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Est-ce Jésus qui me parle ?

Portrait de Cat-modératrice
Article du blog: 

Petite mise au point concernant les signes de Dieu et les révélations

Temps de lecture estimé : 5 min.

Jésus est notre Dieu. Il est infiniment libre, mais il ne sait utiliser sa liberté que pour notre bien, notre bonheur. Et il n'y a pas d'arbitraire en lui, il ne renie jamais sa propre parole.

Le but de la vie humaine est la communion d'amour avec Dieu et avec les autres êtres humains.

Pour nous conduire vers la réalisation de ce but, Dieu nous parle.

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ;
mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes.
(Hébreux 1, 1-2)

Le Fils, par lequel le Père nous parle désormais, nous communique sa Parole (c'est-à-dire son être) de bien des façons. Il nous parle par sa vie, par les auteurs bibliques, par l'Église qui est son propre Corps, par sa manifestation dans nos vies, par les personnes qu'il met sur notre route, par nos supérieurs hiérarchiques, par nos prêtres, par nos papes, par des inspirations, des motions, pourquoi pas des visions...

Seulement, Jésus n'est pas le seul à nous parler. Comme l'a si bien théorisé saint Ignace de Loyola, notre propre esprit humain (nos humeurs et notre imagination) nous parle, et l'ennemi, le diable, nous parle aussi, si possible en se faisant passer pour un ange de lumière et un esprit de vérité.

Il y a bien des façons de croire que Jésus nous parle, alors que nous nous parlons à nous-mêmes, ou bien que le démon essaie de nous influencer. Par exemple, la Bible elle-même, qui est incontestablement la Parole de Dieu, peut être interprétée en totale opposition avec ce que Dieu a voulu nous dire.

Alors comment s'y retrouver ? Comment y voir clair si Jésus me parle par plusieurs de ces canaux mais de manière contradictoire ?

L'Église catholique nous enseigne que nous devons distinguer la Révélation publique et les révélations privées.

La Révélation publique est complète et définitive. C'est la Parole de Dieu, le Verbe fait chair : Jésus Christ, qui se fait connaître à travers l'Écriture sainte, reçue dans la Tradition, à travers l'interprétation du magistère de l'Église (le magistère de l'Église est l'enseignement officiel des évêques et du pape).

Cette Révélation est complète, mais nous n'avons pas fini de progresser dans sa compréhension. Nous pourrons toujours trouver de meilleures manières, ou des manières plus adaptée à telle époque et telle société, d'en formuler les mystères.

Les révélations privées sont des communications surnaturelles, sous différents modes possibles, de Dieu à certains de ses fidèles, pour les aider et aider leurs frères à vivre plus pleinement leur foi, ou à l'exprimer d'une manière particulière, adaptée à telle ou telle circonstance.

Voici ce que dit le Catéchisme de l'Église Catholique au sujet des révélations privées (n°67) :

Au fil des siècles il y a eu des révélations dites « privées », dont certaines ont été reconnues par l’autorité de l’Église. Elles n’appartiennent cependant pas au dépôt de la foi. Leur rôle n’est pas d’ « améliorer » ou de « compléter » la Révélation définitive du Christ, mais d’aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l’histoire. Guidé par le Magistère de l’Église, le sens des fidèles sait discerner et accueillir ce qui dans ces révélations constitue un appel authentique du Christ ou de ses saints à l’Église.

La foi chrétienne ne peut pas accepter des « révélations » qui prétendent dépasser ou corriger la Révélation dont le Christ est l’achèvement.

Les nombreux mystiques canonisés qui, dans l'histoire de l'Église, ont été « favorisés » par ce genre de révélations, nous ont donné des critères de discernement sûrs pour savoir quand accueillir une révélation privée.

La Congrégation pour la Doctrine de la foi, instance du magistère de l'Église ayant une très haute autorité, nous confirme ces critères dans les trois documents suivants :
Normes procédurales pour le discernement des apparitions ou révélations présumées 
Normes procédurales pour le discernement des apparitions ou révélations présumées : note préliminaire 
Le message de Fatima
 

Critère de l’obéissance

L’un des critères principaux, pour le discernement de la véracité des révélations privées, est celui de l’obéissance : l’obéissance de la personne qui apparaît dans la vision ou qui parle dans la révélation (Dieu, un saint…), comme l’obéissance de celui qui reçoit cette révélation.
 

- Obéissance à la révélation publique

Jamais Dieu ne donnera en privé une révélation qui ira à l’encontre de ce qu’il nous a dit dans la Révélation publique. Une révélation privée authentique ne peut donc jamais être en contradiction avec les Écritures ni avec leur interprétation par le Magistère de l’Église catholique. Une révélation n’ira jamais à l’encontre d’un dogme.
 

- Obéissance à l’autorité de l’Église

Une révélation authentique ne demandera jamais à celui à qui elle s’adresse de commettre un acte de désobéissance envers ce que l’Église catholique demande à ses membres.
 

- Obéissance au supérieur direct

De nombreux saints mystiques nous ont donné l’exemple de l’obéissance envers leurs responsables directs, supérieurs religieux, évêques. Il est souvent arrivé que des révélations transmettent des demandes de Dieu à des saints, que leurs supérieurs n’ont pas voulu suivre. Dans ces cas-là, Dieu qui leur parlait leur a toujours dit d’obéir à leur supérieur, et de patienter jusqu’à ce que leur supérieur devienne réceptif, par la grâce de Dieu. 
 

