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Pourquoi est-ce que certains curés refusent de prendre des filles comme enfant de chœur ?

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Je ne comprends pas. 

 

 

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour,

Le droit canonique (la loi de l'Église catholique) autorise maintenant les prêtres à accepter des filles comme servantes d'autel (enfants de chœur). Mais ce n'est pas une autorisation générale ni une obligation pour les prêtres : ce sont les évêques de chaque diocèse qui discernent et décident d'accepter ou non des filles commes servantes d'autel. Ils n'ont, par contre, pas le droit de refuser les garçons.

Attention, ces pratiques ne veulent surtout pas marquer une supériorité des garçons sur les filles, ni prétendre que les garçons seraient plus purs ou plus dignes que les filles de s'approcher de l'autel.

Il n'y a pas de raison théologique qui explique que certains évêques et certains prêtres préfèrent ne prendre que des garçons pour servir la messe, la raison est surtout pastorale, c'est-à-dire pédagogique.

Le fait est qu'en certains endroits, la présence de filles enfants de chœur dissuade les garçons. Le fait est que servir la messe a toujours été un moyen d'éveiller des vocations de prêtre chez les garçons, leur permettre ainsi de se rapprocher de l'autel et de l'Eucharistie. Alors qu'il y a beaucoup plus de femmes que d'hommes qui participent à la messe, le rôle de servant d'autel aide les garçons à trouver leur place et à prendre goût au sacré.

Finalement, accepter, de la part des filles, de laisser la place de servant d'autel aux garçons, est un acte de charité à avoir envers ceux-ci : pour les aider à trouver leur place dans la communauté, leur donner l'occasion de se laisser attirer par Jésus pour le servir.

Peut-être ne comprenez-vous pas non plus pourquoi seuls les hommes peuvent devenir prêtre ? En ce cas je vous invite à participer aux échanges qui ont déjà commencé sur cette question : http://www.annoncescatho.com/questions/pourquoi-les-femmes-ne-peuvent-pa...

J'espère que j'ai répondu à votre question, n'hésitez pas à continuer cet échange si vous le trouvez utile.

Non mais je rêve. Lire ceci : "accepter, de la part des filles, de laisser la place de servant d'autel aux garçons, est un acte de charité à avoir envers ceux-ci" signifie une drôle de conception de la charité. Je suis catho pratiquant (et pas seulement liturgique) masculin et je supporte de plus en plus difficilement ce genre de raisonnement qui relève d'une mentalité du XIXème siècle. C'est comme si on dit que la femme est suppôt du diable et autres balivernes. Marre de ce machisme ecclésiastique !

Portrait de Cat-modératrice

Le fait est que les filles ont plus de facilité à trouver leur place dans l'Église que les garçons. Ce n'est pas machiste de dire que les filles peuvent faire acte de charité en ayant compassion de la faiblesse des garçons qui n'arrivent pas à trouver leur place.

Moi-même je suis une femme très engagée dans l'Église, je ne suis pas du tout pour que la femme s'efface devant l'homme.

Oh, Madame Cat-modératrice. Comment pouvez vous dire cela. Quelle est la promesse que Dieu fait aux Hommes et aux Femmes ?
Y-a-t-il une différence dûe au sexe dans cette promesse.J'ai eu le plaisir de aprticiper activement ( aumônerie ) dans une paroisse du Toulousaine où les servants d'autel étaient filles et garçons, sans différence de signe, tous avec la belle aube et les plus âgés aidaient les plus jeunes. Quelques fois très jeunes des bambini , les filles excellaient dans ce rôle.
Je ne voudrais pas être désagréable, mais qu'une femme puisse avoir de telles remarques me dépasse. Je vous assure qu'on lirait rarement cela de la part d'une homme.
Pourquoi serait il charité de laisser sa place.
Madame dois je laisser ma place dans cette Eglise que j'aime parce que je vous comprends pas et que vous me révoltez, dois je vous laisser la place par charité ?Òu bien ma la laisserez vous SVP ? n'y aurait il pas assez de place pour tout le monde. Et j'insiste sur le fait qu'une véritable charité est de faire comprendre aux garçons que l'autel n'est pas leur propriété que l'autel est partagé et qu'il appartient au Seigneur ?

