficiles, toute personne humaine doit défendre celle de son semblable dès lors qu'il est en position directe de le faire.

Pour faire simple, la personne confrontée à votre situation doit s'opposer fermement, sans conditions, et quelles que soit les conséquences à un quelconque arrêt des soins entraînant la mort de la personne malade ou blessée.

Ça peut mener très loin, bien sûr, mais Dieu nous dit : « Tu ne tueras pas. » Transgresser cela, c'est entrer dans un chemin de ténèbres, c'est effectivement commettre un grand péché.

Mais Dieu est avec nous, avec vous, cela veut dire que si vous décidez fermement de défendre la vie de l'enfant, il sera de votre côté.

Peut-être que vous serez sans force, peut-être vous traverserez les ravins de la mort, peut-être aurez-vous l'impression d'être abandonné de Dieu.

Mais peut-être que Dieu vous remplira d'une force qui vous étonnera. Peut-être que ce que vous redoutez vous sera épargné. Peut-être que votre épouse changera d'avis, on ne sait jamais.

Peut-être que votre amour, vos paroles, celles des soignants, celles de vos proches la feront fléchir. Peut-être ce changement d'avis viendra-t-il de quelque chose dont vous n'avez pas la moindre idée. Peut-être cette crise va-t-elle renforcer votre couple au lieu de le détruire, on ne peut pas le savoir à l'avance.

Mais la présence et l'aide de Dieu ne vous seront jamais retirés dans ce chemin difficile de défense de la vie quel que soit le prix à payer.

Le mieux à faire est d'abord de prier et de faire prier pour cette situation, autant que possible : prier pour vous, pour votre épouse, pour votre enfant, pour les soignants, pour toutes les personnes impliquées dans cette situation. Parler à des amis sûrs et qui veulent défendre la vie humaine est aussi précieux.

C'est tellement dur quand on est seul et qu'on doit résister à une forte pression.

Voilà les éléments qui me viennent, j'espère que j'ai répondu à votre question.

Merci beaucoup pour vos explications, bon heureusement je ne suis pas dans cette situation mais on ne sais jamais dans la vie, je sais au moin ce que je devrai faire à tout prix. Merci

Portrait de Filippo-modérateur

Je suis heureux que cela vous fournisse des éléments qui éclairent votre réflexion.

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