- Obéissance au directeur spirituel

Saint Ignace de Loyola nous explique combien la frontière est fine entre une vraie inspiration, une inspiration du diable ou de notre propre imagination. Le mystique qui se fierait à son seul discernement, pour être sûr que c’est Dieu qui lui parle, serait bien présomptueux. Celui-ci se croirait donc meilleur spécialiste de l’Esprit Saint que sainte Thérèse d’Avila ou sainte Gertrude d’Helfta !

Il est bon pour tout chrétien d’avoir un accompagnateur spirituel, mais pour celui qui reçoit des messages divins, c’est indispensable. Tous les grands mystiques ont montré l’exemple de l’obéissance à leur directeur spirituel en toutes les démarches que celui-ci faisait pour éprouver la véracité de leurs révélations.

Si quelqu’un est trop attaché à une révélation pour accepter qu’un directeur spirituel la mette à l’épreuve, par exemple en lui demandant de faire, pendant un temps, autre chose que ce que préconise la voix ou la vision, en lui demandant de ne pas répondre quand elle lui parle, etc., celui qui n’est pas prêt à accepter cette mise à l’épreuve, est bien loin d’avoir le détachement que Dieu demande habituellement à ceux qu’il favorise de telles révélations.

Toutes les fois où des mystiques, ayant reçu des révélations, ont obéi à leur directeur spirituel, qui leur demandait de ne pas adresser la parole à Jésus lors d'une apparition ou révélation, ceux-ci ont toujours reçu des félicitations de la part de Celui-ci, pour leur obéissance.
 

Le critère de la liberté

On ne peut pas soupçonne saint Jean de la Croix de scepticisme, étant donnés tous les phénomènes spirituels qu'il avait lui-même expérimentés, et ceux que lui avait confiés sainte Thérèse d'Avila. Pourtant, il attire l'attention sur les dangers de l'attachement aux visions ou autres révélations surnaturelles privé

Il nous enseigne que si ces révélations, qu'elles soient vraies ou fausses, nous détournent de l'attachement au seul Seigneur Jésus Christ, et de la foi en la seule Révélation publique, alors ces révélations, mêmes authentiques, sont néfastes pour notre vie spirituelle, et nous éloignent de Jésus plus qu'elle ne nous en rapprochent.

Dans La montée du Carmel, il cite saint Pierre lui-même, qui refuse d'attacher de l'importance à la vision reçue au Mont Thabor (Transfiguration) :

Encore que saint Pierre fût si certain de la vision de gloire qu'il vit en la transfiguration du Christ - après l'avoir racontée aux fidèles en sa deuxième Épître canonique - il ne voulut pas qu'ils la prissent comme principal et ferme témoignage, mais les acheminant à la foi, il dit : Nous avons un témoignage plus sûr (que cette vision du Thabor) dans les dires et paroles des prophètes qui témoignent du Christ, auxquels vous faites bien de vous arrêter comme à la lampe qui éclaire en un lieu obscur (2P 1,19). Si nous considérons cette comparaison, nous y trouverons la doctrine que nous enseignons. Car, dire que nous regardions la foi annoncée par les prophètes comme la chandelle qui luit en ténèbres, c'est nous avertir de demeurer en obscurité, les yeux clos à toutes ces autres lumières, et qu'en cette ténèbre, seule la foi - laquelle aussi est obscure - soit la lumière où nous nous appuyions. 
 

Normalement, une révélation, une apparition, une inspiration, un signe de Dieu, ne devrait jamais être l'élément sur lequel nous nous appuyons pour prendre une décision.

Ces signes de Dieu peuvent être le déclencheur d'une prise de conscience et ils peuvent être des encouragements à persévérer dans une certaine direction, mais il faut que d'autres éléments majeurs nous poussent à aller dans cette direction.

Jamais Dieu ne nous inspirera d'agir en dépit du bon sens (agir avec audace n'est pas agir en dépit du bon sens). Jamais Dieu ne nous révélera notre vocation à travers une vision : quelque chose d'aussi fondamental doit être reçu de l'intérieur.

Sainte Teresa de Calcutta avait été informée, par la voix de Jésus, de son désir qu'elle fonde les Missionnaires de la Charité. Mais ce n'est pas à cause de ces révélations que l'évêque a fini par lui donner l'autorisation. C'est du fait du sérieux et de la profondeur de la vie spirituelle de Mère Teresa, de sa capacité naturelle à diriger, à faire face aux difficultés avec courage et sagesse. C'est parce qu'elle a proposé un projet qui tenait la route, répondant à un besoin réel, auquel ne répondaient pas les communautés déjà existantes. C'est aussi parce que plusieurs jeunes femmes étaient déjà candidates pour cette aventure.

Mère Teresa elle-même disait que peu lui importaient ces voix : elle garderait le même désir de fonder cette communauté, pour consoler le cœur de Jésus de la détresse des pauvres abandonnés, si les voix s'avéraient fausses. Et si l'évêque refusait définitivement, elle en concluerait que Dieu ne voulait pas cette fondation.

Par ailleurs, alors que Jésus lui avait indiqué le lieu qu'il souhaitait pour le noviciat, Mère Teresa avait transmis cette demande à l'évêque, tout en lui disant que s'il n'était pas possible d'avoir le Saint-Sacrement à cet endroit, elle aimerait qu'il lui en donne un autre.
 

Attention aux mélanges !

Souvent, Dieu nous parle vraiment, d'une manière ou d'une autre, et nous nous empressons de compléter ce qu'il nous dit : d'en tirer des conclusions bien humaines.

