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Est-ce Jésus qui me parle ?

Portrait de Cat-modératrice
Article du blog: 

Petite mise au point concernant les signes de Dieu et les révélations

Temps de lecture estimé : 5 min.

Jésus est notre Dieu. Il est infiniment libre, mais il ne sait utiliser sa liberté que pour notre bien, notre bonheur. Et il n'y a pas d'arbitraire en lui, il ne renie jamais sa propre parole.

Le but de la vie humaine est la communion d'amour avec Dieu et avec les autres êtres humains.

Pour nous conduire vers la réalisation de ce but, Dieu nous parle.

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ;
mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes.
(Hébreux 1, 1-2)

Le Fils, par lequel le Père nous parle désormais, nous communique sa Parole (c'est-à-dire son être) de bien des façons. Il nous parle par sa vie, par les auteurs bibliques, par l'Église qui est son propre Corps, par sa manifestation dans nos vies, par les personnes qu'il met sur notre route, par nos supérieurs hiérarchiques, par nos prêtres, par nos papes, par des inspirations, des motions, pourquoi pas des visions...

Seulement, Jésus n'est pas le seul à nous parler. Comme l'a si bien théorisé saint Ignace de Loyola, notre propre esprit humain (nos humeurs et notre imagination) nous parle, et l'ennemi, le diable, nous parle aussi, si possible en se faisant passer pour un ange de lumière et un esprit de vérité.

Il y a bien des façons de croire que Jésus nous parle, alors que nous nous parlons à nous-mêmes, ou bien que le démon essaie de nous influencer. Par exemple, la Bible elle-même, qui est incontestablement la Parole de Dieu, peut être interprétée en totale opposition avec ce que Dieu a voulu nous dire.

Alors comment s'y retrouver ? Comment y voir clair si Jésus me parle par plusieurs de ces canaux mais de manière contradictoire ?

L'Église catholique nous enseigne que nous devons distinguer la Révélation publique et les révélations privées.

La Révélation publique est complète et définitive. C'est la Parole de Dieu, le Verbe fait chair : Jésus Christ, qui se fait connaître à travers l'Écriture sainte, reçue dans la Tradition, à travers l'interprétation du magistère de l'Église (le magistère de l'Église est l'enseignement officiel des évêques et du pape).

Cette Révélation est complète, mais nous n'avons pas fini de progresser dans sa compréhension. Nous pourrons toujours trouver de meilleures manières, ou des manières plus adaptée à telle époque et telle société, d'en formuler les mystères.

Les révélations privées sont des communications surnaturelles, sous différents modes possibles, de Dieu à certains de ses fidèles, pour les aider et aider leurs frères à vivre plus pleinement leur foi, ou à l'exprimer d'une manière particulière, adaptée à telle ou telle circonstance.

Voici ce que dit le Catéchisme de l'Église Catholique au sujet des révélations privées (n°67) :

Au fil des siècles il y a eu des révélations dites « privées », dont certaines ont été reconnues par l’autorité de l’Église. Elles n’appartiennent cependant pas au dépôt de la foi. Leur rôle n’est pas d’ « améliorer » ou de « compléter » la Révélation définitive du Christ, mais d’aider à en vivre plus pleinement à une certaine époque de l’histoire. Guidé par le Magistère de l’Église, le sens des fidèles sait discerner et accueillir ce qui dans ces révélations constitue un appel authentique du Christ ou de ses saints à l’Église.

La foi chrétienne ne peut pas accepter des « révélations » qui prétendent dépasser ou corriger la Révélation dont le Christ est l’achèvement.

Les nombreux mystiques canonisés qui, dans l'histoire de l'Église, ont été « favorisés » par ce genre de révélations, nous ont donné des critères de discernement sûrs pour savoir quand accueillir une révélation privée.

La Congrégation pour la Doctrine de la foi, instance du magistère de l'Église ayant une très haute autorité, nous confirme ces critères dans les trois documents suivants :
Normes procédurales pour le discernement des apparitions ou révélations présumées 
Normes procédurales pour le discernement des apparitions ou révélations présumées : note préliminaire 
Le message de Fatima
 

Critère de l’obéissance

L’un des critères principaux, pour le discernement de la véracité des révélations privées, est celui de l’obéissance : l’obéissance de la personne qui apparaît dans la vision ou qui parle dans la révélation (Dieu, un saint…), comme l’obéissance de celui qui reçoit cette révélation.
 

