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Don de moelle osseuse : devenez «Veilleurs de vie»

Portrait de Cat-modératrice
La bonne nouvelle: 

Nouvelle du site du Figaro :

Lundi est lancée la semaine du don de moelle osseuse. Un engagement important et relativement peu contraignant, qui permet de sauver des personnes gravement malades.

Le registre en compte actuellement 221.000, mais l'Agence de biomédecine voudrait qu'ils soient 240.000 d'ici à 2015. Ce sont les « Veilleurs de vie », qui s'inscrivent en tant que donneur de moelle osseuse. La semaine du don de moelle osseuse démarre lundi. Objectif : que le registre français contiennent les profils génétiques les plus variés qui soient.

À quoi sert la moelle osseuse ?

La moelle osseuse (qui n'a aucun rapport avec la moelle épinière), riche en cellules souches hématopoïétiques, fabrique les cellules sanguines. La greffe permet de traiter des personnes victimes de maladies graves du sang, comme la leucémie: on élimine la moelle du patient et on la remplace par une moelle « saine ». La «carte d'identité biologique» du donneur et du receveur doivent être quasi identiques. Le frère ou la sœur du patient a une chance sur quatre d'être compatible, c'est donc d'abord là que l'on cherche. Les parents, qui, par définition, n'ont transmis chacun que la moitié de leur patrimoine génétique, ne sont en revanche jamais compatibles avec leur enfant.

Pourquoi donneur et receveur doivent-ils être compatibles ?

« La moelle osseuse fabricant les différents composants du sang, elle est donc très sensible à l'immunité », explique Emmanuelle Prada-Bordenave, directrice générale de l'Agence de la biomédecine. « Mais la population française est très diverses car issue de nombreux métissages », ajoute-t-elle. C'est pourquoi les registres du monde entier sont interconnectés. Car votre « quasi-jumeau » se trouve peut-être au bout du monde: Emmanuelle Prada-Bordenave raconte ainsi le cas de ce donneur, vivant à Besançon, dont la moelle a servi à greffer… un Russe! Un soldat de Napoléon avait traversé l'histoire familiale du malade, tandis qu'un russe blanc avait croisé celle du donneur… À l'inverse, certains pays présentent de très faibles variabilités. 90 % des donneurs de patients japonais sont eux-mêmes japonais, selon Emmanuelle Prada-Bordenave.

Pourquoi a-t-on besoin de donneurs supplémentaires ?

Les chances d'être compatibles pour deux individus pris au hasard dans la population sont de… une sur un million! C'est pourquoi on a besoin de nombreux donneurs potentiels. Et plus vos origines familiales sont mélangées, mieux c'est. Chaque année en France, quelques 2000 greffes sont réalisées, dont 59 % grâce à des donneurs non-familiaux. « La pénurie de moelle est extrêmement rare, mais cela arrive pour des profils très particuliers », précise Emmanuelle Prada-Bordenave, qui se souvient d'un patient dont le père était corse et la mère cambodgienne. « Cela a été très difficile de trouver un donneur compatible ».

« On a aussi besoin de recruter des hommes ! », explique Emmanuelle Prada-Bordenave. Les femmes donnent davantage leur moelle et leur sang. Mais elles développent aussi une immunité après chaque grossesse. Plus une femme a d'enfants, plus elle fabrique des anticorps, donc moins la probabilité d'être compatible avec un receveur est grande.

Comment devient-on donneur ?

On commence par s'inscrire sur le registre France Greffe de Moelle, créé en 1986. Il faut pour cela être en parfaite santé, avoir entre 18 et 51 ans, puis répondre à un questionnaire de santé et se soumettre à une prise de sang. Puis il faut attendre que, peut-être, si un patient en attente de greffe est compatible avec vous, l'on vous contacte pour vous demander de donner votre moelle.

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Dr. Radut Consulting