Si Dieu dit à une jeune femme : « Va à Paris dans la Chapelle de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac », cela veut dire qu'il lui demande de faire un pèlerinage. Quant à savoir s'il veut qu'elle devienne Fille de la Charité, c'est dans son cœur à elle, dans ses désirs profonds, qu'elle trouvera la réponse, pas dans cette parole.

Combien de chrétiens prennent des décisions précipitées en s'appuyant sur ce qu'ils interprètent comme un signe, ou en tirant des conclusions injustifiées d'un vrai signe !

Le jour où sainte Jeanne de Chantal fonda la Visitation avec saint François de Sales, elle lui demanda ce qu'ils fairaient s'ils n'arrivaient pas à surmonter tel obstacle. Il lui répondit : « Ce ne serait pas grave, cela voudrait juste dire que Dieu voulait que nous fondions la Visitation pour un seul jour. » Mais nous refusons souvent d'accepter que Dieu ne nous montre la direction que pour aujourd'hui.

Les apôtres l'ont expérimenté, eux qui avaient bien reconnu que Dieu leur parlait. Mais quand Celui qui leur parlait est mort sur la Croix, la plupart d'entre eux en ont déduit qu'ils avaient fait une erreur de discernement en écoutant sa Voix. Pour eux, avoir le Messie parmi eux impliquait forcément, logiquement, que Dieu veuille enfin leur donner la victoire contre leurs ennemis terrestre, comme Il le faisait dans l'Ancien Testament.

Ainsi, les Normes procédurales pour le discernement des apparitions et révélations présumées envisagent la possibilité qu'une erreur doctrinale dans une apparition, ou autre révélation, puisse être due à un ajout inconscient de l'imagination, et non à une révélation entièrement fausse. Dans la liste des critères négatifs indiquant la fausseté d'une révélation, ils précisent :

b. Erreurs doctrinales attribuées à Dieu lui-même, à la Bienheureuse Vierge Marie ou à un saint dans leurs manifestations, compte tenu toutefois de la possibilité que le sujet ait ajouté – même inconsciemment – des éléments purement humains, voire quelque erreur d’ordre naturel, à une révélation vraiment surnaturelle (cf. saint Ignace, Exercices, n°336).

 

Pour conclure, citons saint Paul :

N'éteignez pas l'Esprit,  ne dépréciez pas les dons de prophétie, mais vérifiez tout : ce qui est bon, retenez-le. (1Th 5, 19-21)

 

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Michaël,

Je pensais, de par le ton de votre premier commentaire, que vous veniez dans des intentions agressives, je suis heureuse de voir que ce n'est pas le cas.

Pour les reproches que vous me faites, il faut vous rappeler que ce site à pour but, entre autres, d'expliquer la doctrine catholique et la Bible. C'est l'un des service que je propose à travers ce site, donc il est normal que je rappelle cette doctrine ainsi que le texte biblique dans toutes les discussions. J'essaie de ne pas seulement rappeler la doctrine, mais l'esprit et les buts de cette doctrine, et de rappeler que Dieu nous aime et nous veut du bien, et qu'il souhaite nous pardonner autant de fois que nécessaire.

Claude se sent rejeté et incompris parce que je ne suis pas d'accord avec lui. Je pourrais dire la même chose, puisqu'il n'est pas d'accord avec moi. Est-ce que, pour que vous trouviez ce site accueillant, il faudrait que je devienne de l'avis de chaque nouvelle personne qui arrive ? Moi aussi je suis entourée de personne qui ne pensent pas comme moi, à commencer dans ma famille. Je ne considèrent pas pour autant qu'ils me rejettent sous prétexte qu'ils ne deviennent pas catholiques comme moi. Et tous ceux de mes amis qui ne sont pas catholiques ne considèrent pas non plus que je les rejette. Il est vrai que je ne leur parle pas de la doctrine catholique, sauf s'ils m'en parlent. Mais ce site a pour objectif d'en parler.

Vous dites que tout ce que dit Claude est vrai, et que les révélations qu'il a reçues sont authentiques. Pourtant, Claude est le premier à dire que la masturbation est quelque chose de mal. Il va même plus loin que moi puisqu'il dit que la masturbation est une abomination. Mais il dit que Jésus le pardonne et le purifie sans qu'il ait besoin de se confesser. Il dit que Jésus lui enseigne cela, et cela ne me semble pas en accord avec votre propre vision. Pensez-vous toujours que Claude est celui qui est dans la vérité, quand il dit que la masturbation est une abomination ? Et si vous n'êtes pas d'accord avec lui, est-ce que cela veut dire que vous le rejetez, le jugez et le condamnez ?

Vous dites que 95% des baptisés se sont détournés de l'Église, mais je ne suis pas d'accord avec vos calculs : dans ces 95%, un grand nombre n'est jamais allé régulièrement à l'Église. Pour un grand nombre, leurs parents les ont fait baptiser sans pour autant leur transmettre la foi.

Le fait que les catholiques soient un petit nombre n'est pas du tout une preuve que l'Église se trompe. C'est certainement le signe qu'il y a eu beaucoup de péchés commis par des chrétiens, ça c'est sûr malheureusement. Mais Dieu dit plusieurs fois dans la Bible qu'il va laisser son peuple se réduire à un petit nombre, à cause de ses péchés, mais qu'il fera de ce petit reste un nouveau peuple saint. Quand tous les Français étaient catholiques, il y avait peut-être moins de catholiques déterminés à vivre dans l'amour de Dieu.