- Obéissance à la révélation publique

Jamais Dieu ne donnera en privé une révélation qui ira à l’encontre de ce qu’il nous a dit dans la Révélation publique. Une révélation privée authentique ne peut donc jamais être en contradiction avec les Écritures ni avec leur interprétation par le Magistère de l’Église catholique. Une révélation n’ira jamais à l’encontre d’un dogme.
 

- Obéissance à l’autorité de l’Église

Une révélation authentique ne demandera jamais à celui à qui elle s’adresse de commettre un acte de désobéissance envers ce que l’Église catholique demande à ses membres.
 

- Obéissance au supérieur direct

De nombreux saints mystiques nous ont donné l’exemple de l’obéissance envers leurs responsables directs, supérieurs religieux, évêques. Il est souvent arrivé que des révélations transmettent des demandes de Dieu à des saints, que leurs supérieurs n’ont pas voulu suivre. Dans ces cas-là, Dieu qui leur parlait leur a toujours dit d’obéir à leur supérieur, et de patienter jusqu’à ce que leur supérieur devienne réceptif, par la grâce de Dieu. 
 

- Obéissance au directeur spirituel

Saint Ignace de Loyola nous explique combien la frontière est fine entre une vraie inspiration, une inspiration du diable ou de notre propre imagination. Le mystique qui se fierait à son seul discernement, pour être sûr que c’est Dieu qui lui parle, serait bien présomptueux. Celui-ci se croirait donc meilleur spécialiste de l’Esprit Saint que sainte Thérèse d’Avila ou sainte Gertrude d’Helfta !

Il est bon pour tout chrétien d’avoir un accompagnateur spirituel, mais pour celui qui reçoit des messages divins, c’est indispensable. Tous les grands mystiques ont montré l’exemple de l’obéissance à leur directeur spirituel en toutes les démarches que celui-ci faisait pour éprouver la véracité de leurs révélations.

Si quelqu’un est trop attaché à une révélation pour accepter qu’un directeur spirituel la mette à l’épreuve, par exemple en lui demandant de faire, pendant un temps, autre chose que ce que préconise la voix ou la vision, en lui demandant de ne pas répondre quand elle lui parle, etc., celui qui n’est pas prêt à accepter cette mise à l’épreuve, est bien loin d’avoir le détachement que Dieu demande habituellement à ceux qu’il favorise de telles révélations.

Toutes les fois où des mystiques, ayant reçu des révélations, ont obéi à leur directeur spirituel, qui leur demandait de ne pas adresser la parole à Jésus lors d'une apparition ou révélation, ceux-ci ont toujours reçu des félicitations de la part de Celui-ci, pour leur obéissance.
 

Le critère de la liberté

On ne peut pas soupçonne saint Jean de la Croix de scepticisme, étant donnés tous les phénomènes spirituels qu'il avait lui-même expérimentés, et ceux que lui avait confiés sainte Thérèse d'Avila. Pourtant, il attire l'attention sur les dangers de l'attachement aux visions ou autres révélations surnaturelles privé

Il nous enseigne que si ces révélations, qu'elles soient vraies ou fausses, nous détournent de l'attachement au seul Seigneur Jésus Christ, et de la foi en la seule Révélation publique, alors ces révélations, mêmes authentiques, sont néfastes pour notre vie spirituelle, et nous éloignent de Jésus plus qu'elle ne nous en rapprochent.

Dans La montée du Carmel, il cite saint Pierre lui-même, qui refuse d'attacher de l'importance à la vision reçue au Mont Thabor (Transfiguration) :

Encore que saint Pierre fût si certain de la vision de gloire qu'il vit en la transfiguration du Christ - après l'avoir racontée aux fidèles en sa deuxième Épître canonique - il ne voulut pas qu'ils la prissent comme principal et ferme témoignage, mais les acheminant à la foi, il dit : Nous avons un témoignage plus sûr (que cette vision du Thabor) dans les dires et paroles des prophètes qui témoignent du Christ, auxquels vous faites bien de vous arrêter comme à la lampe qui éclaire en un lieu obscur (2P 1,19). Si nous considérons cette comparaison, nous y trouverons la doctrine que nous enseignons. Car, dire que nous regardions la foi annoncée par les prophètes comme la chandelle qui luit en ténèbres, c'est nous avertir de demeurer en obscurité, les yeux clos à toutes ces autres lumières, et qu'en cette ténèbre, seule la foi - laquelle aussi est obscure - soit la lumière où nous nous appuyions. 
 