Vous savez Jacqueline, la charité dans l'Eglise en général est à revoir, bcp à revoir. Par exemple pour les personnes handicapés qui ne peuvent plus se déplacer par eux même et qui restent par exemple, au bord du fossé...car quand on est tjs obligé de demander à droite et à gauche pour venir nous chercher, c'est parfois, ouf pénible et surtout il y a de belles paroles, mais de là à se donner pour l'autre, c'est une autre à faire. Pour ce qui est de ma source de ce que j'écris : moi même malade et handicapé et qui voit que la charité n'existe pas tant que cela dans l'Eglise d'aujourd'hui. Il y a un très fort égoisme et surtout encore bcp à faire dans nos Eglises.

En tout cas, je vois que vous et bcp d'hommes qui ont répondu ici, vous êtes très agressifs et surtout fermés à la discussion, car de là à dire que sa vous révolte, il ne faut pas exagérer tout de même.

Laisser sa place est un signe d'HUMILITE que bcp de paroissiens et paroissiennes n'ont pas ce don, ce merveilleux don.

Vous demandez si Cath. vous laisserez la place, mais à ce que je sache, vous n'êtes plus une petite fille ou une jeune ado ? Donc, vous avez votre place dans l'Eglise, puisque vous n'avez plus à être enfant de coeur !

Excusez moi, mais j'avais besoin d'écrire ce soir ce que j'avais sur le coeur.

 

L'harmonie de l'Eglise suppose que chacun soit à sa place. Cet esprit égalitariste n'a rien d'évangélique ! Il est beau et bon que l'homme et la femme, qui sont différents et complémentaires, exercent dans l'Eglise des services différents et complémentaires.

Jeune garçon, j'ai trouvé une grande joie à pouvoir faire des activités et à rendre des services proposés spécifiquement aux jeunes garçons. Rien n'a pour moi été plus éducatif dans la vie et dans la foi.

simplement, il n'y a aucune activité spécifiquement pour les filles, voilà le problème ... donc on ne leur donne rien de pareil pour éduquer à la vie et à la foi comme vous le dites si bien.

Il n'y a aucune activité spécifiquement pour les filles dans les paroisses où l'on manque d'imagination dans l'organisation de la liturgie.

De nombreuses paroisses proposent aux jeunes filles d'être servantes de l'assemblée (et revêtent une cape blanche) : elles sont chargées de l'accueil, elles portent les offrandes lors de l'offertoire qu'elles remettent aux servants, elles accueillent les dons de la quête, elles portent la lumière (comme la femme porte la lumière dans son foyer dans les maisons juives), etc.

Pourtant, Monsieur, vous avez là, des personnes qui ne sont pas du XIXème siècle et de jeunes personnes pour la plupart ! Pourquoi, y a t il de moins en moins de jeunes gens qui viennent dans nos paroisses ? Tout simplement, ils aiment le beau, la belle liturgie. Allez dans certaines paroisses comme avec les Pères de l'Emmanuel -Communauté de l'Emmanuel-, là, vous trouverez des jeunes et aussi une belle liturgie, le beau. Et la plupart des prêtres de l'Emmanuel, n'acceptent par exemple que les laics donnent la communion. D'ailleurs, je n'aime pas dans nos paroisses prendre la communion dans les mains d'un laic. Moi, même quand on me le demande, je refuse de la donner. Mais c'est un autre sujet !

 

Le choeur est un "espace masculin".

Anatrella a très bien montré, il y a longtemps, que toute féminisation de la divinité conduit au matriarcat et à la violence.

Le prêtre est un homme, et celui qui l'assiste à l'autel est masculin pour la continuité de cette identification au Christ.

 

Si les filles veulent servir, elles peuvent le faire tout en restant dans l'assemblée qui représente l'épouse. Et dans cette fonction féminine, elles sont à leur place. Accueil des pratiquants, distribution des feuilles de chant, processions côté assemblée, etc. Il y a de quoi leur donner des activités tout en réservant le choeur aux garçons.

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