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Prothèse : un amputé de la main retrouve le toucher

Portrait de Cat-modératrice
La bonne nouvelle: 

Nouvelle du site du Figaro :

Nous avons peu conscience de l'étendue des informations que le toucher nous apporte. C'est notamment par lui que nous mesurons, à chaque instant, la pression exercée par nos mains pour serrer des objets fragiles sans les briser. Ou que nous savons instantanément, les yeux fermés, si un objet est en bois, en métal ou en tissu. Les usagers de prothèses ne pouvant s'appuyer sur cette sensation, ils sont obligés de compenser en observant chacun de leur geste, une contrainte lourde qui donne lieu à de nombreuses maladresses. C'est l'une des raisons pour laquelle plusieurs équipes de scientifiques travaillent depuis des années à doter des prothèses de main d'un système permettant de restituer une partie du toucher.

Un objectif désormais atteint. Un prototype européen a notamment donné des résultats spectaculaires, présentés jeudi dans Science Translational Medicine. Il a été testé pendant un mois sur un patient amputé de la main gauche depuis dix ans, qui s'est émerveillé des « sensations exceptionnelles, très proches d'une main normale » ressenties si longtemps après son accident.

Reconnaissance à l'aveugle

Pour participer à l'essai, Dennis Sorensen, 36 ans, a dû subir une opération chirurgicale. Celle-ci a consisté à lui implanter des électrodes aussi fines qu'un cheveu dans deux nerfs du bras, le médian et le cubital, qui régissent le toucher sur la pulpe des doigts. Ces électrodes sont reliées à des tendons artificiels situés dans chaque doigt de la prothèse, eux-mêmes équipés de capteurs aux extrémités. Quand ceux-ci sont stimulés par le contact avec un objet, un signal électrique est envoyé au nerf, qui le traduit pour le cerveau  par « l'objet est dur », « mou » ou « rond ». En réponse, le cerveau commande à la main de serrer plus ou moins fort, de bouger…

[...] Pour le Pr Christophe Mathoulin, chirurgien à l'Institut de la main (Paris), « il s'agit d'une avancée considérable ! ». « Nous sommes actuellement à la croisée des chemins, où l'on peut se demander si les prothèses artificielles n'ont pas atteint une qualité telle qu'elles sont préférables aux greffes de main. Celles-ci sont spectaculaires, mais elles ne permettent pas de récupérer intégralement et obligent à prendre un traitement immunosuppresseur à vie », explique le spécialiste.

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Dr. Radut Consulting