Normalement, une révélation, une apparition, une inspiration, un signe de Dieu, ne devrait jamais être l'élément sur lequel nous nous appuyons pour prendre une décision.

Ces signes de Dieu peuvent être le déclencheur d'une prise de conscience et ils peuvent être des encouragements à persévérer dans une certaine direction, mais il faut que d'autres éléments majeurs nous poussent à aller dans cette direction.

Jamais Dieu ne nous inspirera d'agir en dépit du bon sens (agir avec audace n'est pas agir en dépit du bon sens). Jamais Dieu ne nous révélera notre vocation à travers une vision : quelque chose d'aussi fondamental doit être reçu de l'intérieur.

Sainte Teresa de Calcutta avait été informée, par la voix de Jésus, de son désir qu'elle fonde les Missionnaires de la Charité. Mais ce n'est pas à cause de ces révélations que l'évêque a fini par lui donner l'autorisation. C'est du fait du sérieux et de la profondeur de la vie spirituelle de Mère Teresa, de sa capacité naturelle à diriger, à faire face aux difficultés avec courage et sagesse. C'est parce qu'elle a proposé un projet qui tenait la route, répondant à un besoin réel, auquel ne répondaient pas les communautés déjà existantes. C'est aussi parce que plusieurs jeunes femmes étaient déjà candidates pour cette aventure.

Mère Teresa elle-même disait que peu lui importaient ces voix : elle garderait le même désir de fonder cette communauté, pour consoler le cœur de Jésus de la détresse des pauvres abandonnés, si les voix s'avéraient fausses. Et si l'évêque refusait définitivement, elle en concluerait que Dieu ne voulait pas cette fondation.

Par ailleurs, alors que Jésus lui avait indiqué le lieu qu'il souhaitait pour le noviciat, Mère Teresa avait transmis cette demande à l'évêque, tout en lui disant que s'il n'était pas possible d'avoir le Saint-Sacrement à cet endroit, elle aimerait qu'il lui en donne un autre.
 

Attention aux mélanges !

Souvent, Dieu nous parle vraiment, d'une manière ou d'une autre, et nous nous empressons de compléter ce qu'il nous dit : d'en tirer des conclusions bien humaines.

Si Dieu dit à une jeune femme : « Va à Paris dans la Chapelle de la Médaille Miraculeuse de la rue du Bac », cela veut dire qu'il lui demande de faire un pèlerinage. Quant à savoir s'il veut qu'elle devienne Fille de la Charité, c'est dans son cœur à elle, dans ses désirs profonds, qu'elle trouvera la réponse, pas dans cette parole.

Combien de chrétiens prennent des décisions précipitées en s'appuyant sur ce qu'ils interprètent comme un signe, ou en tirant des conclusions injustifiées d'un vrai signe !

Le jour où sainte Jeanne de Chantal fonda la Visitation avec saint François de Sales, elle lui demanda ce qu'ils fairaient s'ils n'arrivaient pas à surmonter tel obstacle. Il lui répondit : « Ce ne serait pas grave, cela voudrait juste dire que Dieu voulait que nous fondions la Visitation pour un seul jour. » Mais nous refusons souvent d'accepter que Dieu ne nous montre la direction que pour aujourd'hui.

Les apôtres l'ont expérimenté, eux qui avaient bien reconnu que Dieu leur parlait. Mais quand Celui qui leur parlait est mort sur la Croix, la plupart d'entre eux en ont déduit qu'ils avaient fait une erreur de discernement en écoutant sa Voix. Pour eux, avoir le Messie parmi eux impliquait forcément, logiquement, que Dieu veuille enfin leur donner la victoire contre leurs ennemis terrestre, comme Il le faisait dans l'Ancien Testament.