Je vous demanderai de ne pas répondre ici, pour ne pas prolonger le hors sujet. Vous pouvez répondre ici au sujet des révélations privées : comment Jésus nous parle.

Sinon, n'hésitez pas à publier de nouveaux sujets, dans la rubrique "question" ou "révolte". Par exemple : qu'est-ce qu'aimer ? En quoi les règles de l'Église catholique peuvent-elles être bonnes ? Qu'est-ce que juger son prochain ?

Fraternellement,

Catherine

Bonjour Cat,
Effectivement ce n'est pas mon intention de faire la "guerre virtuelle" même si "toute discussion est le début d'une guerre" comme nous le dit avec justesse le philosophe Alain. Pourquoi? Parce que sur le fond nous avons la fâcheuse tendance à nous identifier à nos pensées. "Je suis ce que je pense". Aussi, toute contradiction amène à être vécue comme une menace pour son identité.

[...]

Par rapport à Claude je n'ai pas dit que ce qu'il disait était vrai dans l'absolu mais que c'était vrai dans son expérience que c'était sa vérité. Et aussi que la vérité individuelle rejoint la vérité universelle. C'était ca que je voulais dire, qu'il fallait prendre en compte sa vérité, c'est ca écouter. Quand il dit que la masturbation est une abomination là malheureusement il retombe dans les travers d'une catholicité bien douteuse. C'est ca qui l'approche un peu, il est très libre par rapport à son expérience personnelle de Dieu et en même temps l'assume difficilement faute d'avoir pu réellement être accueilli. Il est donc en conflit avec l'institution et de là avec lui-même. Bien que ce conflit se résolve pour lui dans la relation d'amour qu'il a avec le Christ. Claude c'est le drame d'un croyant qui ne trouve plus sa place parmi ses "frères chrétiens" et qui devrait tous nous interpeller. Et ce sont des faits puisqu'il dit lui-même que personne ne lui a ouvert ses portes car trop dérangeant.

[...]

Fraternellement.

Petit frère,
Tu parles à Claude, et de Claude parfois.
Je ne peux donc qu’intervenir.
Tu es mon frère en Christ. En tous cas, je l’espère.

Es-tu pratiquant ?
Je pratique.
Je communie tous les dimanches, et tous les dimanches, je réponds présent à l’appel de Notre Père, à Son Invitation, et je mange et je bois Notre Christ.

Je n’ai rien contre cette Eglise. L’Eglise est parfaite, Sainte, merveilleuse et il n’y a rien à changer en Elle.
Les hommes, quant à eux, ne sont pas tous parfaits.

L’Institution n’est pas vieillissante, et j’adhère en tous points avec le Catéchisme de l’Eglise Catholique. Ce monde ne veut pas s’adapter, et certains en ce monde aimeraient remplacer la Vraie Loi par leur loi.
Pas un tiret, pas un iota ne sera changé de la Loi. Dieu est la Loi. Son Verbe l’a édictée, inspirée et écrite. Jésus Christ n’est pas venu changer la Loi ; Il est venu L’accomplir. Il est Amour. Et l’Eglise, c’est Pierre, et nous sommes tous l’Eglise, si nous nous y conformons.

Je ne suis pas pour autant un mouton qui obéirait ou subirait une Institution, fût-Elle merveilleuse, sans réfléchir, sans chercher, sans comprendre.
Je suis peut-être un agneau docile qui apprend.
Des leçons à donner, je n’en ai pas, mais j’en reçois, et je les apprécie.

J’ai été plus ou moins exclu de pas mal d’institutions avant de pousser Cat en ses retranchements. Peut-être l’ai je usée, perturbée. Elle a fait des efforts conséquents pour m’entendre. J’ai été cinq ans visiteur de prison. J’ai été à l’écoute dans un organisme qui s’appelle SOS Chrétien. J’ai servi aux Restaurants du Cœur. Et je fus inscrit parmi les bénévoles du Secours Catholique et aux Petits Frères des Pauvres.
Je crois que partout, j’ai été excessif, et au bout d’un certain temps, forcément dérangeant. Mais je ne me plains pas.
Lorsque je te lis, j’ai l’impression que tu parles d’un Claude rejeté, pour ne pas dire, persécuté.
Je ne me plains pas. La vie est merveilleuse et je suis richissime au possible.
Tous ces rejets de mes frères, ils sont aussi ma gloire.
Ne l’ai-je pas cherché ? Ne suis-je pas dans la provocation ?
Tu dis avoir lu notre échange à Cat et à moi, en attendant le crash qui bien sûr a eu lieu. Mais qui l’a provoqué ?
Je ne suis pas en conflit avec Cat. Je ne suis pas en conflit avec l’Eglise.
Je dis parfois des choses difficiles à entendre et parfois inacceptables. Et c’est normal. Et c’est sain. Le tout étant de ne jamais soulever de la haine ni même du mépris.
Il est bon que l’homme se pose des questions et qu’il cherche de tout cœur.

Je ne retombe pas dans les travers d’une catholicité bien douteuse, pour citer tes propos. L’Eglise Catholique n’est pas à mettre en doute. Et c’est dans cette Eglise accueillante que je mange le Christ Jésus.
La culpabilité qui suit le péché est tout à fait normale et je la pense saine. C’est elle qui peut nous rapprocher du Christ pour recevoir Sa Miséricorde.
J’assume ma culpabilité. Je ne la renie pas et je ne justifie en rien ces gestes qui me conduisent au péché. Car il y a péché, incontestablement.
Je n’ai rien contre la confession, et elle est nécessaire. Et je me confesse constamment. Mais là c’est un autre débat que je n’aborde plus ici.

