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Miette d'histoire : comment faire tomber le mur de Berlin sans le savoir

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Ce 9 novembre 1989, en se réveillant, Günter Schabowski était sûrement bien loin de penser que, par sa négligence, il allait être la cause directe de l'événement considéré par beaucoup comme la fin du XXe siècle.

Membre du Bureau politique d'Allemagne de l'Est (le Politburo, une sorte de gouvernement), il est chargé de superviser une conférence de presse, débutant à 18h, qu'il conclut en disant que le gouvernement a pris des mesures pour faciliter les voyages des citoyens hors du pays. Dans l'extrême confusion de cette période, il ne sait pas que ces sorties du territoires ne pourront se faire qu'avec un visa.

Un journaliste lui demande, à brûle-pourpoint, à partir de quand les citoyens pourront sortir du pays. Le mot qu'il prononce d'une voix peu assurée, car il ne parle qu'en son nom propre, fait l'effet d'une bombe : « Sofort » (« Immédiatement »). Répondant à une autre question, il confirme que cela est aussi vrai pour les sorties vers Berlin-ouest. Sûrement sans s'en rendre compte, Günter Schabowski vient d'abattre le Mur de Berlin, le symbole mondial de l'oppression totalitaire communiste.

Vers 23h, les médias du monde entier montrent des foules juchées sur le Mur, et le traversant en masse dans les deux sens. La décision serait de toute manière intervenue dans de brefs délais, mais il est amusant de remarquer qu'un des événéments géopolitiques majeurs du XXe siècle s'est déclenché par la confusion d'un responsable politique inconnu, dans les dernières minutes d'une conférence de presse qui n'était pas du tout prévue pour annoncer cet événement absolument unique.

 
 
Günter Schabowski le 9 novembre 1989
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