Ainsi, les Normes procédurales pour le discernement des apparitions et révélations présumées envisagent la possibilité qu'une erreur doctrinale dans une apparition, ou autre révélation, puisse être due à un ajout inconscient de l'imagination, et non à une révélation entièrement fausse. Dans la liste des critères négatifs indiquant la fausseté d'une révélation, ils précisent :

b. Erreurs doctrinales attribuées à Dieu lui-même, à la Bienheureuse Vierge Marie ou à un saint dans leurs manifestations, compte tenu toutefois de la possibilité que le sujet ait ajouté – même inconsciemment – des éléments purement humains, voire quelque erreur d’ordre naturel, à une révélation vraiment surnaturelle (cf. saint Ignace, Exercices, n°336).

 

Pour conclure, citons saint Paul :

N'éteignez pas l'Esprit,  ne dépréciez pas les dons de prophétie, mais vérifiez tout : ce qui est bon, retenez-le. (1Th 5, 19-21)

 

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Commentaires

Portrait de Cat-modératrice

Donc oui, pour vous, penser que quelqu'un se trompe c'est le juger.

Mais c'est vous qui êtes intolérant, vous ne me permettez pas d'avoir des convictions.

Mes propos auraient été des jugements si, par exemple, j'avais dit que vous nous mentiez, ou si j'avais dit que vous étiez en état de péché mortel.
Mais je n'ai jamais exprimé de jugement sur vous, j'ai uniquement rappelé quel est l'enseignement de l'Église catholique, et j'ai dit à quels moments vos affirmations étaient en opposition avec la position de l'Église. Je n'ai pas caché que sur certains points j'étais certaine que vous vous trompiez. Cela ne s'appelle pas juger une personne, cela s'appelle avoir un désaccord doctrinal, avoir des idées différentes. Ai-je le droit ?

Vous me reprochez de penser que vous avez besoin d'être aidé. Je pense que chaque chrétien a besoin d'être aidé par les autres membres du Corps, est-ce donc que je juge chaque chrétien ? Vous me dites que vous n'êtes pas formé, vous me dites que vous n'avez trouvé personne qui soit à votre écoute pour vous accompagner spirituellement, vous me dites que vous êtes très isolé, que vous n'avez pas d'amis. Pour ces raisons-là, et parce que sainte Thérèse dAvilla a dit qu'il est très important pour un mystique d'être accompagné par une personne bien formée en théologie, je pense donc que vous avez besoin d'aide d'autres membres du Corps du Christ. Comme chacun.

Si vous vous sentez condamné pour les seules raisons que je pense différemment de vous et que je pense que vous auriez besoin d'aide comme tout chrétien, alors je préfère en rester là de ces échanges qui ne semblent pas vous être utiles.

Un dernier commentaire ?
Vous renoncez déjà ?
Seriez-vous agacée, ébranlée, par un homme qui refuse de comprendre, qui s’obstine dans ses convictions ?
Cet homme est-il un frère en Christ ?
Ou bien, est-il blasphémateur, assez pour que vous le poussiez vers la sortie ?
Ne baissez pas les bras, pas si vite.
Ce n’est là qu’un échange avec des visions divergentes d’une même Vérité. Chacun voit de là où il se trouve.
Vous dites que vous avez besoin d’aide, comme tous les chrétien. Et bien sûr, vous êtes certainement arrivée à un stade de réflexion, d’analyse, qui vous permet peut-être de penser que vous ne recevrez jamais une aide qui vous viendrait de moi.
Je m’amuse. Un brin de dérision.
Vous êtes ma sœur en Christ. Mais pas seulement.
Christ ne me demande pas de vous aimer pour Le contenter Lui, mais avant tout, pour vous contenter vous. Aussi, si je vous ai suffisamment agacée pour que vous décidiez de mettre un terme à cet échange, acceptez mes excuses.
Je suis provocateur, et je pense que je peux, plus ou moins consciemment, inciter quelqu’un à sortir de ses gonds.
Cela a parfois du bon. En tous cas, je l’espère. Se remettre en question.
Un bon Samaritain n’abandonne pas si tôt.
Reprenez du courage.
Sans quoi, je serai tenu de vous laisser en paix.
Je vous embrasse et vous bénis en Christ.
Claude
N’oubliez pas, la Vie est Belle, car Il est Beau.