Tu dis aussi, et là, je fais un copier-coller, c’est plus simple :

C'est ca qui l'approche un peu, il est très libre par rapport à son expérience personnelle de Dieu et en même temps l'assume difficilement faute d'avoir pu réellement être accueilli. Il est donc en conflit avec l'institution et de là avec lui-même. Bien que ce conflit se résolve pour lui dans la relation d'amour qu'il a avec le Christ. Claude c'est le drame d'un croyant qui ne trouve plus sa place parmi ses "frères chrétiens" et qui devrait tous nous interpeller. Et ce sont des faits puisqu'il dit lui-même que personne ne lui a ouvert ses portes car trop dérangeant.

Une simple question :

Christ a-t-Il été compris et très bien accueilli par les Représentant de Son Dogme ?
L’a-t-Il remis en question ?
Même ceux qui L’ont suivi ne Le comprenaient plus. Beaucoup de ses disciples se sont détournés. Et Il a demandé aux Douze : « Vous aussi vous allez me quitter ? ».
Ce à quoi Pierre a répondu : « Vers qui irions-nous ? Tu as les paroles de la Vie éternelle.»
C’est normal que beaucoup ne me comprennent pas.
Pourquoi ?
Parce que, si comme tu le dis, Christ parlait en ce Claude, en cet instant, Il serait encore et toujours incompris.
Pourquoi ?
Parce que le monde, l’esprit de ce monde, raisonne. Et il faut le quitter et sortir de la barque pour suivre le Béni. Il est bon de renaître d’en Haut et de ne s’étonner de rien ; de ne pas juger une parole ; d’écouter et d’entendre.
Il a parlé en parabole.
Puis Il a envoyé Son Esprit.
Il donne accès aux Ecritures et à Son Cœur.

Moins je suis accueilli et compris ici-bas, plus Il me serre contre Son Sein.
Je ne peux pas remercier ceux qui ne m’ont jamais compris, même si je leur dois beaucoup. Aussi, je les bénis. Car ceci m’est permis. Et je rends grâce à Dieu pour tout ce qu’Il me présente.

Si j’ai paru me plaindre, je le regrette. C’est un malentendu. Je suis comblé de grâce.

Portrait de Cat-modératrice

Je me répète encore, Claude, je n'ai pas cessé la discussion avec vous parce que vous étiez excessif. Vous ne m'avez pas perturbée.
C'est vous qui n'étiez pas prêt à accepter de discuter avec quelqu'un ne partageant pas votre vision des choses. Parce que je ne pensais pas comme vous, vous m'accusiez sans cesse de vous juger et de vous condamner.

Bonsoir Catherine,

Je suis désolé mais il y a un malentendu.
Sur ce dernier message, je ne parlais pas de vous, ni, et encore moins, de nos échanges.
Non, comme je l’écris, je venais en fait de lire les échanges entre Michaël et Ermort, puis votre décision, certainement justifiée sans que cela me regarde, vis-à-vis des écrits de Michaël qui étaient enlevés de votre site.

C’était un triste constat.

Nous sommes tous chrétiens, du Christ, de Jésus Christ. Et c’est si dur de nos jours d’échanger simplement et de parler du Maître.
Nous sommes à mon avis peu nombreux à désirer le faire, et nous n’y parvenons pas, ou difficilement. Et parfois, comme là, cela dégénère carrément. Et sur la base de quoi ? Des conceptions, des idées, des visions, des règles. Cela ne peut pas être à cause de l’amour.

J’ai beau vous comprendre, tous… individuellement, je ne comprends pas que nous soyons si loin de l’Idéal du Maître ; de Son Commandement.

Pourtant, je suis quasiment sûr que chacun fait au départ des efforts… et puis.

En rien je ne suis différent des autres, et vous le dites bien sur chacun de vos messages. Vous décrivez, parlant de moi, un homme obtus qui n’écoute pas et est focalisé sur sa propre pensée. Qui de plus aurait développé un sentiment de persécution.

Je ne me reconnais pas dans cette description. Cela ne veut pas dire que je remette en cause vos dires que je respecte.
Et c’est là le problème. Moi-même, je ne vois pas en moi ce que vous décrivez. C’est stupéfiant.
Je suis sûr que Michaël ne comprend pas davantage votre analyse le concernant.
Vous écrivez que vous avez prié pour mon âme. Et le comble, c’est que moi-même, de mon côté, j’ai prié pour la votre.
Vous avez ressenti de la sympathie à mon égard, et je vous aime comme on aime une sœur en Christ, très précieuse à mes yeux.

Et pourtant, je me dis que d’ici quelque temps, nous cesserons à nouveau de nous comprendre, et finalement, l’échange deviendra impossible.

Satan est-il aussi puissant et habile en nos esprits, pour ne pas dire nos âmes ?
Ne devrions-nous pas nous concerter sur cela, si vraiment nous aimons et voulons respecter le souhait du Maître ?

Je crois qu’assez rapidement il y a eu des divisions parmi les premiers chrétiens.
Certains se désignaient des « maîtres », alors que Paul mettait en garde contre pareille attitude et demandait à tous de ne considérer qu’un seul Maître en Jésus.
Allons-nous continuer à nous diviser ?

