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La luminothérapie efficace contre la dépression saisonnière

Portrait de Cat-modératrice
La bonne nouvelle: 

Nouvelle du site du Figaro :

Les résultats obtenus avec la lumière blanche sont très bons, avec des taux de réussite pouvant atteindre 75 %.

La lumière blanche se compose de toutes les radiations lumineuses formant les couleurs de l'arc-en-ciel. C'est la plus proche de la lumière naturelle émise par le soleil. C'est aussi un puissant synchronisateur de nos rythmes biologiques internes, dont le principal indicateur est l'hormone qui régule toutes les autres: la mélatonine. En effet, en cas de désynchronisation de l'horloge biologique interne, la sécrétion de mélatonine peut se décaler. Jusqu'à 4 % des Français, principalement des femmes, seraient ainsi sensibles au manque d'ensoleillement en automne et déclareraient une dépression saisonnière.

« L'exposition à une forte lumière, avec une lampe spéciale délivrant soit 10.000 lux - à utiliser le matin entre 6h30 et 7h30 pendant une demi-heure, à trente centimètres du visage - soit 5000 lux (l'exposition devant alors durer une heure) permet de resynchroniser l'horloge biologique interne. Encore faut-il le faire chaque jour pendant au moins six semaines, le plus souvent pendant les trois mois de l'automne. Les résultats sont alors très bons, avec des taux pouvant atteindre 75 % de réussite. Malgré cela et le fait que la dépression saisonnière ait tendance à récidiver, seulement 20 % des principaux concernés refont spontanément des séances l'année qui suit, à l'arrivée de l'automne. La plupart attendent donc de rechuter pour s'en préoccuper ! », s'étonne le Dr Laurent Chneiweiss, psychiatre à Paris (coauteur de En finir avec le blues de l'hiver et les troubles du rythme veille sommeil, Éd. Marabout).

« Une technique non invasive, non toxique »

Il n'y a pas que dans la dépression saisonnière que la luminothérapie est utile. « La luminothérapie potentialise l'action des antidépresseurs et augmente leurs résultats d'environ 30 % dans les dépressions classiques, note le Dr Laurent Chnei­weiss. Elle est aussi utile dans les décalages de phase: par exemple, en cas de jet lag principalement lié à un voyage d'ouest en est, l'organisme supporte mal de devoir passer d'une journée de 24 heures à une journée de 18 heures (s'il y a 6 heures de décalage), à moins de suivre des séances de 30 à 60 minutes, entre 6 h 30 et 8 h 30 le matin (de la nouvelle heure), le jour du départ et les quatre jours suivant l'arrivée. »

 

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Dr. Radut Consulting