Portrait de Cat-modératrice

Une fois de plus, vous me prêtez des intentions qui n'ont rien à voir avec mes propos.

J'ai dis qu'il valait mieux cesser ces échanges si vous vous sentez condamné par le seul fait que je ne sois pas d'accord avec vous, que je pense que vous vous trompez et que je pense que vous avez besoin d'aide comme tout chrétien.

Dans ces conditions, les échanges n'ont rien de constructif. Vous revenez sans cesse sur ces supposés jugement, au lieu de répondre à ce que j'écris. Lorsque cela dure autant, c'est que c'est stérile.

Ne plus vouloir échanger, ce n'est pas vous rejeter vous. Mais ces débats sont manifestements inutiles.

Juste un petit commentaire pour Claude dont j'ai découvert les propos sur l'article concernant la masturbation et que j'ai suivi jusqu'ici tant ses écrits sont d'une vérité renversante. J'attendais le moment de la rupture avec "Cat la gardienne du temple" et il est fatalement arrivé et c'est dans cette rupture que tout s'explique de la relation entre Claude et "l'Eglise institutionnalisée"( pas l'Eglise universelle ou "assemblée de tous les appelés"). Les écrits de Claude illustrent parfaitement ce que le pape Benoît XI avait déclaré un jour : "il faut mettre l'amour au-dessus de toutes les règles". Et si il l'a dit c'est que l'Eglise a le plus de mal à le faire elle qui met sans cesse (par immaturité spirituelle et aussi, il faut bien le dire, "névrose institutionnelle") les règles au-dessus de tout. Et voilà pourquoi tout s'arrête ici alors que ce que nous dit Claude est tellement essentiel, et rare aussi de nos jours, que c'est là que tout devrait commencer. Il est véritablement habité par le Christ et c'est saisissant de voir ce qu'"Il fait de son âme" et ainsi de la véritable science dont il témoigne et que peu de théologiens approchent. Voila pourquoi je commente, pour lui dire qu'il est dans la vérité et que lui, le "paria pas bon catholique qui se masturbe 6 fois pas jour et communie sans se confesser" est justement dans la vérité de cet amour qui s'affranchit de toutes les règles et que c'est pour ca qu'il ne peut pas être accueilli dans l'église d'aujourd'hui (la démission de Cat est l'illustration de la "démission" de l'Eglise et de sa fermeture). Merci Claude de cet enseignement très précieux, et oui, le Christ parle à travers vous. Je sais que vous n'avez pas besoin d'encouragements mais je connais que trop l'autisme de l'institution et les ravages que cela peut faire sur les personnes isolées. Aujourd'hui (plus qu'avant) une personne avancée dans la vérité de l'expérience de l'Amour et de la sainteté est toujours plus seule et c'est pour cela que je comprends votre isolement toujours plus grand. Merci pour votre merveilleux témoignage et n'ayez pas peur de continuer à vous exprimez, vous le "délirant mystique" partout ou vous en aurez l'occasion pour notre plus grande édification.

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Michaël,

Pouvez-vous précisez ce que vous entendez par "Cat la gardienne du temple" ?

Vous parlez de ma démission, mais si j’ai refusé de continuer à échanger avec Claude, ce n’est pas à cause de la teneur de ses propos, mais parce qu’il prenait toutes mes réponses pour des jugements ou des condamnations. Dans ce cas-là, il ne s’agissait plus d’un échange de points de vue, mais d’une personne qui se défend contre des persécuteurs. Alors l’échange ne sert à rien !

Quand je discutais sur ses idées, il ne répondait la plupart du temps pas à mes arguments, mais se défendait contre l’attitude de jugement qu’il m’attribuait. Ce n’était pas une discussion ! Peut-être vous aussi pensez-vous que je condamnais Claude, puisque vous dite qu’il était traité en paria. Dans ce cas, je vous dirai aussi que c’est vous qui me jugez.

En ce qui concerne le rapport entre l’amour et les règles, nous pouvons en discuter à nouveau si vous le souhaitez. À condition que nous soyons dans des échanges d’écoute, et non une attitude d’accusation.