Serons-nous, et honte à nous dans ce cas, un très triste exemple d’entente et d’harmonie, d’amour fraternel, pour les autres religions, pour les non-chrétiens ?
Nous sommes sensés, selon le Maître, être reconnaissables au travers de notre communion, de notre amour fraternel et du partage.

« Père, qu’ils soient un comme Nous sommes Un. »

Jésus a prié pour nous.

« Y aura-t-il encore la foi lorsque je reviendrai ? »

Il s’est aussi questionné. Nous, l’homme, le ferions-nous douter, après qu’Il ait Lui tout donner pour que nous nous aimions ?

Je bois Son Sang, je mange Sa Chair, et je ne parviens pas à aider, accompagner un frère pour faire quelques pas ?

Oui, j’ai écrit les mots « Bien triste conclusion » lors du dernier message, en n’accusant personne, en dénonçant un mal… qui semble nous dépasser.

Jésus est allé vers les malades.
Peut-être qu’au regard de ce monde un Michael, un Claude, sont de très grands malades ?
Il y a des mois, je me souviens plus ou moins, je vous ai prié de ne pas abandonner. Car nous avons besoin. Nous avons tous besoin de nos frères chrétiens, malgré les mésententes.

« Site d’entraide saint Jean Paul II »

C’est comme ça… et il faut accepter. Et je le dis, du fond du cœur, la Vie est Belle, sans aucune ironie. Car j’ai cette Chance sans nom de connaître Celui que j’adore et que j’aime. Mais est-ce que tout le monde partage cette Chance ? Bien sûr que non, malheureusement.
Et je ne suis même pas en mesure, apte et suffisamment diplomate pour donner quelques gouttes du Torrent magnifique qui a déferlé en moi. C’est stupéfiant ! Plus de deux mille ans après la Résurrection.

Lorsque je lis vos derniers mots : « je ne vois toujours pas comment vivre cet échange si vous n'accordez pas aux autres le droit de ne pas être du même avis que vous. », je me dis que je suis, si ce que vous dites est vrai, enfermé dans une tour sans porte dont je ne sortirai jamais, car je ne me suis même pas rendu compte de tout cela ; car j’ai l’impression d’être normal et à l’écoute lorsque je vous écris.

Claude

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Claude,

 
Je suis étonnée de combien vous transformez mes propos.
 
Vous dites : « votre décision, certainement justifiée sans que cela me regarde, vis-à-vis des écrits de Michaël qui étaient enlevés de votre site ».
Je n'ai pas enlevé les écrits de Michaël du site, au cours de la discussion avec Ermort, je les ai dupliqués et j'ai invité les personnes à continuer les échanges à un autre endroit, pour que la conversation sur la masturbation ne s'éloigne pas trop du sujet. Michaël a accepté de continuer ces échanges aux nouveaux endroits, et il m'a même demandé de créer encore deux nouvelles conversations, ce que j'ai fait à sa demande. Vous pouvez regarder les dernières publications des rubriques "révolte" et "question".
 
Vous dites : « Et parfois, comme là, cela dégénère carrément. »
En quoi ça dégénère ? Qu'est-ce qui dégénère ?
 
Vous dites : « Vous décrivez, parlant de moi, un homme obtus qui n’écoute pas et est focalisé sur sa propre pensée »
Je n'ai jamais dit ni pensé "obtus", mais de fait vous n'écoutez pas puisque vous transformez mes propos, et vous n'acceptez pas que je pense différemment de vous, puisque dès que je ne suis pas d'accord avec vous, vous m'accusez de vous juger.
 
Vous dites : « Qui de plus aurait développé un sentiment de persécution »
Je n'ai jamais dit ni pensé que vous aviez développé un sentiment de persécution. Mais vous commencez à me faire douter, en me prêtant de tels sentiments que je n'avais jamais eu.
 
 Vous dites : « Je suis sûr que Michaël ne comprend pas davantage votre analyse le concernant »
Je n'ai jamais analysé Michaël. Lui a voulu m'analysé, mais moi je n'ai même pas essayé de l'analyser. Montrez moi une seule phrase ou j'analyse Michaël.
 
Vous dites : « Vous écrivez que vous avez prié pour mon âme.  »
J'ai dit que je priais pour vous, pas seulement pour votre âme.
 
Vous dites : « Et le comble, c’est que moi-même, de mon côté, j’ai prié pour la votre »
Pourquoi le comble ?? Si vous priez pour moi, pouvez-vous prier pour moi entièrement et pas seulement pour mon âme ? J'ai besoin d'obtenir le salut mais ce n'est pas mon seul besoin, loin de là.
 
Vous dites : « Vous avez ressenti de la sympathie à mon égard »
J'en ressens toujours, malgré vos accusation. Je sens de la bonté en vous. Avec la grâce de Dieu, j'aime tous les êtres humains, mais je n'ai pas de la sympathie pour tous, loin de là. J'aime tous ceux pour qui j'ai de la sympathie, mais je n'ai pas de la sympathie pour tous ceux que j'aime. Je pense que si je n'avais pas de sympathie pour vous, j'aurais renoncé à continuer à vous répondre, du fait que vous me prêtez des intentions que je n'ai pas et que vous transformez mes propos.
 
« et je vous aime comme on aime une sœur en Christ, très précieuse à mes yeux »
Et avez-vous de la sympathie pour moi ? 
 
