Aller directement à la navigation

Après la mort: fin de toute vie ou plénitude de vie?

Portrait de Filippo-modérateur
Article du blog: 

Temps de lecture estimé : 4 min

Dans le sondage « Que pensez-vous qu'il y ait après la mort ? », plus de 50% des votes sont en faveur d’un bonheur qui attend ceux qui font le grand passage, sans condition ou sous certaines conditions. Très peu disent ne pas savoir ou disent que c’est le néant.

Même dans nos pays occidentaux où l’athéisme pratique est la norme, l’espérance d’un bonheur après la mort n’a pas disparu.

Jésus nous révèle que la vie se poursuit après la mort physique. Deux états sont possibles, pas plus, pas moins : l’état « paradis » et l’état « enfer ».

Seul l’état « paradis » peut être qualifié de « vie après la vie ». Dans l’apocalypse, l’état « enfer » est très justement qualifié de « seconde mort ».

Écartons de notre propos l’état « purgatoire », spécifique et transitoire. C’est comme une antichambre de 10 m2 avant d’entrer dans le château de Versailles. Peut-être sera-t-il étudié dans un autre article.

Nous choisissons habituellement, consciemment ou non, l’un des deux états stables au long de notre vie sur cette terre. Heureusement, la conversion est toujours possible dans ce temps, comme le montre celle du criminel crucifié avec Jésus. Conversion veut dire au sens strict « aller contre », c’est-à-dire prendre le chemin inverse de celui qu’on prenait avant. Si je vis uniquement pour faire mon « bonheur » aux dépens des autres, je suis déjà dans cet état « enfer », cet état de mort. Si je me convertis, je reviens à la vie, l’état « paradis » coule déjà en moi. Cela peut survenir même une seconde avant ma mort physique.

I. L'état « paradis »

Lors de l’arrêt des fonctions corporelles, celui qui s’est déjà laissé saisir par Dieu pendant sa vie terrestre est comme aspiré par Dieu dans une étreinte ultime, pour entrer dans sa Vie. Thérèse de Lisieux disait : « Non je ne meure pas, j’entre dans la vie. ». Pour les chrétiens qui ont une vraie soif de Dieu, ce moment est celui qu’ils attendent toute leur vie. De tout leur cœur, ils redisent les derniers mots du livre de l’Apocalypse : « Amen, oui, viens Seigneur Jésus ! »

Dans l’état « paradis », Dieu est « tout en tous ». Celui qui est l’Infini se donne totalement à tout notre être, tout ce que nous sommes, il ressaisit toute notre vie terrestre pour l'illuminer de sa beauté. Rien de notre être n’échappe à cette intensité divine. Nous sommes plongés dans un brasier ardent, et nous nous consumons sans brûler, dans la joie de partager la vie de Celui qui est Vie. Ce lieu, comme nous le voyons dans le livre de l’Apocalypse, est un lieu de louange éternel. Tous les êtres, anges et saints, célèbrent la gloire de Dieu dans un chant continuel, ils se réjouissent ensemble d’être plongés dans cette gloire. Le mot « bonheur » est infiniment trop faible pour qualifier ce que ressentent ceux que Dieu accueille. Cette plénitude dépasse toute joie que nous pourrions avoir vécue ou même imaginée au cours de notre passage sur la terre.

Cet état « paradis » est comparable à la planète Terre : foisonnante, couverte de vie, se renouvelant sans cesse, livrant ses richesses avec surabondance, brillante de lumière.

II. L’état « enfer »

L’état « enfer » est comparable à un astre mort, comme la Lune, spécialement sa face cachée. C’est l’immobilité totale, tout est noir, il fait extrêmement froid, il n’y a aucune communication entre les éléments présents, rien ne se passe, tout est misère.

Cet état n’est pas tant un lieu de souffrance qu’un lieu figé. Les êtres humains sont toujours « vivants », car Dieu qui leur a donné la vie ne reprend pas ses dons. Mais c’est une « vie sans vie », un néant qui serait presque complet sans ce don initial. Ce don ne produit plus aucun de ses effets. Il ne s’agit pas d’une punition, car les personnes qui sont dans cet état avaient déjà éteint leur cœur pendant leur vie terrestre. Ils sont simplement figés dans cet état de manière absolue. Ils ne veulent pas de la miséricorde de Dieu, tout comme ils n’ont pas fait miséricorde aux autres sur terre, et ne se sont pas repentis au moment du grand passage. Ils gardent la même attitude de fermeture, et cette attitude est complètement volontaire.

 

Alors c’est à nous de décider chaque jour, à chaque parole, acte, décision, de suivre la voie de Dieu ou non. Sa miséricorde est toujours là pour nous pardonner si nous regrettons sincèrement nos actes mauvais, si graves soient-ils.

Dieu nous dit et nous redit à chaque instant de notre vie : « Vois ! Je mets devant la vie et la mort, le bonheur et le malheur. Choisis donc la vie ! »

Dieu attend notre passage, ce moment ultime où il pourra enfin déchirer le voile et nous serrer sur son cœur.

 
 
Les élus s'aidant à monter vers Dieu (Jugement dernier, Sixtine, Michel-Ange, 1541)
Évaluez cet article: 
Moyenne : 4 (2 votes)

Commentaires

Quelle espérance !

 

Ajouter un commentaire



Dr. Radut Consulting