Aller directement à la navigation

L’entrepreneuriat social séduit les jeunes

Portrait de Cat-modératrice
La bonne nouvelle: 

Nouvelle du site du Figaro :

Concilier business et valeurs ? De plus en plus de jeunes en rêvent… et passent à l’action en se lançant dans l’entrepreneuriat social et solidaire pour combiner carrière et idéaux. Le statut d’étudiant-entrepreneur, qui verra le jour à la rentrée, devrait faciliter ces choix de vie. [...]

Concilier business et valeurs, c’est l’objectif de ces jeunes toujours plus nombreux à se lancer dans l’entrepreneuriat social et solidaire. Leur objectif : changer le monde, à leur échelle, avec l’exemple de Muhammad Yunus en tête.

Pour lui, comme pour Jonas Guyot avec qui il vient de publier Ala rencontre des entrepreneurs qui changent le monde (éditions Rue de l’Échiquier, 2014), cette « fibre sociale » n’est pas nouvelle, et s’est d’abord manifestée au travers d’un engagement associatif. Mais pourquoi cantonner l’engagement à leur temps libre, alors qu’il leur est possible d’en vivre ? C’est leur rencontre, sur les bancs de l’ESCP, qui sera décisive et les incitera à se lancer, et à placer l’envie de changer le monde au cœur de leurs projets professionnels. Ensemble, ils ont mis leurs études entre parenthèses pendant deux ans pour partir « à la rencontre des entrepreneurs qui changent le monde » aux Philippines, au Sénégal ou encore en Inde, avant de raconter leurs aventures dans un ouvrage éponyme. [...]

Un statut d’étudiant-entrepreneur qui pourrait changer la donne

Face à cet engouement, petit à petit, des formations dédiées émergent. D’abord par le biais de cours optionnels, comme à Sciences Po, ou intégrés à des programmes spécifiques. L’Essec a consacré une chaire au sujet dès 2002, déclinant enseignements théoriques, conférences et travaux pratiques sur ce thème. HEC ou encore l’ESCP proposent également des formations réunissant entrepreneuriat et recherche d’impact positif sur la société.

Si l’intérêt pour ces cours est croissant, « ils sont souvent complets en quelques minutes » atteste un responsable, tous les participants ne se lancent pour autant pas dans l’aventure entrepreneuriale : le secteur attire, mais voler de ses propres ailes peut parfois faire peur. Le statut d’étudiant-entrepreneur, qui verra le jour à la rentrée prochaine, pourrait changer la donne. Celui-ci sera accessible aux bacheliers, étudiants et jeunes diplômés de moins de 28 ans, et permettra à ces jeunes qui se lancent dans l’aventure de la création d’entreprise de conserver la casquette d’étudiant, et les avantages sociaux qui vont avec : rattachement à la Sécurité sociale étudiante, tarifs réduits et bourses… Pour en bénéficier, les jeunes devront déposer un dossier présentant leur projet dans l’un des 29 Pepite (Pôles étudiants pour l’innovation, le transfert et l’entreprenariat) disséminés aux quatre coin de la France. Si leur candidature est retenue, ils obtiendront le fameux statut, ainsi qu’un accompagnement personnalisé de la part d’enseignants et professionnels. D’ici trois ans, Geneviève Fioraso, la secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, espère que 20.000 étudiants auront bénéficié d’un accompagnement via ce dispositif. Et parmi eux, peut être les entrepreneurs sociaux de demain ?

Retour aux bonnes nouvelles Publier une bonne nouvelle (réservé aux inscrits)

 

Ajouter un commentaire



Dr. Radut Consulting