Vous dites : « Et pourtant, je me dis que d’ici quelque temps, nous cesserons à nouveau de nous comprendre, et finalement, l’échange deviendra impossible. Satan est-il aussi puissant et habile en nos esprits, pour ne pas dire nos âmes ? »
Je pense que parfois des chrétiens ont du mal à se comprendre et à communiquer. C'est humain et pas forcément satanique. Si cela ne détruit pas l'amour, les difficultés de communication ne sont pas forcément une victoire de Satan.
 
Vous dites : « Je crois qu’assez rapidement il y a eu des divisions parmi les premiers chrétiens. »
Oui, et certains qui étaient divisés entre eux ont été canonisés malgré leurs disputes et leurs incompréhension, on le voit dans les Actes des Apôtres. Il ne faut pas dramatiser les difficultés de compréhension mutuelle. Ce n'est pas forcément de l'ordre de la haine.
 
Vous dites : « Lorsque je lis vos derniers mots : « je ne vois toujours pas comment vivre cet échange si vous n'accordez pas aux autres le droit de ne pas être du même avis que vous. », je me dis que je suis, si ce que vous dites est vrai, enfermé dans une tour sans porte dont je ne sortirai jamais, car je ne me suis même pas rendu compte de tout cela ; car j’ai l’impression d’être normal et à l’écoute lorsque je vous écris. »
Quel pessimisme ! Où est votre confiance ne Jésus ?

Catherine,
Vous êtes assurément une personne douce, sympathique, patiente et à l'écoute. Pour ce qui est de l'écoute justement, et en ce qui me concerne, j'ai peut-être du mal. Je ne mémorise pas ou peu. De ce fait, je pense échanger davantage par ressenti. Je me sens bien ou mal avec un tel ou un tel. Par écrit, c'est encore pire, car c'est un flot de pensées peut-être décousues et d'interprétations qui, n'étant pas immédiatement corrigées, bloquées et contredites, font leur chemin. Il m'est arrivé de discuter des heures sans rencontrer ce problème, et pour cause, puisque la discussion est un échange permanent avec une autre écoute.
Quand je dis "prier pour une âme", pour moi, c'est une expression qui bien sûr comprend toute la personne. Je pensais que vous l'entendiez ainsi. Jamais je n'ai dit à quelqu'un que je priais pour son corps. N'est-ce pas notre âme qui doit être sauvée et qui accueille Dieu?
Bref, je vous aime bien, et vous pouvez enlever le "bien" si vous ne vous méprenez pas. A une époque, je vous ai même tutoyée je crois. Et je tutoie avec mes frères et sœurs, ou, très exceptionnellement, lorsque je sors de mes gonds, mais de cela, je ne suis pas fier.
Considérons que vous avez raison sur tous les points que vous avez soulevés. Ce sera plus simple.
Je ne cherche absolument rien d'autre qu'un partage agréable.

Portrait de Cat-modératrice

Bonsoir Claude,

Je suis touchée par votre réponse.

Je ne vous ai pas écrit pour dire que j'ai raison, mais dans l'espoir que nous trouvions une possibilité de mieux communiquer.

La seule chose que je vous reproche, c'est le fait que vous n'ayez pas accepté que je ne croie pas en l'authenticité de certaines des révélations que vous avez reçues de Jésus, et que vous en ayez tiré la conclusion que je vous jugeais. Il n'y a pas de discussion possible si vous répondez : "vous me jugez" quand je vous donne un argument de théologie pour échanger. Si vous vous en souvenez, j'ai aussi souvent été d'accord avec votre point de vue sur d'autres points.

Pour ma part je ne crois pas en l'authenticité des apparitions de Fatima, parce qu'il y a des choses que je ne peux pas accepter dans ce que Marie aurait dit aux enfants là-bas. Pour autant, je ne juge pas ces enfants, et je ne remets pas en question la canonisation de Francisco et Jacinta par l'Église.

En ce qui concerne le fait de prier pour l'âme, je suis d'accord sur le fait que l'âme est le plus important dans la personne. Mais beaucoup des épreuves de notre vie sont liées non pas à notre âme mais à notre corps et notre esprit. Être écrasé par certaines épreuves qui touchent notre corps ou notre esprit peut aussi nuire à notre âme, d'ailleurs.

Petite sœur en Christ,

je ne peux pas continuer ces échanges. Je le pourrais encore un certain temps. Mais j'ai quitté ce monde, il y a bien longtemps. Récemment, te bénissant, je t'ai écrit "à Dieu", et c'est là que je me rends sans cesse.

Quand un jour je t'ai écrit que Jésus m'avait dit quelque chose et que tu as avancé, à juste titre, car en parfait accord avec ton esprit, comme pour les enfants de Fatima, que Jésus ne pouvait pas m'avoir dit cela, tu m'as condamné, car je ne mentais pas.
Tu ne m’as pas traité de menteur. Tu as jugé la personne qui s’adressait à toi car en ton fond intérieur, cela ne pouvait être. Tu l’as jugée « dans l’erreur ».
Tu m’as condamné à l’exil loin de toi. Ce que je dis qui est vrai n’est pas vérité pour toi. Tu m’exclus, mais tu ne t’en rends pas compte. Cette mesure là, avec ce ressenti qui est le mien, tu ne peux pas le mesurer.
Cet homme est un blasphémateur a-t-on dit de Jésus.
Combien c’est douloureux.
Tu dois prendre la mesure, le poids de cette situation. C'est comme lorsque une femme vient annoncer qu'elle a vu le Maître ressuscité et qu'on la prend pour folle ou illuminée.
Je me suis pris un coup. Car ce que je dis est vrai. Il est la Vérité.
C’est ce que j’ai voulu, tenté de te faire comprendre. Car nous parlons de Vérité, car nous aimons la Vérité, car nous marchons en Lui.