Merci Michaël 2.

Ton courrier m'a surpris.

Cela fait si longtemps que je n'étais plus le "bienvenu" parmi mes frères chrétiens, sur ce site.
Merci pour tes mots.
J'aurai besoin de les relire.
Et bien sûr, bonjour à Cat-modératrice.
La vie est belle, grâce à Dieu.
Il y a bien sûr des moments difficiles, mais j'apprends tellement à Ses Côtés, pour ne pas dire, en Son Cœur, sous Son Ombre.
Je comprends tout à fait le rejet de Cat concernant mes propos, puisqu'ils sont si souvent extrêmes, pour ne pas dire, inacceptables.
Mais le Seigneur peut tout.
Il aime les hommes chauds ou froids, et je ne suis pas tiède. C'est Lui qui m'a créé. Il me connaît, et Il Se laisse connaître. C'est Splendide.
Grâce à Lui, j'aime Ses enfants, les hommes.
Et encore merci...

Claude

Portrait de Cat-modératrice

Bonjour Claude, 
 
Vous parlez de rejet, mais je n'étais simplement pas d'accord avec vous, et ce site a été créé pour pouvoir échanger sur tous ces sujets, en étant d'accord entre nous ou non. 
 
J'ai refusé de continuer à discuter théologie avec vous, car c'est pour moi impossible si toutes les fois où je ne partage pas votre point de vue vous considérez que je vous juge et que je vous condamne. 
 
De plus, la discussion est impossible si toutes les fois où je vous pose une question à laquelle vous n'avez pas de réponse, vous réagissez en m'accusant de vous juger ou de vouloir polémiquer.
 
Si vous ne vous sentez respecté que par ceux qui croient en vos révélations, je pense effectivement que les échanges que nous pouvons avoir ne peuvent que vous blesser. 
 
Je ne peux pas parler théologie avec vous si mes écrits sont des coups pour vous. Ce n'est pas pour cela que j'ai créé ce site. Cela ne m'intéresse pas de passer des heures à rédiger des réponses, pensant être dans l'échange théologique, alors que toute personne ne croyant pas à vos révélations est à vos yeux un accusateur.
 
Si vous souhaitez répondre à ce commentaire, je vous demanderai soit de le faire en privé, en cliquant ici, soit de créer un nouveau contenu, par exemple dans la rubrique révolte : « Je me sens jugé par la modératrice de ce site », ou bien « je ne suis pas le bienvenu sur ce site ». Si vous le faites, je vous publierai et vous répondrai.
 
Je ne vous chasse pas de ce site. C'est juste que je refuse de discuter théologie ou spiritualité avec vous tant que vous considérerez la contradiction comme de la persécution. Mais vous pouvez publier sur autre chose, y compris sur mon refus de continuer ces discussions.

Je n'ai rien à ajouter si ce n'est :
Soyez bénie, et que la paix du Seigneur Jésus Christ soit toujours avec vous.
A Dieu
Puisqu'en Lui, nous nous retrouverons et Nous serons Un, ou nous ne serons pas.
Claude

Portrait de Cat-modératrice

Je prie aussi pour vous, et je regrette vraiment de ne pas savoir vous répondre autrement que d'une manière qui vous fasse vous sentir rejeté.