Thomas a douté, et c’est bien légitime, puisque nous sommes libres. Mais le Maître n’a pas tellement apprécié : « Cesse d’être incrédule, deviens croyant ! »

Et si ce que Claude t’a dit de ce qu’il a entendu est vrai. Et si Jésus me parle en vérité. Alors, lorsque tu fais obstacle par ta saine vision, ne fais-tu pas obstacle à l’avancée d’un nouveau projet, d’une nouvelle doctrine, de quelque chose qui va plus loin et nous dépasse tous ?

Peut-être que non. Peut-être que oui. Dieu sait.

Ce matin, j'ai relu quelques mots sur la Bible : "Chacun selon la grâce reçue, mettez-vous au service les uns des autres, comme de bons intendants d'une multiple grâce de Dieu. Si quelqu'un parle, que ce soit comme les paroles de Dieu;..." (1Pierre4,10)

Catherine, tu ne peux ni ne dois mettre de limites à tout ce qui est possible en Dieu.

Lorsque je dis qu'il faut sortir de la barque et marcher sur l'eau, c'est bien qu'il faut par moment se quitter soi-même et faire taire l'esprit, car il est lourd, appesanti et charnel, trop souvent.

Pendant l'oraison, mon Seigneur s'est adressé à moi en ces termes :

"La liberté pour ceux qui aiment. Aime et fais ce que tu veux. C'est ce qu'explique assez bien Michaël dans ce texte, "mettre l'amour au dessus des règles". Les règles sont comme rendues caduques là où règne l'amour, le véritable amour, et ton amour est vrai. Tu es un hors la Loi dans le sens : « en dehors, au-delà, là où il n'y a pas de lois », car l'amour est la seule loi qui soit."

Lorsque j’échange à nouveau avec les hommes, je ne les comprends plus le plus souvent ; je suis en décalage. A de nombreuses reprises, tu m’as accusé d’interpréter tes propos, et je suis sûr que tu as raison, et je n’en ai même pas conscience. Je n’ai plus que ça pour voyager, je n’ai plus que ce Claude. Et échanger devient trop difficile. Je me sens à la traîne et dépassé. Je l’ai dit, je n’ai pas de culture. Je ne suis bien qu’en Lui.

Sois donc bénie. Et cette fois, c’est pour de bon que je te dis à Dieu, car je t’aime.

Claude

Tu es une belle personne. Ne change pas. Mais sois !

Portrait de Cat-modératrice

Cher Claude,

Nous revoilà donc au même point de cette discussion.

Concernant certaines de vos révélations, je pense que vous vous trompez. Vous-même pensez que je me trompe en ne croyant pas à vos révélations. Pourtant, je ne vous accuse pas de me juger parce que vous pensez que je me trompe.

Dans une discussion théologique où deux personnes ont un point de vue différent, chacun pense normalement que l'autre se trompe. Toute discussion théologique est-elle donc une œuvre de jugement de l'autre, de condamnation de l'autre ? Discuter est-il systématiquement un péché parce qu'en pensant que l'autre se trompe, on le juge ? Ou êtes-vous le seul dont on n'a pas le droit de penser qu'il se trompe, sous peine d'être accusé de toutes sortes de mauvais sentiments ?

« Tu m’as condamné à l’exil loin de toi. » « Tu m'exclus » Je n'ai pas voulu que vous soyez loin de moi. J'aurais voulu pouvoir discuter de ces sujets avec vous sans que vous m'accusiez sans cesse. C'est vous qui m'attribuez des péchés, je vous attribue seulement des erreurs. Même quand nous avions cessé d'échanger nous n'étions pas loin l'un de l'autre, puisque je priais pour vous et vous priiez pour moi.

« Thomas a douté, et c’est bien légitime, puisque nous sommes libres. Mais le Maître n’a pas tellement apprécié : « Cesse d’être incrédule, deviens croyant ! » »
Comparez-vous la foi en vos révélations à la foi en la Résurrection du Christ, qui est le fondement de notre foi, que Jésus lui-même avait annoncée à ses apôtres ?

« Et si ce que Claude t’a dit de ce qu’il a entendu est vrai. Et si Jésus me parle en vérité. Alors, lorsque tu fais obstacle par ta saine vision, ne fais-tu pas obstacle à l’avancée d’un nouveau projet, d’une nouvelle doctrine, de quelque chose qui va plus loin et nous dépasse tous ? »
Vous dites que vous adhérez à l'enseignement de l'Église catholique. L'Église catholique dit qu'il n'y a qu'une seule Révélation publique nécessaire à notre salut. Il y a des révélations privées, qui peuvent nous aider à mieux vivre la révélation publique à certaines périodes de notre histoire. Mais ces révélations privées ne sont jamais essentielles ni obligatoires. Même celles qui sont reconnues par l'Église, l'Église nous dit que nous n'avons aucune obligation d'y croire, que ce n'est pas gênant, ni pour notre salut ni pour le salut de nos frères. Les révélations que vous avez reçues ont-elles un statut différent ?

Jésus vous a parlé de liberté. Il ne vous a pas dit de condamner ceux qui ne croient pas en vos révélations.

Je suis triste que vous ayez décidé qu'aucune discussion n'étais possible avec vous à moins de faire de vos paroles des paroles d'Évangile.

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