Bonjour à tous deux,

Pour commencer, je dirais simplement que je suis heureux d'avoir commenté, essentiellement pour débloquer la situation et permettre aux échanges de continuer. Parce que la voix de Claude doit être entendue. Si j'ai utilisé pour Cat l'expression "gardienne du temple" c'est parce que, et je pense que c'est assez difficile pour vous de l'entendre, que vous tentez à tout instant de mettre les échanges à l'épreuve d'une catholicité irréprochable, celle qui s'exprime dans sa doctrine et qui est on ne peut plus pointilleuses au point d'apparaître pour beaucoup comme une "prison de l'âme". Ce qui se passe dans votre échange avec Claude c'est bien cela, une difficulté à l'accueillir dans sa parole pour ce qu'elle est, sans la remettre en permanence dans des "grilles de lecture" et c'est pour ca qu'il se sent rejeté, ou incompris. Mais en fait non écouté. Hors c'est sur ce point précis que tout se joue, celui de l'écoute et de l'accueil de l'autre. Et c'est parce que dans l'Eglise peu sont en capacité, malgré toutes les meilleures intentions du monde, d'entrer dans cette écoute qui demande de s'effacer complètement et d'oublier tous ses repères, que bon nombre de personnes s'en vont. N'oublions pas que de nos jours, à peine 5% de personnes se disant catholiques vont à la messe, ce qui veut dire en sens inverse que 95% des baptisés se sont détournés de l'Eglise. Je ne sais pas si on mesure bien la situation, 95% ca veut dire pratiquement 100%! Et bien qu'il n'y ait donc plus personne l'Eglise continue comme si de rien était, a présenter au final le même visage d'autorité qui fait fuir tout le monde. Elle doit donc s'ouvrir et "s'oublier" si elle veut vivre véritablement l'idéal évangélique. "Sortir" pour reprendre les mots de François et entrer dans les trois mots clefs qu'il a donné " dialogue, frontières et discernement". Hors l'Eglise ne sort pas. Il est d'ailleurs symptomatique qu'elle est transformé le mot de frontières en "périphérique" (aller vers les chrétiens de la périphérie comme elle dit et qui suppose toujours une centralité). Claude est un cas assez particulier, parce qu'il est à la fois dehors et terriblement dedans! On pourrait dire qu'il est le "prophète qui n'est pas accueilli dans son pays" (et n'oublions pas sur ce point que tout chrétien, par son baptême, est prêtre, prophète et roi" et je crains que peu de baptisés ne me mesurent véritablement les perspectives théologiques immenses que cela ouvre) Claude nous dit donc qu'il n'est pas "reçu" ce que je comprends parce que trop dérangeant. Le seul et immense problème c'est que la foi chrétienne ne repose que sur une seule réalité, celle qui nous amène à voir en chacun le visage du Christ. Ne pas accueillir Claude est un péché, tout simplement (et même mortel puisqu'il exclue). Bien sûr chacun dira qu'il a tout fait pour l'accueillir mais que comme il ne peut se mouler dans les règles alors il n'est pas possible d'aller plus loin. Et il n'est ainsi pas le "bienvenu parmi ses frères" comme il le dit. C'est parce que je le comprends très intimement que je lui ai dit, si, moi, je te souhaite la bienvenue et je suis ravi de te lire, parce que tu m'inspires par ta grande liberté et la vérité de ton expérience. Cat nous a parlé de Thérèse d'Avila qui aurait dit qu'elle préférait "avoir affaire un théologien plutôt qu'à un saint" (enfin c'est en gros ce que j'ai compris) et je trouve ca assez terrible. Le saint, contrairement au théologien (engin il y a eu des "saints théologiens") est celui qui une expérience directe de Dieu. Et tout chrétien, comme le dit Claude, est un théologien. Le visage autoritaire de l'Eglise a fait long feu, il se maintient structurellement mais, comme l'a dit récemment Benoit XVI, l'Eglise est un vaisseau qui prend l'eau de toute part. Elle doit donc urgemment sortir et si elle ne sort pas, que les chrétiens fassent Eglise en dehors, comme c'est déjà assez largement le cas. Je crains que le mode de fonctionnement de l'Eglise fait qu'il lui est impossible de se "réformer" en ce sens et qu'ainsi elle va effectivement disparaitre, pour renaitre à une autre dimension. Elle est dans une crise très profonde.
"Dieu est amour", nous dit saint Jean, aussi sans doute qu'il serait préférable de nos jours de commencer à par "chercher l'amour" et ce qui implique de tenter de comprendre à quoi ce mot même d'amour renvoie. Qu'est ce que l'amour? voilà la question de base et qui pourrait ouvrir une nouvelle rubrique, parce que l'on parle beaucoup de ce mot sans pour autant l'interroger et encore moins le vivre. Voilà ce que je dirais pour conclure (et pour ne pas être trop long) "Claude nous met à l'épreuve de l'amour". Et c'est cette épreuve que nous devons relever. Votre échange à permis de mettre en lumière ce point vital et c'est pour ca que j'ai estimé que c'était là que tout commençait.
Meilleures salutations!

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